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La santé mentale :
L'an 2000 et au-delà : Consolider le réseau de santé mentale de l'Ontario

Rapport des consultations sur la réforme de la santé mentale en Ontario

par Dan Newman, député
Adjoint parlementaire à la ministre de la Santé

Juin 1998


Table des matières


Historique du réseau de santé mentale de l'Ontario

Le premier asile a ouvert ses portes en 1850 dans les installations qui abritent aujourd'hui la Corporation des services de toxicomanie et de santé mentale (autrefois le Centre de santé mentale de la rue Queen). Au cours du siècle suivant, les hôpitaux publics de santé mentale de la province ont offert des traitements et des services d'accueil, d'hébergement et de garde aux personnes atteintes d'une maladie mentale grave, aux criminels, aux sans abri et aux autres membres marginaux de la société.

Au début des années 1960, la mise au point de médicaments psychotropes pour le traitement de la maladie mentale a donné naissance au mouvement de désinstitutionnalisation dans les hôpitaux de l'Ontario. Ces médicaments ne pouvaient guérir la majorité des patients atteints d'une maladie mentale, mais ils étaient souvent susceptibles de réduire ou d'enrayer leurs symptômes. Les patients pouvaient ainsi être renvoyés dans la collectivité et être acceptés par la société. Ils ont été accueillis dans des foyers de soins spéciaux, les unités psychiatriques d'hôpitaux communautaires, des hôpitaux privés et d'autres établissements communautaires.

Les progrès thérapeutiques qui ont permis de donner aux patients un congé plus précoce et de les désinstitutionnaliser n'ont cependant pas été accompagnés par l'implantation de services communautaires appropriés. Au fur et à mesure que les congés des hôpitaux de la province se multipliaient, le nombre de réadmissions a également augmenté. Cette situation, désignée par l'expression «syndrome des portes tournantes», a été attribuée à l'incapacité des gouvernements antérieurs à élaborer un réseau de santé mentale dynamique susceptible d'offrir des soins continus qui suivraient les patients dans leurs déplacements, où qu'ils se trouvent.

Depuis les années 1960, d'autres événements importants ont eu des incidences considérables sur le réseau de santé mentale de l'Ontario. L'adoption par la province d'un régime universel d'assurance-santé, en 1972, a par exemple provoqué une utilisation accrue, par un facteur de quatre, des services psychiatriques.

En 1988, après des consultations réalisées dans l'ensemble de la province, le rapport Graham, intitulé Renforcer le soutien communautaire à la population, a été rendu public. Ce rapport proposait un plan à long terme pour l'élaboration et la mise en œuvre d'un réseau structuré de santé mentale communautaire, qui accordait notamment la priorité aux personnes atteintes d'une incapacité ou d'une maladie mentale grave.

En 1993, le gouvernement précédent rendait public un plan de dix ans, intitulé Mettre la personne au premier plan, visant une réforme de la santé mentale en Ontario. Ce cadre stratégique reprenait la vision du rapport Graham d'un réseau communautaire de santé mentale. Aujourd'hui, à mi-chemin de ce plan de dix ans, il semble cependant évident que le gouvernement n'a pas fourni les fonds nécessaires et n'a pas réalisé la réforme essentielle en vue de mettre sur pied un réseau dynamique de santé mentale.

Depuis 1995, notre gouvernement a annoncé une série de subventions visant à élargir les services de santé mentale en Ontario. La somme de 23 500 000 $ a été accordée au Fonds d'investissement communautaire. Notre gouvernement a mis sur pied et élargi dans toute la province des services de gestion des cas, des équipes communautaires de traitement et des services d'intervention d'urgence. Il s'est engagé à créer un réseau dynamique de santé mentale offrant aux patients un ensemble de soins, de la prévention jusqu'aux traitements communautaires et hospitaliers.


