Foire aux questions – virus du papillome humain (VPH)



Comment savoir si vous êtes porteur du VPH?

La plupart des gens qui sont infectés par le VPH ne présentent aucun signe ou symptôme; ils ne savent peut-être même pas qu'ils sont infectés.

L'apparition de verrues génitales est un des signes qui permet de diagnostiquer l'infection par le VPH.

Aucun test courant n'est approuvé pour le dépistage des maladies associées au VPH, sauf le cancer du col de l'utérus.

Le cancer du col de l'utérus peut être diagnostiqué grâce au dépistage de cancer du col de l'utérus (test Pap) (en anglais seulement) annuel et au suivi dans le cas de résultats anormaux. Un test d'ADN du VPH peut être utilisé pour déceler certains types de VPH pouvant causer le cancer.

L'infection par le VPH peut-elle se résorber spontanément?

Dans la plupart des cas, l'infection par le VPH se résorbe spontanément et n'engendre aucun problème de santé. Toutefois, lorsque l'infection par le VPH ne se résorbe pas spontanément, elle peut entraîner des problèmes de santé comme des verrues génitales ou un cancer.

Combien de personnes sont infectées par le VPH?

S'ils ne sont pas immunisés, on estime qu'environ 75 % des Canadiennes et des Canadiens actifs sexuellement contracteront une infection par le VPH à un moment ou à un autre de leur vie.

Peut-on contracter une infection par le VPH sans avoir de relation sexuelle?

Le VPH se transmet généralement pendant les relations sexuelles (y compris les relations orales) marquées par un contact intime de peau à peau avec une personne infectée. L'infection par le VPH peut être transmise sans pénétration. Même les personnes qui ne présentent aucun signe ou symptôme d'infection peuvent transmettre le VPH.

Les garçons peuvent-ils contracter une infection par le VPH?

Oui, ils peuvent être infectés par le VPH, et chez les hommes, l'infection peut entraîner la formation de verrues génitales et de cancers, dont le cancer de l'anus et du pénis. Comme pour les femmes, il est recommandé aux hommes de recevoir le vaccin entre l'âge de 9 et 13 ans, avant de devenir actif sexuellement, puisque c'est à cet âge que les bienfaits seront maximisés.

Haut de page


Le vaccin contre le VPH

Quels sont les ingrédients du vaccin contre le VPH?

Le programme ontarien de vaccination contre le VPH utilise le vaccin Gardasil.

Gardasil® contient des protéines des types 6, 11 et 18 du VPH (produites sur levure), de l'aluminium (sous forme de sulfate d'hydroxyphosphate d'aluminium amorphe, comme adjuvant), du chlorure de sodium, du L-histidine, du polysorbate 80, du borate de sodium et de l'eau pour injection. Gardasil ne contient ni antibiotique ni agent de conservation. Il ne contient pas non plus de mercure ou de thimérosal.

L'aluminium ajouté comme adjuvant favorise l'élimination des bactéries et maximise l'innocuité et l'efficacité du vaccin. Les adjuvants déclenchent une réponse immunitaire plus forte dans l'organisme du patient. En d'autres mots, les adjuvants permettent aux vaccins de mieux fonctionner.

Les sels d'aluminium sont utilisés de façon sécuritaire depuis 1926. Ils entrent dans la composition d'autres vaccins, comme ceux qui préviennent des maladies virales ou bactériennes, dont l'hépatite A et B, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. La quantité d'aluminium pouvant être ajoutée aux vaccins est contrôlée par Santé Canada.

Le vaccin contre le VPH ne transmet pas l'infection par le VPH.

Dans quelle mesure le vaccin contre le VPH est-il efficace?

Le VPH4 (Gardasil), vaccin privilégié du programme ontarien de vaccination contre le VPH financé par le secteur public, protège contre quatre types de VPH : les types 6, 11, 16 et 18. Gardasil a s'est révélé très efficace dans la prévention des types de VPH ciblés pour lesquels le vaccin est indiqué et des problèmes de santé les plus courants qu'ils peuvent causer.

Pendant combien d'années le vaccin protège-t-il contre l'infection?

La durée exacte de la protection offerte par l'injection de deux ou de trois doses de vaccin contre le VPH n'a pas encore été déterminée. Des études sont en cours pour déterminer la durée de la protection offerte par les vaccins et la nécessité d'une vaccination supplémentaire ou d'un rappel pour assurer une protection continue.

Quels sont les effets secondaires du vaccin contre le VPH?

