Salle de presse

Conférence HealthAchieve de l’Association des hôpitaux de l’Ontario.

Discours de l’honorable Deb Matthews, ministre de la Santé et des Soins de longue durée

10 novembre 2011

Bonjour.

Vous êtes vraiment nombreux ici ce matin…

…ce qui m’amène à me demander — qui donc fait fonctionner nos hôpitaux actuellement? Et devrais-je en être préoccupée?

Tom me garantit que les hôpitaux sont entre bonnes mains.

Je désire d’ailleurs remercier Tom pour l’esprit d’initiative dont il fait preuve dans notre système de santé et pour nous accueillir tous encore une fois cette année.

Monsieur le Sénateur Dallaire — quel discours inspirant. C’est un honneur pour moi de partager la scène avec vous. Au nom de toute la population canadienne, je vous remercie d’être le chef de file que vous êtes.

Je désire également féliciter Peter Johnson pour sa nomination à titre de président du conseil d’administration de l’OHA.

Je connais Peter depuis longtemps — nous avons grandi ensemble à London et j’ai hâte de travailler avec lui au cours de la prochaine année.

Il reprend le flambeau de Kevin Smith — Kevin, vous avez accompli un travail formidable à la présidence de l’OHA et fortement contribué à renforcer notre système de santé.

Avant d’aller plus loin, je veux prendre un moment pour souligner le travail de tous ceux qui ont rendu possible cette rencontre des grands esprits.

Des organisateurs aux conférenciers, en passant par le personnel et les bénévoles de la conférence, tous méritent d’être chaleureusement applaudis.

Tous ceux qui ont participé au Salon de l’innovation de cet après-midi méritent aussi nos applaudissements.

J’aime cet événement et j’ai vraiment hâte d’en faire le tour et d’en apprendre encore plus sur vos travaux d’avant-garde.

À tous ceux qui sont présents ici aujourd’hui, merci de vous être déplacés.

Il est important que nous nous réunissions, particulièrement en cette période de changement, pour échanger des idées et réfléchir à l’avenir de notre système de santé.

Je vous remercie donc d’être venus. Merci d’avoir appris comment il est toujours possible de s’améliorer… en travaillant encore plus en collaboration.

Vous me prouvez que vous faites partie de la solution…

… Que, comme moi, vous êtes déterminés à faire partie du changement qui garantira que nous ne prodiguons pas seulement les meilleurs soins qui soient à la population d’aujourd’hui…

… mais que notre précieux système de santé universel sera là pour nos enfants et nos petits-enfants…

… qu’il s’agit d’un cadeau que nous pouvons transmettre à la génération qui nous suit.

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je suis ministre de la Santé et des Soins de longue durée.

Le respect que j’ai pour les gens qui travaillent dans les soins de santé n’a fait qu’augmenter.

Vous êtes des gens passionnés…

… Vous aimez ce que vous faites parce que vous le faites pour les bonnes raisons. Pour les patients…

… pour les 13 millions de personnes de notre province, qui savent que le système de santé est là pour elles en cas de besoin.

Vous savez, je fais moi aussi partie de ces 13 millions de personnes.

En juin dernier, ma fille Toby a donné naissance aux jumeaux les plus adorables qui soient. Ils étaient prématurés. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai laissé tombé tout ce que je faisais — je suis littéralement partie en courant d’une réunion du conseil des ministres — pour être à ses côtés.

Ce n’est pas à titre de ministre de la Santé que j’ai franchi les portes du Centre de santé Trillium.

Même si c’était au pas de course, j’ai franchi ces portes comme n’importe quelle autre Ontarienne…

… comme une mère, anxieuse de savoir si ma fille se portait bien…

… et comme une grand-maman, heureuse de rencontrer les plus nouveaux membres de ma famille et inquiète à l’idée qu’ils soient arrivés si hâtivement.

Je regarde maintenant ces bébés grandir et bien se développer, et je suis très reconnaissante des soins qu’ils ont reçus, ainsi que ma fille et mon gendre.

Comme je suis très reconnaissante des soins que vous avez prodigués à ma mère lorsqu’elle a eu un accident vasculaire cérébral il y a de cela quelques semaines…

Vous vous êtes assurés que le système de santé était là pour soigner ma famille et les gens que j’aime.

