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L'excellence des soins pour tous

La vaccination

Le défi des soins de santé

La vaccination est un moyen essentiel afin de garder les enfants et les adultes en bonne santé. Sur le plan historique, l’avènement des vaccins, en commençant par celui contre la variole, a contribué à vaincre des maladies débilitantes et mortelles. Lorsque le vaccin contre la polio est devenu largement disponible, vers le milieu des années 1950, les parents n’avaient plus à redouter une épidémie de polio. En 1953, à l’apogée de l’épidémie de polio, 9 000 Canadiennes et Canadiens étaient touchés et 500 ont perdu la vie. Au début des années 1960, les cas de polio avaient pratiquement disparu.

Par ailleurs, il y avait environ 400 000 cas de rougeole au Canada chaque année avant qu’un vaccin ait été mis au point dans les années 1960. En 1996-1997, une deuxième dose du vaccin contre la rougeole a été ajoutée au programme de vaccination des enfants et le nombre de cas de rougeole a chuté considérablement pour atteindre quelques cas seulement vers le milieu des années 1990. À l’échelle mondiale, la rougeole reste toujours une importante cause de décès chez les jeunes enfants.

D’innombrables vies ont été sauvées grâce à la réussite de la vaccination de masse. Certains appellent cela le miracle de la santé publique. « La vaccination est vraiment au cœur de notre système de santé publique. Il protège les gens contre une variété de maladies qu’ils ne peuvent pas voir, mais qui constituent un risque pour la santé publique, a déclaré Nina Arron, directrice de la Direction des politiques et des programmes de santé publique, Division de la santé publique, ministère de la Santé et Soins de longue durée. Une couverture vaccinale adéquate signifie que moins de gens tombent malades et plus d’enfants sont en bonne santé », a ajouté Mme Arron.

Mais une des conséquences de la réussite de la vaccination de masse est qu’il y a une génération de personnes qui tiennent parfois pour acquis son importance parce qu’elles n’ont jamais vu les conséquences de la plupart des maladies vaincues par les vaccins. Cela a favorisé une certaine complaisance dans certains groupes de la population au sujet de l’importance des vaccins. Une minorité bruyante remet de plus en plus en question l’innocuité et l’efficacité des vaccins.

Une étude réalisée en Ontario en 2010 a constaté que :

Les vaccins rendent les personnes plus fortes en stimulant leur système immunitaire pour combattre la maladie. « Lorsqu’une proportion importante de la population est immunisée contre une maladie infectieuse, cela crée une immunité collective », a expliqué Mme Arron. Bon nombre des maladies contre lesquelles les vaccins nous protègent semblent peu répandues, mais elles n’ont pas disparu. Leur propagation est tout simplement inhibée en raison de l’immunité collective. Un taux de vaccination de 95 % au sein d’une population offre un degré élevé d’immunité collective, ce qui signifie qu’il est moins probable que les organismes seront en circulation, ce qui offre une certaine protection, même pour les personnes qui ne sont pas vaccinées.

« L’Ontario a un programme de vaccination très dynamique », a souligné Mme Arron. Pourtant, malgré des taux élevés de couverture vaccinale pour les enfants ontariens, le taux provincial de vaccination des enfants de sept ans continue de se maintenir en deçà de 95 % à l’égard d’un certain nombre de vaccins pour enfants. Les niveaux de couverture vaccinale varient également selon les circonscriptions sanitaires, où l’on trouve des zones isolées de l’Ontario dans lesquelles les taux de vaccination sont inférieurs aux taux adéquats. « Nous continuons à être préoccupés par l’éclosion d’épidémies », a déclaré Mme Arron.

Ces dernières années, il y a eu des zones d’éclosion en Ontario et au Canada dans lesquelles la couverture vaccinale était insuffisante. En 2008, il y a eu une épidémie d’oreillons dans le comté d’Oxford, près de London, dans une communauté non vaccinée. La même année, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a financé un programme de vaccination de rattrapage contre les oreillons pour les étudiantes et étudiants du palier postsecondaire après les épidémies survenues dans les Maritimes et en Alberta parmi les étudiantes et étudiants universitaires, qui n’avaient reçu qu’une seule dose du vaccin.

Les vaccins ne sont pas seulement pour les enfants. La vaccination fait partie d’un processus qui s’échelonne durant toute la vie afin de rester en santé. Les adultes qui ne sont pas adéquatement vaccinés sont à risque de contracter des maladies, comme la coqueluche, l’hépatite et le tétanos. Par exemple, les adultes sont de plus en plus reconnus comme la principale source de la coqueluche chez les nourrissons et les jeunes enfants. Les adultes et les adolescentes et adolescents infectés peuvent transmettre la maladie aux nourrissons qui n’ont pas encore terminé leur série vaccinale contre la coqueluche. Ces nourrissons ne sont pas entièrement protégés contre la maladie et ils sont plus à risque de complications graves. En 2006, l’Enquête nationale sur la vaccination (ENV), réalisée au Canada, a montré que :

Les vaccins pour les enfants et les adultes sont essentiels afin de renforcer la résilience de la population. Des personnes en santé ont moins besoin de services de santé. Il est essentiel de promouvoir la vaccination et de veiller à ce que les enfants et les adultes soient vaccinés systématiquement contre des maladies mortelles qui peuvent être prévenues par la vaccination.