Le processus de consultation

En 1993, le gouvernement précédent approuvait un cadre stratégique pour la réforme de la santé mentale, intitulé Mettre la personne au premier plan. Ce document décrivait une stratégie visant à réaliser sur une période de dix ans la réforme de la santé mentale en Ontario. Notre gouvernement se trouve aujourd'hui à mi-chemin de ce plan de dix ans. Afin d'établir si cette stratégie est adaptée aux besoins de la population et de déterminer dans quels domaines des améliorations étaient nécessaires, notre gouvernement a décidé de réévaluer cette stratégie.

Le 28 janvier dernier, l'honorable Elizabeth Witmer, ministre de la Santé, m'a demandé de procéder à des consultations, au cours d'une période de cinq semaines, afin de passer en revue la réforme de la santé mentale en Ontario. Ces consultations visaient à donner au gouvernement un point de vue éclairé sur les diverses questions se rapportant à la réforme de la santé mentale, et à préparer des recommandations sur l'orientation future de cette réforme en Ontario.

Pour que cette étude de cinq semaines soit exhaustive et qu'elle donne la possibilité à l'ensemble de la population et des intervenantes et intervenants au sein du réseau de santé mentale de collaborer à la préparation des recommandations, les personnes et les groupes ont été invités à y participer de la façon suivante :

  • tables rondes réunissant les personnes intéressées
  • visite d'établissements dans toute la province
  • rencontres personnelles avec divers groupes et personnes ayant des connaissances et une expérience approfondies en santé mentale
  • mémoires présentés par toutes les personnes qui souhaitaient collaborer aux consultations

En plus de recevoir plus de 100 mémoires et 500 appels téléphoniques et de participer à de nombreuses rencontres, je me suis rendu dans un certain nombre de collectivités de l'Ontario afin de rencontrer les personnes intéressées et de visiter des établissements, ce qui m'a permis de prendre personnellement connaissance d'un grand nombre des problèmes qui ont été soulevés. Je me suis notamment rendu à Belleville, Brockville, Hamilton, Newmarket, Ottawa, Thunder Bay, Whitby et dans divers établissements à Toronto.

Afin de permettre aux personnes intéressées de discuter ensemble des questions relatives à la réforme de la santé mentale, j'ai animé deux rencontres, à Toronto, auxquelles ont participé plusieurs dizaines d'organismes provenant de toutes les régions de l'Ontario. En outre, j'ai eu la possibilité de rencontrer à deux reprises le Comité consultatif provincial sur la santé mentale, de même que l'honorable Cam Jackson, ministre délégué aux Affaires des personnes âgées, et le groupe de discussion sur la maladie d'Alzheimer.

On trouvera aux annexes II et III la liste des établissements que j'ai visités et des personnes que j'ai rencontrées.

Plutot cette annee, j'ai rencontré Madame Witmer afin de discuter de mes consultations et de lui présenter un aperçu des thèmes communs qui avaient été abordés lors des consultations de cinq semaines. Lors de cette rencontre, la ministre m'a invité à apporter la dernière main à mon étude et à mes recommandations, et à lui remettre le présent rapport.


Thèmes communs abordés lors des consultations

Au cours de mes consultations de cinq semaines, un certain nombre de thèmes communs ont été abordés, que notre gouvernement doit prendre en compte afin d'assurer la réforme du réseau de santé mentale de l'Ontario. Ces thèmes représentent une compilation des questions présentées lors des consultations. Ils constituent l'opinion d'un grand nombre de personnes intéressées provenant des diverses régions de la province.

Voici les thèmes qui ont été abordés :

  • Notre gouvernement doit avoir comme priorité la mise en œuvre de la réforme.
  • Des subventions accrues et des fonds d'aide pour la transition sont nécessaires.
  • Les services destinés aux personnes atteintes d'une maladie mentale doivent être mieux coordonnés et intégrés entre les ministères.
  • On doit assurer la mise en place d'un réseau structuré de services de santé mentale, qui offre une gamme complète de soins.
  • Il importe d'améliorer les services destinés à la population du secteur médico-légal.
  • Les usagères et usagers doivent pouvoir disposer du meilleur accès possible aux services et aux médicaments.
  • Il importe de mettre l'accent sur l'obligation redditionnelle, l'évaluation des résultats, la recherche documentée et les évaluations.
  • Un modèle de prestation des services de santé mentale en Ontario doit être élaboré.
  • Les usagères et usagers et les familles doivent participer de façon significative au processus de réforme.
  • Le processus de réforme doit être adapté à la population diversifiée de l'Ontario.
  • Il importe d'élaborer un plan visant à gérer le processus de changement.
  • On doit chercher à améliorer l'information, la formation et la sensibilisation du public.
  • Notre gouvernement devrait procéder à un réexamen de la Loi sur la santé mentale et des lois connexes en vue d'en assurer une application efficace.

