Rapports du ministère

Rapport de 2003 du médecin hygiéniste en chef de l'Ontario
Infections transmissibles par le sang


Novembre 2003

Introduction

L'une des plus grandes victoires médicales de ce siècle au Canada a été la réduction radicale des maladies infectieuses. Bon nombre d'Ontariens et d'Ontariennes n'auront jamais vécu l'expérience accablante de voir un membre de leur famille terrassé par la polio ou la rougeole. La plupart des Ontariens et des Ontariennes ne connaissent comme maladie infectieuse que ces infections des voies respiratoires supérieures qui causent le rhume de cerveau.

Dans les régions comme l'Ontario, la réduction des maladies infectieuses est due en partie à l'amélioration des conditions de vie, et notamment des systèmes de distribution d'eau et des installations sanitaires. Cependant, à mesure que baisse le nombre d'infections transmises dans ces conditions de promiscuité insalubre, une plus grande proportion des cas de maladies infectieuses est forcément liée aux infections transmissibles par le sang (ITS).

Aux fins de ce rapport, on entend par ITS les organismes microbiens (virus, bactéries et parasites) qui se transmettent de personne à personne par le sang ou les produits sanguins. Les êtres humains peuvent être exposés aux ITS en raison de leurs comportements (en particulier de leurs pratiques sexuelles et de leur usage de drogues), à la suite d'une blessure (p. ex. blessures avec aiguille des travailleurs de la santé), in utero ou à la naissance, après avoir été piqué par un insecte (dans le cas des infections à transmission vectorielle) ou encore après avoir reçu du sang ou des produits sanguins dans le cadre d'un traitement médical.

Comme pour toutes les conditions médicales, il existe certains facteurs de risque pour les ITS. Tout comme les fumeurs courent un risque accru de maladie du coeur par rapport aux nonfumeurs, les personnes qui se livrent à certains comportements risquent davantage d'attraper une ITS. Toutefois, étant donné que les ITS sont transmissibles, que les personnes infectées n'en sont pas forcément conscientes et peuvent donc transmettre ces infections involontairement et que tous les Ontariens et Ontariennes peuvent avoir des proches exposés aux ITS, elles nous concernent tous.

Il peut être tentant d'imaginer que de protéger les gens contre les ITS transmises par transfusion sanguine est une toute autre affaire que de les protéger contre la transmission sexuelle. Au contraire : pour réduire les ravages des ITS en Ontario, il faut adopter une approche d'ensemble qui couvre des modes de transmission multiples. Dans le cas de certaines ITS, la plupart des nouvelles infections se produisent au sein de groupes bien définis, par exemple chez les toxicomanes. Puisque la prévention de nouvelles infections protège tout le monde, la santé de tous les Ontariens et Ontariennes sera améliorée par la mise en place de mesures de prévention efficaces, qu'elles ciblent les comportements à haut risque ou la population générale. En d'autres termes, chaque infection évitée signifie une baisse de la prévalence des ITS, ce qui signifie une baisse du nombre des personnes infectées. Cela réduit à son tour le risque épisodique de transmission lors d'une exposition unique, que ce soit lors d'une transfusion sanguine, de la consommation de drogues, d'un contact sexuel ou à la naissance.

Colin O. D'Cunha, MBBS, MHSc, FRCPC
Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

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Rapport
Rapport de 2003 du médecin hygiéniste en chef de l'Ontario :
Infections transmissibles par le sang

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novembre 2003

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