Salle de presse

Discours

Favorisons la santé : Plan d’action de l’Ontario en matière de soins de santé

Ministre Deb Matthews

30 janvier

Je vous remercie, Ghislain, de cette aimable présentation et je remercie aussi la Toronto Board of Trade de m’accueillir ici aujourd'hui.

Je suis heureuse de voir autant de professionnels de la santé devant moi aujourd’hui.

Merci d'accomplir chaque jour votre travail avec dévouement et de m’aider à comprendre les enjeux et les possibilités en matière de soins de santé.

Notre objectif est de faire de l’Ontario l’endroit le plus sain en Amérique du Nord pour grandir et vieillir.

Et nous allons réaliser cet objectif en nous assurant que les familles obtiennent les meilleurs soins de santé qui soient à l’endroit et au moment où elles en ont besoin.

Peu importe les enjeux auxquels nous sommes confrontés, nous allons améliorer le système de santé de l’Ontario pour les patients d’aujourd’hui, afin qu'il soit toujours là pour les patients de demain.

Nous devons relever deux enjeux de taille.

Le premier enjeu est budgétaire : notre déficit requiert que nous fournissions les services plus efficacement.

Le fait est que nous avons une insuffisance budgétaire de 16 milliards de dollars.

Et des soins de santé qui comptent pour 42 % du budget.

Le second enjeu est de nature démographique.

Notre population est en croissance et vieillit — ce qui exerce une pression sur les soins de santé.

Nous avons donc un choix à faire.

Nous pouvons perpétuer le statu quo et nous retrouver avec un système de santé ne pouvant pas satisfaire aux besoins des patients.

Nous pouvons au contraire choisir la route du renouvellement des soins de santé et avoir le courage de mettre en oeuvre les changements qui sont, comme nous le savons tous, nécessaires.

La génération de nos parents et de nos grands-parents a eu le courage et la compassion de créer notre système de santé canadien universel, unique en son genre.

C’est maintenant à notre tour de protéger et de renforcer les soins de santé, afin que ce système soit encore là pour nos enfants et nos petits-enfants, comme il l’est pour nous.

Depuis que je suis ministre de la Santé de l’Ontario, j’ai écouté très attentivement les conseils sur la manière dont nous pouvons améliorer les soins de santé.

J’ai tendu l’oreille au personnel de première ligne et aux administrateurs.

Plus important encore, j’ai écouté les patients, leurs conjoints, leurs parents et leurs enfants.

Je puis vous dire qu’il existe un consensus clair concernant ce qui doit être fait.

Et que c’est maintenant le temps d’agir.

Je suis donc ici aujourd’hui pour vous expliquer comment nous allons mettre vos conseils en application grâce à notre plan d’action pour renouveler les soins de santé.

*****

Notre plan d’action se fonde sur les progrès que nous avons réalisés au cours des huit dernières années.

Commençons donc par regarder le chemin que nous avons parcouru en travaillant ensemble.

Nous avons commencé par l'accès aux soins.

Comparativement à 2003, on compte aujourd’hui plus de 3 000 médecins supplémentaires, 12 000 infirmières supplémentaires et plus de 1 000 membres du personnel infirmier praticien supplémentaires.

Nous avons inversé l’exode des médecins — nous avons accordé un nombre record de permis d’exercice à des médecins l’an dernier.

Nous avons réduit de moitié les temps d’attente des principales interventions chirurgicales.

Qui plus est, sept millions d’Ontariennes et Ontariens ont maintenant un dossier de santé électronique, alors qu’ils n’étaient qu’une poignée il y a huit ans.

Nous avons ensuite dirigé notre attention vers la qualité des soins.

Nous avons par conséquent adopté la Loi de 2010 sur l’excellence des soins pour tous.

Les hôpitaux publient désormais des plans d’amélioration de la qualité, et la rémunération de la haute direction des hôpitaux est liée à la réalisation des objectifs fixés dans ces plans.

Nous avons créé l’organisme Qualité des services de santé Ontario, afin d’appuyer l’amélioration de la qualité des soins aux patients sur la foi des preuves provenant des meilleurs chercheurs au monde concernant les pratiques cliniques exemplaires.