Presque toutes les personnes que j'ai consultées au cours de mon étude ont souligné la nécessité, pour notre gouvernement, d'accorder la priorité à la réforme de la santé mentale. De nombreux groupes ont reconnu que beaucoup de temps et des efforts considérables avaient été consacrés à la planification de la réforme, mais que ces efforts, de la part des gouvernements antérieurs, n'avaient produit que peu de changements. Il est donc inacceptable de procéder à d'autres travaux de planification conceptuels, et l'heure est venue de mettre en œuvre la réforme.

À cette fin, on m'a déclaré qu'une volonté politique de la part de notre gouvernement en vue de réaliser une réforme véritable et soutenue était nécessaire pour que les changements souhaités deviennent réalité. On m'a également indiqué qu'une déclaration officielle devait être faite afin de rendre publiques les priorités du gouvernement à l'égard de la réforme future de la santé mentale. Ces mesures feraient en sorte que tous les groupes qui travaillent en vue d'atteindre le même objectif aient une compréhension mutuelle des orientations et des priorités du gouvernement.

Tous les groupes ont indiqué que les subventions jouaient un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la réforme de la santé mentale. Pendant les consultations, on m'a déclaré qu'un fonds d'aide pour la transition était nécessaire pour la mise en œuvre de la réforme. Des fonds destinés aux services et mécanismes de soutien communautaire doivent notamment être prévus. On m'a également déclaré qu'un financement équitable tenant compte des disparités régionales dans la province devait être envisagé.

Un grand nombre des personnes que j'ai consultées ont souligné la nécessité d'intégrer et de coordonner le réseau des services de santé mentale, notamment en éliminant les obstacles entre le secteur des hôpitaux et le secteur communautaire. La réforme de la santé mentale devrait plus particulièrement mettre l'accent sur une approche intégrée à l'égard de la prestation des services, alors qu'une meilleure coordination au sein des deux secteurs et entre ces secteurs nous permettrait de nous doter d'un réseau de santé mentale intégré.

Les personnes qui ont participé aux consultations m'ont déclaré qu'une meilleure coordination interministérielle était nécessaire, à la fois au sein du ministère de la Santé et entre les différents ministères.

Tous les groupes ont souligné la nécessité d'un réseau de services de santé mentale coordonné qui offre une gamme complète de soins et de mécanismes de soutien. On m'a déclaré plus particulièrement que notre gouvernement devait chercher à éliminer les lacunes dans les services entre les soins en établissement et les soins communautaires. Les gouvernements précédents n'ont élaboré aucune mesure de coordination ou d'intégration afin d'associer la réduction prévue de l'utilisation des lits en psychiatrie à une augmentation planifiée des services et mécanismes de soutien communautaire en santé mentale.

En outre, les participantes et participants ont souligné la nécessité de la promotion de la santé et de la prévention de la maladie, notamment grâce à des services qui éviteraient la détérioration des personnes présentant des troubles de santé mentale graves.

Les personnes qui ont participé aux consultations se préoccupaient également des services destinés à la population du secteur médico-légal, notamment la détention prolongée des personnes dans les établissements correctionnels, l'accessibilité nécessaire aux lits d'hôpitaux et la nécessité de meilleurs services visant à réduire le recours aux tribunaux. On nous a déclaré que notre gouvernement devait élargir sans délai ces services, et qu'il devrait étudier d'autres formules, notamment la mise sur pied d'un tribunal chargé de tous les cas de maladie mentale.

