Le Programme d’inspection de la qualité des foyers de soins de longue durée (PIQFSLD) préserve le bien-être des résidents en prévoyant en permanence des inspections pour donner suite à des plaintes, des préoccupations et des incidents graves, et en assurant des inspections de tous les foyers au moins une fois par an.
Le but du PIQFSLD est de :
Pour ce faire, le MSSLD effectue des inspections sans préavis et impose au besoin des mesures de redressement tout en veillant à ce que les mesures prises soient transparentes. Le Ministère mène des inspections qui découlent de plaintes et d’incidents graves, pour effectuer un suivi, des inspections générales et d’autres types. La version publique des rapports d’inspection détaillant toutes les constatations de non-respect doit être affichée publiquement dans les foyers de SLD et remise aux conseils des familles et des résidents. Elles sont aussi affichées sur le site Web du Ministère. Pour obtenir un rapport d’inspection de foyer, vous pouvez vous adresser directement au foyer ou le trouver sur ce site.
Le PIQFSLD est mis en œuvre graduellement en 2010, 2011 et 2012.
Voici les principales caractéristiques du programme :
Inspections de la qualité des services aux résidents
Depuis la mise en œuvre de la LFSLD, tous les foyers de soins de longue durée peuvent faire l’objet d’une inspection menée par des inspecteurs du Ministère. L’inspection de la qualité des services aux résidents est une inspection générale. Si cette inspection révèle des lacunes, des inspections plus poussées ont lieu. Les protocoles d’inspections suivants sont utilisés dans toutes les inspections :
Pour tous les foyers, un échantillon uniformisé de résidents (habituellement 40) est choisi à l’avance et de façon aléatoire dans une base de données provinciale. L’objectif de la première étape est d’effectuer des examens préliminaires des indicateurs de la qualité des soins et de la qualité de vie de cet échantillon de 40 résidents en utilisant un ensemble de questions structurées. Ce processus assure la cohérence des résultats qui sont alors comparables pour les inspecteurs et les foyers.
L’inspection de la qualité des services aux résidents couvre plusieurs aspects des indicateurs de la qualité des soins et de la qualité de vie. Au cours de la première étape, les inspecteurs recueillent des renseignements sur les résidents à partir d’observations, d’entrevues (avec les résidents, des membres de leur famille, le personnel) et des dossiers médicaux. La fréquence des réponses favorables ou défavorables à des questions comme « Êtes-vous traité avec respect et dignité par le personnel? » est analysée et comparée à des repères qui, selon des recherches, pourraient révéler la présence d’une situation de non-respect. Grâce aux analyses, les inspecteurs sont en mesure d’évaluer l’existence de lacunes qui justifieraient une inspection dans le cadre de la deuxième étape.
À la deuxième étape, la portée de l’inspection en profondeur s’appuie sur les résultats des entrevues, des observations et des examens de dossiers effectués à la première étape. Si la première étape ne révèle pas de lacunes potentielles, il n’y a pas lieu de passer à la deuxième étape. La deuxième étape est déclenchée uniquement si l’inspection effectuée à la première étape révèle des problèmes. Cette inspection est effectuée en utilisant le protocole d’inspection correspondant et en répondant aux questions pertinentes du protocole.
Ces protocoles obligent les inspecteurs à recueillir les renseignements nécessaires pour déterminer si les normes de soins définies dans la LFSLD, et dans le règlement, sont respectées.
Voici quelques exemples de protocoles d’inspection qui peuvent être déclenchés :
Les conclusions sont documentées dans le rapport d’inspection. En vertu de la LFSLD, les inspecteurs doivent signaler dans ce rapport tous les cas de non-respect décelés au cours d’une inspection.
Toutes les inspections sont sans préavis (sauf de très rares exceptions définies à l’article 298 du Règlement de l’Ontario 79/10 pris en vertu de la LFSLD) et le calendrier d’inspection est aléatoire.
Pour chaque cas où une situation de non-respect de la Loi ou du règlement, l’inspecteur doit déterminer les mesures à prendre, y compris imposer une sanction au moyen d’un ordre. L’inspecteur produire au moins un avis écris de non-respect (LFSLD, 2007, chap. 8, art. 152.1).
La décision de prendre des mesures supplémentaires se fonde sur une évaluation des facteurs suivants :
Les inspecteurs doivent appliquer les définitions relatives à la gravité, à la portée et aux antécédents de conformité (voir l’annexe A ci-après) lorsqu’ils décident des autres mesures à prendre, qui peuvent inclure ce qui suit :
Autres inspections
Le programme d’inspection de la qualité des foyers de soins de longue durée comprend également d’autres types d’inspection, par exemple, lorsque des plaintes ou un incident sont signalés, ou qu’un suivi d’une inspection précédente est effectué. Dans ce cas, la première étape de l’inspection annuelle n’est pas appliquée. Les protocoles d’inspection pertinents sont utilisés pour étudier à fond la question et déterminer si le foyer est en conformité avec la LFSLD et ses règlements.