Nous travaillons aussi à l’optimisation des ressources.

Cela signifie obtenir les soins de la plus grande qualité au plus bas coût possible.

Cela sous-entend aussi ne pas dépenser pour des choses qui n’améliorent pas les résultats pour les patients. Et de dépenser plus sur des choses qui le font.

Nous sommes décidés à faire des changements qui procurent de meilleurs soins aux patients et qui optimisent les ressources pour les contribuables.

Prenons l’exemple des bilans de vitamine D.

Malgré ce qu’en dit le Dr Oz, les meilleures preuves cliniques disponibles montrent que les bilans de vitamine D réalisés sur des personnes en santé n’améliorent pas les résultats pour les patients.

En décidant de ne pas financer les bilans de vitamine D pour la population générale, nous avons pu réinvestir près de 70 millions de dollars cette année dans des soins qui améliorent les résultats.

Nous avons créé les réseaux locaux d’intégration des services de santé – lesquels ont aboli les cloisonnements pour les patients, aidé à équilibrer les budgets des hôpitaux et amélioré la reddition de comptes des fournisseurs de soins.

Nous avons éliminé les indemnités professionnelles payées par les compagnies de médicaments génériques, ce qui nous a permis de réduire de moitié le prix des médicaments génériques.

En plus de profiter à l’Ontario, cela a entraîné une réduction des prix des médicaments partout au Canada.

Nos réformes des médicaments font économiser 500 millions de dollars par année, et je suis heureuse de vous annoncer que nous avons réalisé des économies liées aux médicaments de 100 millions de dollars de plus cette année.

Et je crois que nous pouvons encore faire plus.

*****

Malgré tous les progrès que nous avons réalisés, nous avons encore un bon bout de chemin à faire.

Le quart des dépenses en santé est attribuable à des troubles évitables, comme la cardiopathie et le diabète de type 2.

Et même si le pourcentage d’Ontariennes et Ontariens qui fument a chuté, passant de 25 % à 19 % au cours des dix dernières années…

…les maladies reliées au tabagisme sont encore la principale cause de décès évitables en Ontario – et coûtent à notre système de santé près de 2 milliards de dollars par année.

Trop de patients comptent encore sur les salles des urgences au lieu de consulter des fournisseurs de soins de santé familiale.

Un nombre trop important de patients ayant besoin d’un autre niveau de soins – ANS — occupent encore un lit d’hôpital alors qu’ils seraient mieux soignés à un moindre coût chez eux ou dans un établissement de soins de longue durée.

Trop de personnes ont de la difficulté à s’orienter dans le système – elles reçoivent des soins non coordonnés d’un certain nombre de fournisseurs.

Un nombre trop élevé de patients sont encore réadmis à l’hôpital dans les jours suivant celui où ils ont reçu leur congé.

De plus, il y a encore trop de frais généraux administratifs superflus dans notre système de santé.

Donc, même si nous avons réalisé des améliorations réelles et mesurables, nous avons encore de gros changements à apporter.
*****

Le premier ministre et moi pensons de même.

Nous sommes déterminés à faire ce qui doit l’être pour continuer à améliorer la qualité des soins et l’accès à ceux-ci.

Et nous savons aussi que nous ne pouvons pas continuer à dépenser nos dollars investis en santé de la manière dont nous le faisons actuellement. Nous devons agir plus intelligemment concernant la manière dont nous dépensons.

Cela s’explique par le fait que nous sommes confrontés à certains enjeux importants, tant sur le plan budgétaire que sur celui de la démographie. Ces enjeux sont inévitables et nécessitent que nous agissions.

Nous vivons une nouvelle réalité budgétaire.

La période économique difficile a mis à mal nos finances, et nous avons établi des objectifs financiers clairs pour revenir sur la bonne voie.

Nous sommes déterminés à rétablir l’équilibre budgétaire d’ici 2017, et nous devrons tous mettre faire notre part.

Je veux que les familles sachent que notre système de santé est bien financé.

En fait, nous consacrons maintenant 61 % plus d’argent aux soins de santé par rapport à 2003.