Un certain nombre des personnes que j'ai rencontrées ont souligné l'importance d'assurer l'accès aux nouveaux médicaments pour les personnes qui présentent une maladie mentale grave, et ont indiqué certaines des limites du Programme de médicaments de l'Ontario.

L'accès aux services appropriés est essentiel pour les personnes qui souffrent de maladie mentale. On m'a indiqué que cet accès était dans bien des cas restreint en raison d'une mauvaise connaissance des lieux où les services requis sont dispensés. Les participantes et participants ont déclaré qu'un système analogue à celui des centres d'accès aux soins communautaires de notre gouvernement ou au réseau de soins pédiatriques pourrait être utile.

On m'a également indiqué lors des consultations que l'obligation redditionnelle, notamment une importance accrue accordée à la mesure des résultats à partir d'études d'évaluation, devait devenir l'un des éléments central de la réforme de la santé mentale par notre gouvernement. On m'a aussi déclaré que l'obligation redditionnelle devait être assurée à tous les paliers du réseau, et que l'ensemble des intervenantes et intervenants, notamment les médecins et les autres travailleuses et travailleurs et spécialistes en santé mentale devaient assumer la responsabilité des orientations du gouvernement touchant la réforme de la santé mentale.

Des fonds et de nouveaux programmes devraient être mis en place afin d'évaluer les résultats, les méthodes les plus efficaces et les études d'évaluation. Les résultats se rapportant à la qualité de vie sont considérés comme un élément essentiel. On m'a également indiqué que des études d'évaluation devraient être utilisées afin d'orienter les changements lorsque certains aspects du réseau se révèlent inefficaces. Plusieurs personnes ont souligné que l'on ne devait pas tenter de «réinventer la roue», mais que l'on devait plutôt chercher à tirer profit des travaux de recherche existants. En outre, d'autres personnes ont indiqué que les centres universitaires des sciences de la santé pourraient réaliser des travaux de recherche valables et qu'ils devraient participer plus activement à la réforme de la santé mentale.

Lors de mes consultations, un certain nombre de participantes et participants ont indiqué que des directions régionales étaient nécessaires, alors que d'autres ont proposé une approche plus centralisée. Bon nombre de personnes ont fait observer que les autorités régionales jouaient un rôle important dans les régions où une réforme de la santé mentale avait été réalisée avec succès. On a fait observer que le rôle des autorités régionales et locales devait être défini clairement, et qu'il devait être distinct de celui du ministère de la Santé. En outre, on m'a déclaré que le Ministère devait élaborer des orientations politiques et mettre l'accent sur l'obligation redditionnelle et le respect des politiques. Selon certaines personnes, des organismes locaux ou régionaux pourraient être chargés de la planification, de l'évaluation et de l'attribution des fonds à l'égard des recommandations fondées sur les besoins locaux ou régionaux.

La participation des usagères et usagers et des membres des familles est également un aspect essentiel des efforts du gouvernement en vue de mettre en œuvre la réforme. La participation de ces deux groupes assurerait l'implantation d'un réseau efficace de santé mentale, notamment touchant l'accès aux services. La participation des usagères et usagers et des familles est considérée essentielle à tous les niveaux de la planification, de l'évaluation et de la prestation des services. L'importance d'offrir des ressources suffisantes en vue de soutenir les initiatives adoptées par les usagères et usagers et les familles a été soulignée, de même que les possibilités de collaboration entre ces groupes.

Les participantes et participants m'ont déclaré que la réforme actuelle et future de la santé mentale doit tenir compte de la diversité de la population de l'Ontario. En outre, les différences touchant l'âge et le sexe doivent être prises en compte dans la réforme, et notre gouvernement doit répondre aux besoins des enfants et des adolescentes et adolescents en matière de santé mentale. La participation de représentantes et représentants des diverses collectivités est essentielle en vue d'assurer une planification efficace, la reddition de comptes, les mesures d'évaluation et la prestation des services.

Les participantes et participants ont souligné que l'on doit élaborer un plan efficace en vue d'assurer la gestion du changement. Une stratégie visant les ressources humaines doit notamment être adoptée, et les syndicats doivent participer à ce processus.