Rapports d’inspection
Deux versions du rapport d’inspection sont produites et remises au titulaire de permis de foyer de soins de longue durée, soit :
Rapport au titulaire de permis – L’exemplaire du rapport qui est remis au titulaire de permis contient tous les renseignements liés à l’inspection, y compris les renseignements médicaux des résidents (rapport confidentiel qui ne doit pas être diffusé).
Rapport public – Le rapport public contient tous les renseignements liés à l’inspection, mais le maximum de renseignements médicaux sur les résidents ont été supprimés. Ce rapport est remis au conseil des résidents, au conseil des familles, aux autres intervenants clés et il est affiché dans le foyer. Il convient de souligner que le MSSLD supprime des renseignements sélectionnés, comme les détails permettant d’identifier des personnes, dans la version publique des rapports d’inspection afin qu’il soit impossible d’identifier les résidents des foyers SLD et pour respecter leur vie privée.
Niveaux de gravité du non-respect
| Niveau de gravité | Définitions |
|---|---|
| Niveau 1 Préjudice mineur |
Le non-respect risque de causer un préjudice mineur qui a peu ou pas d’incidence sur le ou les résidents. |
| Niveau 2 Préjudice mineur ou préjudice réel potentiel |
Le non-respect entraîne un inconfort mineur pour le résident ou pourrait avoir (sans être encore réalisé) une incidence défavorable sur la capacité du résident d’être le plus fonctionnel possible. |
| Niveau 3 Préjudice réel |
Le non-respect entraîne une situation qui a une incidence défavorable sur la capacité du résident d’être le plus fonctionnel possible.Le non-respect entraîne une situation qui a une incidence défavorable sur la capacité du résident d’être le plus fonctionnel possible. |
| Niveau 4 Danger immédiat |
Le non-respect expose le résident à un danger immédiat puisqu’il a causé (ou pourrait causer) des blessures, un préjudice ou une invalidité graves ou entraîner le décès du résident qui reçoit des soins dans le foyer de soins de longue durée. |
Niveaux de la portée du non-respect
| Portée | Définitions |
|---|---|
| Niveau 1 Isolé |
Lorsque très peu de résidents sont touchés ou que très peu d’employés sont impliqués ou que la situation se produit occasionnellement ou dans un nombre très restreint d’emplacements (ou d’unités) dans le foyer de soins de longue durée. Cinq pour cent (5 %) ou moins de résidents touchés ayant répondu au sondage |
| Niveau 2 Habituel |
Lorsqu’un nombre plus important de résidents sont touchés ou qu’un nombre plus important d’employés sont impliqués ou que la situation s’est produite dans plusieurs emplacements ou que les mêmes résidents sont touchés à maintes reprises par la même situation de non-respect. Plus de 5 % ou moins de 33 % des résidents touchés ayant répondu au sondage. |
| Niveau 3 Étendu |
Lorsque les problèmes de non-respect sont omniprésents dans le foyer de soins de longue durée ou qu’ils présentent une défaillance systémique qui touche ou qui pourrait toucher un nombre important de résidents du foyer de soins de longue durée. Une portée étendue fait référence à la population entière du foyer qui a répondu au sondage, et non à un sous-ensemble de résidents ou à une unité ou un emplacement qui a répondu au sondage. Plus de 33 % des résidents touchés ayant répondu au sondage. Ou dans le cas d’une épidémie infectieuse, lorsque le médecin hygiéniste en chef définit la situation comme étant une « épidémie ». |
Niveaux des antécédents de conformité
| Niveaux | Définitions |
|---|---|
| Niveau 1 Aucun cas précédent de non-respect |
Aucun cas de non-respect dans l’année entière qui précède la date de la présente inspection. |
| Niveau 2 Cas précédent non lié au non-respect |
Un ou plusieurs cas non liés au non-respect dans les trois dernières années (2 années précédentes et l’année en cours) |
| Niveau 3 Cas précédent lié au non-respect |
Un ou plusieurs cas liés au non-respect dans les trois dernières années (2 années précédentes et l’année en cours) |
| Niveau 4 Cas continu de non-conformité malgré les mesures mises de l’avant par le Ministère |
Malgré les mesures mises de l’avant par le Ministère (plan de redressement écrit et devant être mis en œuvre volontairement) ou l’émission d’un ordre, le titulaire de permis est toujours dans une situation de non-respect lors d’une troisième inspection. |
| Niveau 5 Cas multiples liés ou non au non-respect |
Cas multiples de non-respect dont un est lié au cas actuel. |
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