Les soins que ma famille a reçus sont les mêmes que tous les Ontariennes et les Ontariens auraient reçus. Et ces soins étaient excellents.

Parce que c’est ce que font les professionnels de la santé de l’Ontario. Prodiguer des soins excellents.

Au nom de l’ensemble des 13 millions d’Ontariennes et d’Ontariens…

… je vous remercie.

Nous — le gouvernement et les personnes qui travaillent dans les soins de santé — avons fait en sept ans un grand bout de chemin ensemble depuis l’élection de 2003.

Autrement dit, notre système de santé est en bien meilleure posture que lors de nos débuts.

Il répond mieux aux besoins des patients.

Il fonctionne mieux pour les travailleurs de la santé.

Il est plus solide… plus innovateur… plus souple… plus résilient.

Laissez-moi vous rappeler d’où nous venons.

Voici un titre du Toronto Star en 2000.

« La crise des services des urgences est à son pire dans la région du grand Toronto; 22 hôpitaux n’acceptent plus d’ambulances et la situation est critique pour une troisième journée consécutive. » [Traduction]

22 hôpitaux sur 25 qui refusent des ambulances.

On ne voit plus de tels titres aujourd’hui.

Nos salles des urgences ne sont pas parfaites, mais 85 % des patients y sont maintenant examinés dans les délais que nous avons fixés.

Les Ontariennes et les Ontariens accèdent aux salles des urgences et ils peuvent les quitter plus rapidement, et ce, tous les jours.

Les temps d’attente pour les interventions chirurgicales s’améliorent aussi…

… parce que nous les mesurons, en faisons le suivi, les divulguons publiquement et procédons à des investissements stratégiques pour les réduire.

Voilà ce que nous entendons par reddition de comptes et transparence.

En fait, aujourd’hui, nos députés célèbrent les 10 plus importantes réductions de temps d’attente pour des chirurgies.

J’ai été stupéfaite lorsque j’ai vu qui étaient les champions en matière d’améliorations dans la province…

... Depuis que nous avons commencé nos mesures, l’Hôpital régional de Sudbury a réduit ses temps d’attente pour les chirurgies du genou de 774 jours, ou de plus de DEUX ans.

Pensez à ce que cela veut dire pour la qualité de vie des patients.

Nous avons d’autres beaux récits à raconter.

Depuis que nous avons pris le pouvoir, un million d’Ontariennes et d’Ontariens de plus ont accès à des soins primaires.

En 2001, le Windsor Star titrait comme suit :

« La région possède le nombre le moins élevé de médecins de famille; le magazine Maclean’s classe Windsor au dernier rang du pays pour l’accès à un médecin de famille. » [Traduction]

Et Windsor n’était pas la seule région de la province qui luttait contre ce problème…

Nous avons donc retroussé nos manches et nous sommes mis au travail.

Nous avons créé des cliniques dirigées par du personnel infirmier praticien.

Nous avons ajouté des équipes de santé familiale.

Nous avons augmenté le nombre de places dans les écoles de médecine.

Formé plus de diplômés internationaux en médecine.

Nous avons ouvert une nouvelle école de médecine…

Et nous recrutons activement des médecins des États-Unis.

… en fait, nous avons inversé l’exode de cerveaux : il y a maintenant plus de médecins qui viennent au Nord que de médecins qui vont au Sud.

Le résultat? Le mois dernier, le même journal qui donnait de mauvaises nouvelles en 2001 titrait :

« Patients recherchés; des médecins sont prêts à prendre de nouveaux patients. »

C’est vrai : des médecins cherchent effectivement des patients dans certaines régions de notre province.

C’est un progrès… mais nous n’avons pas fini.

Nous avons transformé notre système de santé…

… Et vous avez tous joué un rôle si important dans cette transformation.

Au cours de la dernière année, j’ai rencontré des travailleurs de la santé extraordinaires… qui accomplissent des choses que peu d’Ontariennes et d’Ontariens pensaient possibles sept ans auparavant.

Il y a Sammy Ibraham – un infirmier praticien de Niagara Falls, qui est responsable de l’ouverture de la première clinique dirigée par du personnel infirmier praticien de la ville.