Les opinions varient touchant la proposition de modifier la Loi sur la santé mentale et les lois connexes. Un grand nombre de personnes estiment que des modifications législatives ne sont pas nécessaires pour mener à bien la réforme, mais d'autres souhaitent que les lois soient modifiées.

Chez les personnes qui souhaitaient un changement, un grand nombre ont proposé que la loi soit modifiée afin de refléter l'orientation de notre gouvernement à l'égard d'un réseau intégré et coordonné de santé mentale, qui offre un ensemble complet de soins aux personnes qui en ont besoin. On m'a indiqué que nos lois actuelles, qui ont été conçues pour régir un réseau de santé mentale institutionnel, pouvaient se révéler inefficaces au moment de la mise sur pied d'un réseau intégré et coordonné qui dispense une gamme complète de soins, de la prévention jusqu'aux traitements hospitaliers et dans la collectivité. Par contre, la majorité des personnes sont d'accord sur le fait qu'avant que les lois soient modifiées, une étude appropriée du cadre législatif dans d'autres territoires doit être réalisée.

Un certain nombre de personnes et de groupes m'ont déclaré que notre gouvernement devait tout d'abord assurer la formation des intervenantes et intervenants en santé mentale sur le but et l'application de la loi, avant de procéder à des changements législatifs. En outre, on m'a indiqué que l'on devait sans délai mettre sur pied un programme d'information et de formation à l'intention du personnel et des spécialistes de la santé mentale, notamment des programmes intersectoriels.

Dans l'ensemble, je suis convaincu que ces consultations m'ont permis de recueillir des suggestions et des opinions très variées à propos des questions entourant la réforme de la santé mentale en Ontario. Elles m'ont également permis de proposer au gouvernement les prochaines étapes concrètes de notre travail.


Les prochaines étapes

Au cours de mes consultations de cinq semaines, un certain nombre de questions ont été soulevées et des suggestions m'ont été faites à propos de la réforme de la santé mentale en Ontario. Les opinions divergeaient souvent concernant les solutions précises, mais la majorité des participantes et participants s'entendaient sur les prochaines étapes du travail de notre gouvernement. Je suis convaincu que nous devons agir rapidement afin de concrétiser cette démarche.

Dans le cadre de mes consultations, des personnes de toutes les régions de la province m'ont déclaré que le gouvernement précédent n'avait pas fait preuve de la détermination nécessaire afin de transformer le réseau de santé mentale. Notre gouvernement doit s'engager à mettre en œuvre la réforme afin de créer un réseau coordonné et intégré qui assure une gamme complète de soins aux personnes qui en ont besoin.

Pour aller de l'avant avec la réforme du réseau de santé mentale, notre gouvernement doit adopter les principes d'orientation suivants

  • Notre gouvernement doit axer la réforme de la santé mentale sur la qualité de vie des personnes qui souffrent de troubles graves de santé mentale.
  • Notre gouvernement doit reconnaître l'importance d'une approche holistique au sein du réseau de santé mentale en vue de prendre en compte les facteurs élargis qui déterminent la santé, notamment le logement, l'éducation, l'emploi et le soutien du revenu.
  • Notre gouvernement doit avoir comme priorité la mise sur pied d'un système intégré et cohérent de services de santé mentale qui offre une gamme complète de soins aux personnes qui en ont besoin, de la prévention jusqu'aux traitements hospitaliers et dans la collectivité.

On m'a indiqué que l'une des priorités essentielles du gouvernement touchant la réforme de la santé mentale devait être une volonté d'agir. On m'a notamment souligné que notre gouvernement devait tout simplement « aller de l'avant ».

Les observations qui m'ont été présentées m'ont fermement convaincu des points suivants :

Notre gouvernement doit faire preuve de sa détermination à l'égard de la réforme de la santé mentale en mettant sur pied un réseau intégré et coordonné de services de santé mentale en Ontario.

  • Ce réseau doit être fondé sur les méthodes les plus efficaces et offrir une gamme complète de soins qui met l'accent sur la promotion de la santé et la prévention de la maladie, et offre un équilibre approprié entre les services hospitaliers et communautaires.
  • Ce réseau doit également tenir compte de la priorité continue qu'accorde notre gouvernement aux personnes atteintes d'une maladie mentale grave.