Je veux aussi que les familles sachent que les dépenses en santé continueront d’augmenter — nous ne sabrons pas dans ces dépenses — mais que l’enjeu budgétaire exige que le taux de croissance ralentisse significativement.

Cela implique que nous devons réaffecter des dépenses là où elles sont optimisées.

Et les soins de santé regorgent de possibilités de renouvellement.

Il y a une autre raison pour laquelle nous devons changer la manière dont nous dépensons l’argent que nous investissons en santé.

Certains d’entre vous savent peut-être que je suis démographe de formation.

Je trouve les pyramides des âges tout à fait fascinantes.

Comme les anneaux d’un arbre, elles illustrent notre histoire.

Elles prédisent également notre avenir. Et ce que je vois dans cette pyramide des âges me préoccupe au plus haut point.

Nous aurons 43 % plus de personnes âgées d’ici dix ans, un nombre qui doublera encore d'ici 20 ans — ce qui est une bonne chose — et j'espère bien faire partie de ce nombre!

Et l’augmentation de nos personnes âgées croîtra encore plus rapidement.

Chaque année, le nombre de personnes âgées de 90 ans et plus augmente de 10 000 — ce qui est aussi une bonne chose — et j'espère que mes parents feront partie du nombre!

Bien sûr, lorsqu’une personne vieillit, elle a besoin de plus de soins de santé.

Ce graphique montre combien nous dépensons actuellement, par groupe d’âge.

Et voici ce que nous dépenserions dans 20 ans si nous ne changeons rien dans la manière dont nous soignons nos personnes âgées.

Si nous continuons de faire ce que nous faisons aujourd'hui, il en coûtera 24 millions de dollars de plus d'ici 2030 pour soigner le nombre croissant de personnes âgées — 50 % de plus qu'aujourd'hui — des chiffres qui excluent l'inflation.

Le fait est que notre système de santé a de la difficulté à répondre aux besoins de nos personnes âgées.

Nous leur devons de faire encore mieux.

Voici ce que nous dépensons en santé - 47,1 milliards de dollars.

J’ai entendu très souvent des gens dire qu’il y a suffisamment d’argent dans le système.

Le problème n'est pas que nous dépensons trop peu, mais plutôt que nous ne dépensons pas pour les bonnes choses.

Voici donc comment nous dépensons cet argent :


Un consensus clair se dégage : cet équilibre n’est pas adéquat et nous devons affecter plus d’argent aux soins communautaires afin d’aider le nombre croissant de nos personnes âgées.

La pression démographique l’exige.

En fait, en n’ayant pas les ressources adéquates dans la collectivité, nous dépensons plus que nécessaire dans d’autres secteurs du système de santé.

Nous devons édifier le continuum de soins dans la collectivité, pour que plus d’options existent pour les personnes âgées et qu’elles puissent obtenir les soins dont elles ont besoin, à l'extérieur des hôpitaux et des établissements de soins de longue durée.

Si nous voulons renforcer les soins communautaires, un autre secteur doit donc fournir des fonds.

Nous devons faire des compromis. C’est ce à quoi nous nous attaquons dans l’ensemble du processus budgétaire.

Je vous donne un exemple. Une augmentation d'un pour cent de la rémunération des médecins pourrait payer les soins à domicile de 30 000 personnes âgées.

Et une augmentation d’un pour cent des budgets des hôpitaux pourrait payer cinq millions d’heures de soins à domicile de plus.

Si nous avons plus de personnes âgées à soigner…

..… et si les pressions budgétaires exigent que nous maintenions les coûts bas…

... alors nous devons aborder la question de la rémunération des médecins.

Parce que chaque précieux dollar que nous injectons dans le système doit profiter à la santé des patients — en premier, en bout du compte et toujours.

*****

Notre plan d’action pour renouveler les soins de santé est résolument axé sur le patient, et nous investirons des dollars en santé là où les patients en ont le plus besoin.

Pour tous les enjeux auxquels nous sommes confrontés, nous avons d’énormes possibilités, grâce aux formidables innovations de la technologie, à un engagement à mettre en oeuvre les meilleures preuves et, ce qui est encore plus important, à un système de santé qui est prêt – même empressé — à changer.