Il y a le Dr Glenn Bauman, un radiologiste de London.

Il peut maintenant consulter les résultats des examens diagnostics d’un patient de n’importe quel hôpital du Sud-Ouest en un simple clic de souris. Presque instantanément.

Ce n’est là qu’un des éléments de notre stratégie de cybersanté qui donnent des résultats.

Finalement, il y a Effie, une gestionnaire de cas du Centre d'accès aux soins communautaires (CASC) de Toronto.

Elle est dévouée. Déterminée. Jeune. Pleine de vivacité. Capable.

Et, comme plusieurs d’entre vous, elle nous a aidés à transformer la manière dont nous prodiguons les soins de santé.

Je le sais, parce qu’elle me l’a montré.

L’été dernier, Effie m’a présenté Keith Cooper.

Keith vit dans un studio au centre-ville de Toronto et il a eu la gentillesse de m’inviter pour le petit-déjeuner.

Keith vient d’avoir 80 ans… il est né dans cette ville et a passé la plus grande partie de sa vie comme ambulancier paramédical.

Il m’a beaucoup impressionnée…

Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, il m’a parlé de son petit faible pour les sandwichs au beurre d’arachide et au fromage.

Il y a de cela quelques années, Keith a eu un accident vasculaire cérébral.

Sa santé s’est détériorée à un point tel qu’il ne pouvait plus prendre soin de lui-même.

Il a donc déménagé dans un établissement de soins de longue durée.

Cependant, même s’il recevait les soins dont il avait besoin, ce n’était pas l’endroit où il voulait rester.

Il voulait être chez lui et vivre de manière indépendante.

Manger des sandwichs au beurre d’arachide et au fromage lorsqu’il le voulait.

C’est là qu’Effie et le CASC sont entrés en jeu.

Grâce au financement de 1,1 milliard de dollars sur quatre ans de notre gouvernement pour la stratégie Vieillir chez soi, le RLISS du Centre-Toronto a travaillé avec le CASC pour permettre à Keith de quitter les soins de longue durée…

… et de retourner vivre chez lui.

Ils ont organisé des mesures de soutien à son intention – un préposé aux services de soutien à la personne le visite désormais deux fois par jour…

… Il a un médecin de famille…

… Une infirmière praticienne l’a aidé à se procurer de nouvelles lunettes.

Bref, il obtient les soins dont il a besoin.

Notre système de santé a été capable d’assurer le transfert de Keith d’un établissement de soins de longue durée vers la collectivité.

Cela a permis de libérer un lit de soins de longue durée.

Ce qui a aussi permis à un patient qui nécessite un autre niveau de soins de recevoir son congé de l’hôpital.

Ce qui signifie aussi qu’une femme qui a fait l’objet d’un diagnostic de pneumonie à son arrivée à l’hôpital pourra être hospitalisée beaucoup plus rapidement.

Il y a un effet de dominos à tout ce que nous faisons…

… et une bonne raison pour investir encore plus dans les soins communautaires.

Les RLISS me disent que l’on entendra de plus en plus souvent des histoires comme celle de Keith…

… parce que nous bâtissons du soutien à l’extérieur des hôpitaux.

Et que notre système de santé commence à fonctionner comme un système.

Il est mieux intégré.

Et nos RLISS sont à l’avant-garde de cette intégration.

Nous avons fait un bon bout de chemin… un énorme bout de chemin depuis les jours où les salles des urgences de 22 hôpitaux torontois détournaient les ambulances.

Nous avons choisi une voie, pris des engagements et fait des investissements stratégiques…

Y compris des investissements à l’extérieur du système de santé.

Nous n’avons pas oublié les déterminants sociaux de la santé.

Encore récemment, un pédiatre m’a raconté qu’il voyait des enfants plus en santé grâce à la Prestation ontarienne pour enfants.

Mais il nous reste des défis à réaliser. Vous les connaissez aussi bien que moi. Il s’agit :

Bref, il nous reste du travail à faire.

Mais cela n’a pas été facile.

Notre économie a été secouée en 2008.

Comme gouvernement, nous avons dû nous adapter, innover et prendre certaines décisions difficiles.

Mais nous n’avons pas fait de compromis en matière de soins de santé.