Avant de recevoir un vaccin, vous devriez toujours discuter de ses bienfaits et des risques qui lui sont associés avec votre professionnel de la santé. Gardasil® est généralement bien toléré. Toutefois, comme pour tous les vaccins, il peut provoquer des effets secondaires. Les effets secondaires les plus courants sont bénins. Ils comprennent la douleur au bras et l'enflure ou l'apparition d'une rougeur au point d'injection.

Autres effets secondaires signalés :

Les réactions graves au vaccin contre le VPH sont rares.

Les infirmières de santé publique administrent le vaccin et sont présentes en tout temps dans les cliniques en milieu scolaire. Elles sont formées pour reconnaître et prendre en charge les effets secondaires, y compris les réactions allergiques graves.

Qui ne devrait pas recevoir le vaccin contre le VPH?

Vous ne devriez pas recevoir le vaccin contre le VPH si :

Dans toutes les autres circonstances, y compris si vous êtes enceinte, si vous avez présenté des effets secondaires après avoir reçu une dose de vaccin contre le VPH et si vous êtes malade ou avez de la fièvre le jour du vaccin, consultez le personnel de votre bureau local de santé publique ou un professionnel de la santé.

Haut de page


Innocuité du vaccin contre le VPH

Le vaccin contre le VPH est-il sûr?

Le vaccin contre le VPH est très sûr et très efficace. Il a été rigoureusement testé et évalué avant d'être approuvé par Santé Canada. L'utilisation du vaccin contre le VPH a été approuvée dans plus de 100 pays. Plus de 175 millions de doses ont déjà été distribuées partout dans le monde. La surveillance continue qui est exercée à l'échelle du Canada et du monde révèle toujours que le vaccin contre le VPH est très sûr.

Le vaccin ne peut pas vous transmettre de VPH.

Pour en savoir plus sur l'innocuité des vaccins en Ontario.

Quelles normes de sécurité ont été mises en place pour garantir que le vaccin contre le VPH et les autres vaccins sont sûrs?

L'innocuité des vaccins est une priorité. Chaque nouveau vaccin est soumis au processus rigoureux d'homologation de Santé Canada avant que sa vente soit approuvée et autorisée au Canada.

Des données scientifiques et cliniques satisfaisantes doivent être réunies pour conclure à l'innocuité, à l'efficacité et à la qualité du vaccin. Ces données scientifiques comprennent les résultats d'essais cliniques sur des humains. Gardasil, le vaccin contre le VPH utilisé en Ontario, a été rigoureusement testé pour garantir qu'il répond aux normes d'innocuité, d'efficacité et de qualité de Santé Canada.

Après le lancement du vaccin, l'innocuité, la qualité et l'efficacité de celui-ci continuent de faire l'objet d'une surveillance. Des systèmes ont été mis en place pour surveiller et repérer tout effet indésirable à la suite d'une immunisation (EISI). Un EISI est un effet indésirable ou imprévu que présente une personne après avoir reçu un vaccin et qui peut être causé ou non par le vaccin.

En Ontario, les professionnels de la santé ont l'obligation de déclarer tout EISI à leur bureau de santé publique local. Les bureaux de santé publique étudient les effets indésirables et offrent du soutien aux professionnels qui administrent les vaccins, aux patients et à leur famille.

Santé publique Ontario analyse les EISI déclarés en Ontario pour surveiller l'innocuité des vaccins administrés et participer aux systèmes nationaux et internationaux de surveillance de l'innocuité des vaccins.

L'Agence de la santé publique du Canada est responsable du Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant l'immunisation (SCSESSI), un système de surveillance fédéral-provincial-territorial de l'innocuité des vaccins.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'innocuité des vaccins, la réglementation et le système de déclaration au Canada.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'innocuité des vaccins en Ontario.

Le vaccin contre le VPH est-il soumis à une surveillance continue?

L'Ontario surveille l'innocuité des vaccins en examinant les déclarations d'effets secondaires soumis par les professionnels de la santé ou les parents aux bureaux locaux de santé publique.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'innocuité des vaccins en Ontario.

Haut de page


La vaccination contre le VPH à un jeune âge

Pourquoi le vaccin est-il maintenant offert en 7e année?

Le fait de déplacer la cible du programme de vaccination en milieu scolaire de la 8e à la 7e année (alors que les jeunes ont généralement 12 ou presque 13 ans) est conforme aux recommandations des experts du Comité consultatif national de l'immunisation du Canada. Le Comité recommande en effet de vacciner en priorité les jeunes âgés de 9 à 13 ans, avant les premières relations sexuelles, au moment où les bienfaits du vaccin sont maximisés.