Parce que les gens qui oeuvrent dans les soins de santé savent que nous pouvons faire beaucoup, beaucoup mieux pour les patients.

Nous devons améliorer notre collaboration.

Je sais que si nous tirons profit de ces possibilités, nous pouvons relever avec succès les enjeux auxquels nous sommes confrontés et obtenir de meilleurs soins à un coût inférieur.

Voici donc notre plan d’action.

Nous commençons par garder l’Ontario en santé, parce que nous voulons tous être en meilleure santé, pas juste avoir de meilleurs soins de santé.

Aider à garder la population en santé exige d’établir un partenariat. Le gouvernement ne peut pas y parvenir tout seul.

Mais nous pouvons aider.

C’est pourquoi nous faisons la promotion d’un mode de vie sain et favorisons une meilleure prise en charge des troubles chroniques.

Et pour réussir, la population doit participer à son propre bien-être, notamment en profitant des programmes de dépistage et de vaccination.

Les taux d’obésité chez les enfants ont atteint des sommets.

Nous savons que l’obésité entraîne le diabète et la cardiopathie. Sans surveillance, ces maladies chroniques peuvent être fatales.

Il n’est pas question pour nous de baisser les bras et de laisser cela arriver.

Pas avec nos enfants.

Nous allons donc créer un Conseil de lutte contre l’obésité chez les enfants. Son objectif sera de réduire le taux d’obésité chez les enfants de 20 % d’ici 5 ans.

Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais qui reflète l’urgence de la présente situation.

Nous allons poursuivre notre stratégie Ontario sans fumée.

Nous finançons désormais des médicaments de désaccoutumance au tabac et avons récemment étendu l’accès à la thérapie de remplacement de la nicotine aux personnes qui suivent un traitement de lutte contre les dépendances.

Garder l’Ontario en santé concerne aussi le dépistage précoce de la maladie.

C’est pourquoi nous allons accélérer nos efforts en matière de dépistage du cancer, notamment grâce à des profils individualisés de risque de cancer en ligne.

Cet outil utilisera les antécédents médicaux et familiaux des patients pour mesurer leur risque de cancer…

Il orientera ensuite les gens vers des programmes de dépistage et d’appui à la prévention, notamment des analyses génétiques pour les personnes présentant un risque élevé.

La deuxième priorité de notre plan d’action consiste à offrir aux patients un accès plus rapide à des soins de santé familiale renforcés.

Les soins de santé familiale devraient être le carrefour des soins axés sur les patients. Cela signifie qu'ils doivent jouer un rôle encore plus important dans le système de santé.

J’annonce avec plaisir que nous allons améliorer les transitions dans les soins de santé en plaçant la planification des soins de santé primaires sous l’égide de nos RLISS.

Les RLISS sont les contrôleurs aériens des soins de santé.

Et quand ils pourront planifier les soins primaires dans une collectivité, ils contribueront à améliorer l’accès aux soins et à réaliser des économies.

Il sera plus facile pour votre médecin de famille de jouer un rôle de coordination entre les différents fournisseurs de soins de santé, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des hôpitaux et des cadres de prestation des soins de longue durée.

Personne ne connaît mieux les problèmes de notre système de santé que les médecins de famille.

Il faut qu’ils aient voix au chapitre afin de faire partie des solutions de financement à l’échelle locale.

Cela favorisera aussi davantage la reddition de comptes pour la prestation de meilleurs soins parallèlement à l’optimisation de la valeur.

Chaque personne qui veut un fournisseur de soins de santé familiale devrait en avoir un.
Cependant, le fait d’en avoir un n’est pas suffisant.

Vous devriez avoir accès à votre fournisseur de soins de santé familiale lorsque vous en avez besoin.

Cela signifie plus de soins après les heures d’ouverture et plus de rendez-vous le jour même ou le lendemain.

Nous allons appuyer les efforts des médecins de famille pour améliorer les soins aux patients en leur fournissant des outils d’amélioration de la qualité semblables à ceux qui sont maintenant en place dans nos hôpitaux.