Nous avons eu le courage de poursuivre le renforcement de notre système.

Nous avons trouvé une manière d’accroître le financement des soins de santé de plus de 6 % cette année par rapport à l’année dernière.

Mais les soins de santé prennent maintenant 46 cents de chaque dollar que nous dépensons.

Dans 12 ans, cela pourrait s’élever jusqu’à 70 cents de chaque dollar si nous ne faisons rien.

Nous ne pouvons soutenir un tel taux de croissance des dépenses dans le secteur de la santé.

Mais nous n’allons pas pour autant réduire nos dépenses…

D’autres gouvernements ont tenté de la faire et nous savons que cela ne fonctionne pas.

Nous allons continuer à dépenser plus pour les soins de santé chaque année, mais il est clair que nous devons ralentir le taux de croissance de l’enveloppe de la santé.

C’est pourquoi nous avons fait un examen attentif de notre système de santé et avons pris certaines décisions importantes.

Nous estimons que la manière d’aligner les dépenses en soins de santé avec la croissance des revenus doit être axée sur trois éléments : les preuves, la qualité et l’intégration.

Les trois vont ensemble.

Vous voyez, nous avons l’obligation de nous assurer d’obtenir la meilleure valeur possible de chaque dollar que nous dépensons pour des soins de santé.

C’est pourquoi nous avons pris des mesures rapides pour réduire le prix des médicaments génériques.

Les contribuables, les entreprises et la population ontarienne qui paient de leur poche leurs médicaments payaient trop cher…

… et ils n’en avaient pas pour leur argent.

Nous avons donc décidé de faire baisser ces prix…

… et nous sommes engagés à réinvestir tout l’argent ainsi économisé dans le système de santé.

Réduire le coût des médicaments génériques n’a pas été facile – vous vous rappelez sans doute que certains s’y opposaient –, mais nous l’avons fait parce que c’était la bonne chose à faire.

Nous avons maintenant des services pharmaceutiques de plus grande qualité et une meilleure valeur pour l’argent des contribuables.

C’est là notre but suprême.

Et c’est exactement la raison pour laquelle nous avons adopté notre Loi de 2010 sur l’excellence des soins pour tous.

J’ai été très heureuse d’entendre Tom Closson dire que cette loi…

« … pourrait bien être la loi la plus importante en matière de soins de santé depuis la création de notre système de santé public. »

Il s’agit de propos fort élogieux.

La Loi sur l’excellence des soins pour tous met lepatient au centre du système de santé.

Elle garantit que nous rendons des comptes aux patients et que nous améliorons la qualité des soins qu’ils reçoivent.

Parce que des soins de mauvaise qualité sont également des soins très coûteux. Si nous ne prodiguons pas les bons soins la première fois, non seulement le patient souffre, mais également le système de santé.

Je sais que plusieurs de nos hôpitaux partenaires sont en voie de mettre en oeuvre cette loi…

… vous mettez sur pied des comités de la qualité…

… et vous discutez avec vos collectivités au sujet de la manière dont vous pouvez améliorer l’expérience des patients.

Nous travaillons aussi là-dessus.

Dans le cadre de la Loi, nous avons dit à la population ontarienne que nous allions nous fonder davantage sur les preuves cliniques pour prendre des décisions.

C’est pourquoi nous élargissons le rôle du Conseil ontarien de la qualité des services de santé.

Nous voulons que le Conseil nous fasse aller de l’avant, qu’il nous aide à apporter des changements et à réaligner le système sur nos objectifs en matière de qualité.

Nous misons sur le succès que remporte le Conseil avec son initiative Priorité aux résidents dans le secteur des soins de longue durée…

… et, dans un premier temps, nous demandons au Conseil d’appliquer la même formule en matière de qualité à nos hôpitaux.

Nous pouvons y arriver…

… en nous fondant sur les preuves cliniques…

… avec un engagement réel à poursuivre et à divulguer publiquement des indicateurs de la qualité significatifs…

… et avec l’ascendant vigoureux de nos hôpitaux et du Conseil.

Nous accomplissons un important travail.

Et nous faisons de notre mieux pour le faire le plus judicieusement possible.