Recevoir le vaccin à un jeune âge, c'est bénéficier d'un investissement dans la santé à long terme.

Les élèves plus âgés peuvent-ils quand même être vaccinés contre le VPH?

Les bienfaits du vaccin contre le VPH sont à leur maximum lorsque la personne le reçoit avant les premières relations sexuelles et donc avant l'exposition au VPH. Ceux qui n'auraient pas pu recevoir le vaccin en 7e année sont toutefois encore admissibles à le recevoir jusqu'à la fin de la 12e année.

Haut de page


Programme ontarien de vaccination contre le VPH

Est-il obligatoire de se faire vacciner contre le VPH pour fréquenter les écoles ontariennes?

La vaccination contre le VPH se fait sur une base volontaire. En vertu de la Loi sur l'immunisation des élèves, le vaccin n'est pas obligatoire pour fréquenter l'école. Il est toutefois fortement recommandé de se protéger contre l'infection par le VPH.

Qui est admissible au vaccin contre le VPH financé par le secteur public?

Depuis le début de l'année scolaire 2016-2017, tous les élèves de 7e année sont admissibles à recevoir le vaccin contre le VPH à la clinique en milieu scolaire. Le vaccin n'était auparavant offert qu'aux filles de 8e année.

Durant l'année scolaire de transition 2016-2017, les filles qui commencent leur 8e année pourront encore recevoir les deux doses de vaccin contre le VPH à la clinique en milieu scolaire. Cette mesure a pour but de garantir qu'elles ne ratent pas leur chance d'être immunisées.

Les élèves de 7e qui n'auraient pas été en mesure de commencer ou d'achever leur série de vaccins contre le VPH durant l'année scolaire 2016-2017 sont admissibles gratuitement à un rattrapage des doses manquées jusqu'à ce qu'ils terminent leur 12e année.

Communiquez avec votre bureau de santé publique local pour obtenir de plus amples renseignements sur l'admissibilité.

Pourquoi les garçons sont-ils maintenant visés par la mesure?

Inclure les garçons dans le programme ontarien de vaccination contre le VPH financé par le secteur public permettra de les protéger contre l'infection par le VPH et les cancers qui sont liés à celle-ci. Il s'agit d'une mesure qui cadre avec les recommandations de groupes d'experts, dont le Comité consultatif national de l'immunisation.

Comment le programme de vaccination contre le VPH est-il administré dans les écoles?

Les bureaux de santé publique planifient et organisent les cliniques de vaccination en milieu scolaire tout au long de l'année scolaire. Le bureau de santé publique travaille de concert avec les écoles pour éviter que ces activités n'entrent en conflit ou ne perturbent le déroulement d'événements importants, comme les examens ou les sorties scolaires. Les cliniques peuvent se tenir le matin ou l'après-midi, durant les heures normales de cours.

Les écoles distribueront des formulaires de consentement fournis par leur bureau local de santé publique. Ces formulaires de consentement contiennent également des renseignements sur le vaccin qui sera administré par le bureau de santé publique.

Les cliniques se tiennent généralement dans un endroit sécuritaire et approprié de l'école, comme le gymnase.

Le vaccin est-il disponible en cabinet médical?

Le vaccin contre le VPH est principalement administré dans les écoles, par des infirmières de santé publique. Dans certaines situations, d'autres professionnels de la santé (p. ex. des médecins ou des infirmières praticiennes) peuvent administrer le vaccin contre le VPH financé par le secteur public après l'avoir obtenu auprès du bureau de santé publique. Communiquez avec votre bureau de santé publique local pour obtenir de plus amples renseignements.

Qu'arrive-t-il si un élève de 7e année manque l'une de ses doses de vaccin contre le VPH?

Une vaccination de rattrapage peut être organisée en communiquant avec le bureau de santé publique local. Les garçons et les filles de 7e année qui n'auraient pas été en mesure de commencer ou d’achever leur série de vaccins contre le VPH durant l'année scolaire 2016-2017 sont admissibles à un rattrapage offert par leur bureau de santé publique des doses manquées jusqu’à ce qu'ils terminent leur 12e année. Communiquez avec votre bureau de santé publique pour en savoir plus.

Haut de page

Pour en savoir plus

Communiquer avec la Ligne Info de ServiceOntario au 1 800 559-4598
À Toronto, faites le 416-314-5518
ATS : 1 800 387-5559. À Toronto, ATS 416-327-4282
Heures d'ouverture : 8 h 30 - 17 h

Les médias peuvent s’adresser à la Direction des communications et de l’information, au 416 314 6197, ou visiter notre Salle de presse.