Et nous améliorerons les soins primaires grâce aux conseils fondés sur les preuves de Qualité des services de santé Ontario.

Imaginez à quel point des soins de santé familiale renforcés peuvent aider une personne âgée ayant des besoins complexes.

En organisant les soins à domicile avec des visites à domicile de leur médecin de famille, en association avec d’autres fournisseurs et des services de soutien communautaire…

… nous réduirons la probabilité de réadmission à l’hôpital, et retarderons ou préviendrons un déménagement dans un établissement de soins de longue durée.

Voilà ce que sont de bien meilleurs soins à un moindre coût.

J’aborde maintenant la troisième priorité de notre plan d’action : s’assurer que les patients ont accès à de bons soins, au bon moment, au bon endroit.

L’accès à de bons soins implique qu’il faut s’assurer que les patients obtiennent les soins dont ils ont besoin, en fonction des meilleures preuves disponibles.

Nous allons accélérer notre approche fondée sur les preuves pour les soins aux patients.

Nous allons renforcer l’organisme Qualité des services de santé Ontario afin de déplacer de plus en plus le financement vers des services qui optimisent les résultats pour les patients.

Cette année seulement, les changements fondés sur les preuves ont permis de réinvestir 125 millions de dollars dans des soins aux patients plus efficaces.

Dans la même veine, nous allons continuer à ne financer que les médicaments pour lesquels les meilleures preuves cliniques démontrent qu’ils profitent aux patients.

Un accès plus grand aux bons soins exigera aussi que les fournisseurs de soins de santé travaillent de manière à exercer pleinement leurs compétences.

Cela signifie un rôle plus grand notamment pour les infirmières, les membres du personnel infirmier praticien, les diététistes, les pharmaciens et les sages-femmes.

Nous garantirons aux patients un accès à de bons soins, au bon moment, grâce à des interventions précoces qui ont montré cliniquement qu’elles améliorent la santé et économisent à long terme les dollars que nous investissons en santé.

C’est en santé mentale que l’intervention précoce s’avère la plus importante.

Soixante-dix pour cent des problèmes de santé mentale apparaissent d’abord durant l’enfance et l’adolescence.

C’est pourquoi nous allons mettre un nouvel accent sur la santé mentale des enfants.

Nous accélérons aussi la prise en charge de maladies chroniques comme le diabète.

En agissant plus tôt pour prendre en charge les troubles chroniques, nous pouvons souvent prévenir les effets les plus graves d’une maladie.

Nous allons poursuivre notre Stratégie de réduction des temps d’attente, afin de pouvoir garantir aux patients qu’ils profitent de temps d’attente médicalement appropriés pour leurs interventions.

Moins de temps à attendre veut dire moins de complications et plus de temps pour être en santé.

Et finalement, nos familles doivent avoir accès à des soins, au bon endroit.

Pour nos personnes âgées, le bon endroit pour recevoir des soins est, dans la mesure du possible, à la maison, dans leur collectivité.

Nous allons lancer une nouvelle Stratégie pour le bien-être des personnes âgées afin de garder nos personnes âgées en santé et de leur offrir des soins de meilleure qualité à domicile, là où nos personnes âgées veulent être, avec leurs voisins et leur famille.

Dans le cadre de cette stratégie, nous créerons de nouveaux postes de coordonnateurs de soins pour satisfaire aux besoins de nos personnes âgées ayant les troubles les plus complexes, particulièrement dans la transition de l’hôpital à la maison.

Ils aideront à coordonner les soins entre les spécialistes et les médecins de famille, les hôpitaux et la collectivité, ce qui au bout du compte, réduira les réadmissions à l’hôpital tout en améliorant les soins.

Nous financerons trois millions d’heures de plus de soins offerts par des préposés aux services de soutien à la personne afin d’aider nos personnes âgées dans leurs tâches quotidiennes.

Et afin de reconnaître le rôle essentiel que joue la famille dans les soins de santé, nous avons déjà présenté une loi pour faciliter la vie des personnes qui prennent soin d'un membre malade de leur famille à la maison. Cette loi prévoit jusqu’à huit semaines d’absence autorisée pour les aidants naturels.