Les changements mis en œuvre

En 2011, l’Ontario a élargi son programme de vaccination financé par les fonds publics afin de le rendre plus accessible et de mieux protéger les familles. Deux vaccins ont été ajoutés au programme de vaccination. Un protège contre l’infection par le rotavirus, qui est la principale cause de diarrhée sévère causant la déshydratation chez les nourrissons et les jeunes enfants. L’Ontario a été la première administration au Canada à faire en sorte que le vaccin contre le rotavirus soit financé par les fonds publics après que le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) ait recommandé l’utilisation de ce vaccin pour les nourrissons, en juillet 2010. Le deuxième vaccin, le RROV, a ajouté la protection contre la varicelle (V), qui protège contre le virus qui cause la varicelle, pour la combiner au vaccin antirougeoleux, antiourlien et antirubéoleux (RRO). La province a également élargi les programmes de vaccination contre la varicelle et la coqueluche.

« La vaccination systématique et l’égalité d’accès aux vaccins sont des aspects particulièrement importants pour les familles ayant un faible statut socio-économique, et qui ne sont pas nécessairement en mesure de payer le vaccin », a déclaré Mme Arron. À l’heure actuelle, l’Ontario couvre le coût de 14 vaccins pour enfants, comparativement à neuf en 2003-2004. Les six autres vaccins qui ont été rendus disponibles au cours des huit dernières années représentent une économie totale pour les familles de 1 892 $ par personne.

Les vaccins donnent des résultats mesurables qui permettent au système de santé de réaliser des économies réelles. Par exemple, une étude fondée sur des données probantes réalisées en Ontario, en 2002, a établi un rapport coût-bénéfice du financement du vaccin contre le rotavirus. Chaque enfant hospitalisé en raison d’une infection par le rotavirus coûte à la province environ 2 690 $, en plus d’environ 800 $ pour une consultation à la salle des urgences. Ces chiffres ne tiennent pas compte du coût lié à la perte de productivité découlant de l’absence des parents au travail, à l’augmentation du stress et à la perturbation de la vie familiale lorsqu’un enfant est malade.

Il est essentiel d’encourager la vaccination, et pas seulement pour les enfants. Depuis 2000, la province a offert chaque année un vaccin gratuit contre la grippe saisonnière à toutes les personnes âgées de six mois et plus, qui vivent, travaillent ou fréquentent une école en Ontario. Le Programme universel de vaccination contre la grippe (PUVG) a eu un impact important sur le taux de la maladie et le fardeau causé par la grippe. Depuis la mise en œuvre du PUVG, le taux de vaccination annuelle des Ontariennes et Ontariens a presque doublé, passant de 18 % à 33 %. Cette augmentation a été liée à une baisse générale de 61 % de l’incidence des infections dues à la grippe saisonnière, en 2006, et à une réduction de 74 % des décès chez les personnes âgées en Ontario. Le programme a également contribué à éviter des coûts pour le système de santé d’environ 27 millions de dollars au cours des 10 dernières années.

Le programme a fait de l’Ontario un chef de file national et mondial en matière de prévention de la grippe saisonnière. Mais les résultats positifs pourraient être encore plus importants si les taux de vaccination contre la grippe pouvaient être augmentés davantage. Le taux de vaccination contre la grippe saisonnière est resté relativement inchangé ces dernières années. « Des personnes sont encore hospitalisées et meurent en raison de la grippe saisonnière », a souligné Mme Arron. Chaque année au Canada, environ 1 500 personnes meurent de la grippe. Nous continuons donc à mettre l’accent sur l’augmentation du taux de vaccination annuelle contre la grippe. »

Des soins durables et de meilleure qualité

Investir dans les programmes de vaccination et sensibiliser le public à l’importance continue de la vaccination sont des éléments clés visant à garder les personnes en santé et à favoriser des collectivités plus saines. Les programmes de vaccination sont également essentiels afin de faire une meilleure utilisation des ressources des soins de santé en évitant la maladie et les complications de maladies évitables qui nécessitent une hospitalisation. La réduction de l’incidence des maladies contribue à diminuer le nombre de consultations médicales, de visites au service des urgences et l’utilisation des services médicaux de courte durée. Les vaccins sont des outils importants dans les mains des fournisseurs de soins de santé primaires afin de prévenir la maladie. « La vaccination rend la population plus résiliente et contribue à la viabilité du système », a déclaré Mme Arron.

Pour en savoir davantage sur le programme d’immunisation de l’Ontario.

Renseignements :
Rohini Busur, chef
Direction des politiques et des programmes de santé publique
Santé publique Ontario
Téléphone : 416 327-8009
Courrier électronique : rohini.basur@ontario.ca

 

Pour en savoir plus

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À Toronto, faites le 416-314-5518
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