Nous assurons la viabilité de notre système de santé, optimisons la valeur tout en améliorant la qualité…

… tout en nous assurant que les patients obtiennent les soins dont ils ont besoin, au bon endroit et au moment opportun.

Certains individus à Queen’s Park vous diront que nous sommes sur la mauvaise voie. Que nous dépensons trop pour les soins de santé.

Que l’intégration importe peu.

Mais il s’agit des mêmes personnes qui pensaient qu’il y avait trop de médecins et de places dans les écoles de médecine…

… qui ont congédié des infirmières et fermé des hôpitaux…

… qui ne se souciaient pas de mesurer les temps d’attente …

… ni même de les réduire.

Et ce sont les mêmes qui disent maintenant qu’ils veulent sabrer 3 milliards de dollars dans les soins de santé.

Cela revient à récupérer chaque dollar de chaque hôpital du Nord de l’Ontario.

La population ontarienne se souvient des grosses coupures effectuées dans les soins de santé.

Je ne veux pas qu’une telle chose se reproduise…

Parce que les Ontariennes et les Ontariens méritent mieux que ça.

Vous, nos professionnels de la santé, méritez mieux que ça.

Et nous avons travaillé trop fort, pendant trop longtemps, pour supporter cela.

L’an prochain, vous assisterez encore à la conférence HealthAchieve et entendrez un discours de la ministre de la Santé.

Je souhaite être encore à la tête du ministère de la Santé.

Parce que nous sommes sur notre lancée…

… et que nous n’avons pas terminé.

Je vous remercie donc de travailler avec moi.

Et je vous remercie de faire une différence et de vous dépasser sans cesse…

… pour faire passer le patient d’abord.

Et, si vous avez un jour douté des répercussions que cela peut avoir, je veux vous quitter en vous faisant un petit rappel.

J’ai récemment lu un livre remarquable écrit par Wayson Choy, un auteur canadien primé.

Wayson a souffert à la fois d’asthme et d’une crise cardiaque il y a de cela plusieurs années et a failli en mourir.

Il a passé beaucoup de temps dans les hôpitaux de Toronto, et sa guérison progressait lentement.

Il a décrit ce qu’il a vécu dans un livre intitulé Not Yet.

Il s’agit d’une certaine manière d’un hommage au système de santé auquel nous avons tous contribué.

Il y a un passage de ce livre que je voudrais vous lire aujourd’hui…

… parce qu’il traite de l’influence que vous exercez sur les patients.

Il décrit un moment où Wayson était découragé…

… un moment où il avait perdu le courage de continuer à lutter pour guérir et se réadapter.

Il a alors eu une prise de conscience. Wayson a écrit :

« J’ai mis ma confiance en toutes ces mains inconnues, d’experts et de gens ordinaires, pour me tirer de la noirceur où j’étais plongé.

Et qu’en est-il de toutes ces personnes inconnues qui s’occupent du travail administratif…

… des responsables de la gestion des documents et des comptables…

… de ceux qui s’occupent du ménage et qui cuisinent, lavent et récurent…

… ceux qui font fonctionner un hôpital?

J’ai été sauvé par des réseaux invisibles de compassion, par des personnes qui ont assumé des difficultés inimaginables et qui ont survécu à des famines, à des guerres et à des révolutions afin de sauver des personnes comme moi.

Appuyé sur mon déambulateur, j’ai regardé les infirmières, les préposés aux soins, le personnel de nettoyage et les autres patients.

J’ai fait un autre pas. Puis un autre. Et encore un autre. » [Traduction]

L’OHA m’a demandé de conclure mon discours en vous invitant à découvrir le Salon de l’innovation en soins de santé.

Et même si j’apprécie l’honneur qui m’est fait, je sais qu’il y a un homme dans cette salle qui l’appréciera encore plus…

… qui a vécu, directement, les conséquences réelles de l’innovation et du dévouement.

J’invite donc Wayson Choy — l’auteur de ce si beau livre — à donner le coup d’envoi du Salon…

Wayson, je tiens à vous remercier de votre présence…

Et je veux également tous vous remercier d’avoir pris le temps de m’écouter ce matin.

Nous avons accompli beaucoup de choses, mais nous avons encore du chemin à parcourir.

J’ai hâte de continuer ce voyage à vos côtés.

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