Notre plan prévoit un autre important pas en avant.

Nous allons réduire la pression sur nos hôpitaux en déplaçant un plus grand nombre d'interventions de routine dans des cliniques spécialisées sans but lucratif…

… mais seulement si elles prodiguent de meilleurs soins à un coût inférieur.

Cette solution libèrera des salles d’opération hospitalières et permettra de faire plus d’interventions qui doivent être réalisées dans un hôpital.

La semaine dernière, j’ai visité le Kensington Eye Institute, renommé pour offrir des chirurgies de la cataracte de grande qualité financées par l’Assurance-santé.

En se concentrant sur quelques interventions chirurgicales particulières, cet établissement peut soigner plus de patients plus rapidement avec d’excellents résultats pour ceux-ci.

Nous devons miser davantage sur une telle formule, et nous le ferons.

Nos modèles de financement doivent être mis à jour afin de refléter notre plan pour renouveler les soins aux patients.

Nous accélèrerons la transition d’un modèle de financement centré sur les fournisseurs vers un modèle de financement centré sur les patients, dans lequel le financement est en fonction des services prodigués.

Un hôpital peut actuellement choisir de couper des services afin d’équilibrer son budget.

À l’avenir, un nombre plus élevé de patients recevant des interventions médicalement nécessaires entraînera en fait l’augmentation du budget d’un hôpital.

Bien sûr, nous continuerons à reconnaître et à appuyer les besoins uniques des hôpitaux dans les collectivités plus petites.

Alors que nous intégrerons le cheminement complet du patient dans la planification locale, le financement suivra le patient dans le système…

… entre les soins primaires, les hôpitaux, les cliniques spécialisées, les soins de longue durée et les soins à domicile.

Cela créera les incitatifs adéquats pour de meilleurs soins à chaque échelon de notre système de santé – et optimisera la valeur des dollars que nous investissons en santé.

*****

La vérité, c’est que nous ne pouvons pas continuer à augmenter nos dépenses en santé au rythme actuel.

Mis en parallèle avec l’état actuel de notre déficit provincial et la population vieillissante de l’Ontario, cela signifie que nous devons immédiatement apporter des réformes afin de protéger notre système de santé universel.

Grâce à notre plan d’action, nous pourrons y arriver, et nous avons besoin de l’appui de l’ensemble du système de santé pour atteindre nos objectifs.

Une partie dépend d’un virage culturel vers la transparence et la reddition de comptes.

Dans le système de santé de demain, il n’y a pas de place pour l’intérêt personnel, seulement pour l’intérêt des patients.

Je serai tenue responsable de notre réussite ou de notre échec, et je m’engage à rendre des comptes sur nos progrès dans un an.

Cependant, des patients aux médecins, en passant par le personnel infirmier de première ligne aux administrateurs des hôpitaux, les préposés aux services de soutien à la personne et les travailleurs des RLISS – nous aurons tous un rôle à jouer dans ce renouvellement des soins de santé.

Il s’agit d’un appel à l’action.

Nous devons apporter des changements…

... afin que les soins de santé soient en bonne situation pour nous-mêmes alors que nous vieillissons, et pour nos enfants et nos petits-enfants toute leur vie durant.

Voici donc les bonnes nouvelles — nous savons ce que nous devons faire.

Nous avons un plan solide pour transformer les soins de santé.

Partout dans la province, ces changements commencent déjà à prendre forme.

Je tiens à remercier tous ceux qui sont à l’avant-garde de ce renouvellement.

Vous avez été une inspiration pour nous et nous avez donné la confiance de savoir que l'Ontario peut être le meilleur endroit pour grandir et pour vieillir.

Les changements ne se feront pas du jour au lendemain, et leur réalisation ne sera pas toujours chose facile.

La réalité est que nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Nous devons agir en faisant preuve d'une détermination inébranlable pour relever cet enjeu.

Les patients comptent sur nous. Et j’ai confiance que nous nous y arriverons, ensemble.

Merci.

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