Les vaccins (injections ou doses) constituent le meilleur moyen de se protéger contre certaines infections extrêmement graves. La Société canadienne de pédiatrie et le Comité consultatif national de l'immunisation recommandent fortement de procéder à une vaccination systématique.
Le DTCa-VPI est un vaccin combiné qui protège les enfants contre quatre maladies : la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la polio. L'abréviation « Ca » signifie « coqueluche acellulaire ». Ce vaccin est recommandé pour les nourrissons et les enfants de moins de sept ans.
À moins d'être exempté, tout enfant qui fréquente un établissement scolaire ontarien doit, en vertu de la loi, se faire vacciner contre la diphtérie, le tétanos et la polio.
La diphtérie est une maladie grave du nez, de la gorge et de la peau qui cause des maux de gorge, de la fièvre et des frissons. Elle peut se compliquer en provoquant des problèmes respiratoires, une insuffisance cardiaque et des lésions nerveuses. Sur dix personnes atteintes de cette maladie, environ une personne en mourra. Elle se transmet le plus souvent d'une personne à l'autre par la toux et les éternuements.
Le tétanos, aussi appelé trismus, est une maladie grave qui peut se déclarer si de la saleté, portant le germe du tétanos, pénètre dans une coupure cutanée. Les germes du tétanos se trouvent partout, habituellement dans la terre, la poussière et le fumier. Cette maladie ne se propage pas d'une personne à l'autre. Le tétanos cause des crampes aux muscles du cou, des bras, des jambes et de l'estomac et des convulsions douloureuses qui peuvent être suffisamment graves pour fracturer les os. Même lorsqu'il est traité précocement, le tétanos s'avère mortel dans deux cas sur dix.
La coqueluche, ou toux coquelucheuse, est une maladie qui est particulièrement grave chez les enfants. Les enfants qui en sont atteints sont victimes d'épisodes de toux violente. Cette toux peut les amener à vomir ou à cesser de respirer pendant un bref instant. La toux peut durer des semaines et faire en sorte que l'enfant ait de la difficulté à manger, à boire ou même à respirer. La coqueluche peut provoquer de graves complications. Sur dix enfants qui en sont atteints, plus de deux souffriront de pneumonie. La coqueluche peut aussi causer des dommages cérébraux, des crises d'épilepsie et la mort. Ces problèmes apparaissent le plus souvent chez les bébés. La coqueluche se propage très facilement d'une personne infectée à d'autres par la toux ou les éternuements.
La polio est une maladie dangereuse que l'on peut contracter en buvant de l'eau ou en mangeant des aliments contaminés par le germe qui en est à l'origine. Elle se transmet aussi d'une personne à une autre. Cette maladie peut causer des lésions nerveuses et paralyser une personne jusqu'à la fin de ses jours. Elle peut entraîner la paralysie des muscles qui servent à respirer, à parler, à manger et à marcher. Elle peut également causer la mort.
Lorsque le nombre de doses recommandé du vaccin DTCa-VPI est administré aux enfants, il les protège dans plus de 95 pour cent des cas contre la diphtérie, dans pratiquement 100 pour cent des cas contre le tétanos, dans 85 pour cent des cas contre la coqueluche et dans 99 pour cent des cas contre la polio. De plus, le vaccin réduit la virulence de ces maladies chez ceux qui pourraient en être atteints.
Le vaccin DTCa-VPI est administré aux enfants avant qu'ils n'entrent en maternelle ou à l'école, soit entre l'âge de quatre et six ans. Avant cela, votre enfant devrait avoir reçu quatre doses du vaccin DTCa-VPI-Hib (cinq vaccins en un) à deux, quatre, six et 18 mois.
Une dose de rappel contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche est administrée vers l'âge de 15 ans (dix ans après la dose de rappel du DTCa-VPI administrée entre l'âge de quatre et six ans). Après l'administration de cette dose, d'autres vaccins de rappel contre le tétanos et la diphtérie sont nécessaires tous les 10 ans pour assurer une protection continue.
Votre enfant devrait recevoir cette dose le plus tôt possible. Le DTCa-VPI n'est pas administré aux enfants de plus de six ans. Par conséquent, le vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTCa) ainsi que le VPI (injecté avec une aiguille distincte) sont administrés aux enfants de sept ans et plus qui ont manqué la dose de rappel du vaccin DTCa-VPI qui aurait dû leur être administrée entre quatre et six ans.
Oui. Il entraîne rarement des effets secondaires graves. La présence d'une douleur modérée, d'une enflure et de rougeurs pendant quelques jours au point d'injection est un phénomène courant. Certains enfants sont atteints de fièvre, d'une éruption cutanée, perdent l'appétit ou sont irritables ou somnolents pendant un ou deux jours suivant la vaccination. Votre médecin peut vous recommander d'administrer à votre enfant de l'acétaminophène (un médicament) afin de prévenir la douleur et la fièvre.
L'encéphalopathie est un effet secondaire extrêmement rare, dont souffrait environ un enfant sur un million ayant reçu le vaccin contre la coqueluche avant juillet 1997 (appelé vaccin anticoquelucheux à « germe entier »).
L'encéphalopathie, soit l'irritation du cerveau ou de l'enveloppe du cerveau, cause divers symptômes, dont des maux de tête, des raideurs dans le cou, des changements de comportement, de la confusion ou de l'irritabilité ou des troubles de la parole. Les personnes atteintes s'en remettaient complètement en une courte période de temps sans subir de dommages permanents. Le nouveau vaccin contre la coqueluche acellulaire (Ca) provoque encore moins de réactions mineures et les risques d'irritation du cerveau à la suite de son administration demeurent extrêmement faibles. Ce vaccin procure beaucoup plus de bienfaits qu'il ne présente de risques.
Le risque qu'un enfant ayant reçu ce vaccin dernièrement transmette une maladie quelconque à une femme enceinte ou à qui que ce soit d'autre s'avère nul. Il est conseillé de toujours discuter avec son médecin ou son infirmière praticienne des bienfaits et des risques associés à tout vaccin.
Communiquez avec votre médecin ou votre infirmière praticienne ou rendez-vous au service des urgences de l'hôpital le plus proche si votre enfant présente l'un ou l'autre des symptômes suivants dans les trois jours suivant la vaccination :
Votre médecin ou votre infirmière praticienne peut décider de ne pas administrer le vaccin à votre enfant si ce dernier :
Consultez votre médecin ou votre infirmière praticienne ou communiquez avec votre bureau de santé publique local pour obtenir plus de renseignements.
Veillez à ce que votre fiche d'immunisation personnelle (c.-à-d. la « fiche jaune ») soit mise à jour après chaque vaccination. Si votre enfant fréquente une garderie ou une école, avisez votre bureau de santé publique local chaque fois qu'il reçoit un vaccin. Cette fiche est requise pour que votre enfant puisse fréquenter l'école et la garderie ainsi que pour certains types de déplacements et de travaux; il faut donc la conserver en lieu sûr.