J'estime également que les mesures suivantes sont nécessaires :

Notre gouvernement doit réunir sans délai une équipe chargée de l'élaboration des programmes, qui aura pour mandat de mettre sur pied une stratégie provinciale de mise en œuvre pour la prestation des services de santé mentale en Ontario.

  • Ce modèle doit assurer la responsabilité régionale et locale de la prestation des services, tout en adoptant des normes provinciales et des mesures visant l'obligation redditionnelle.
  • Ce modèle doit comprendre une stratégie détaillée de mise en œuvre, comportant des objectifs et des critères précis, des méthodes de mesure du rendement, un cadre de responsabilité et un plan des ressources humaines.

Les personnes et les divers groupes qui ont collaboré aux consultations étaient en outre d'accord sur la question du financement des services de santé mentale en Ontario.

On m'a indiqué que des fonds suffisants étaient essentiels au succès de la réforme de notre réseau de santé mentale, et que des fonds d'aide pour la transition devaient également être assurés pendant la mise en œuvre de la réforme. Comme le gouvernement précédent n'a pas dégagé les subventions communautaires nécessaires au moment de la désinstitutionnalisation des patients au profit des services communautaires, les participantes et participants ont invité notre gouvernement à accorder une priorité essentielle aux services et mécanismes de soutien communautaire.

Comme notre gouvernement est déterminé à manifester sa volonté de réaliser une réforme véritable et soutenue de la santé mentale, je suis convaincu de l'importance du point suivant :

Notre gouvernement doit mettre en place des subventions destinées tout particulièrement au réseau de santé mentale et offrir en temps opportun des fonds d'aide pour la transition pour permettre à la population ontarienne d'avoir accès aux services dont elle a besoin.

La question qui a peut-être soulevé les débats les plus passionnés portait sur la nécessité, de la part de notre gouvernement, de modifier la Loi sur la santé mentale et les lois connexes.

J'estime que notre gouvernement doit absolument s'assurer que toutes les composantes du réseau de santé mentale, notamment les lois applicables, soient intégrées et coordonnées pour assurer la prestation des meilleurs services aux personnes qui en ont besoin. À cette fin, notre gouvernement doit revoir les lois qui régissent le réseau de santé mentale. Comme notre gouvernement s'apprête à mettre en œuvre la réforme du réseau de santé mentale, nous devons nous assurer que notre cadre législatif reflète le nouveau système que nous mettons sur pied.

En allant de l'avant avec la réforme de la santé mentale sans revoir également l'efficacité de notre cadre législatif, nous ne ferions que miner nos efforts en vue de mettre sur pied un réseau véritablement intégré et coordonné susceptible d'offrir une gamme complète de soins à la population de l'Ontario.

Pour que nos lois soient les plus efficaces possible, j'estime que les points suivants sont nécessaires :

Notre gouvernement doit entreprendre sans délai un réexamen de la Loi sur la santé mentale et des lois connexes pour faire en sorte que le cadre législatif reflète les principes essentiels suivants :

  • Que la loi appuie la création, par notre gouvernement, d'un réseau de santé mentale intégré et coordonné, susceptible d'offrir une gamme complète de soins, de la prévention jusqu'aux traitements hospitaliers et communautaires.
  • Que la loi permette aux personnes qui ont besoin de services de santé mentale en Ontario d'avoir accès à ces services, au moment et à l'endroit où ils sont nécessaires.
  • Que la loi assure la sécurité du public.

Lors de mes consultations, on m'a déclaré que l'objectif et l'application de la Loi sur la santé mentale et des lois connexes suscitaient une certaine confusion et de fausses interprétations de la part des intervenantes et intervenants en santé mentale et du public. Notre gouvernement doit faire en sorte que les spécialistes, les fournisseurs, les usagères et usagers, les familles et le public connaissent les lois de la province.

Je suis fermement convaincu de l'importance des éléments suivants :

Notre gouvernement doit entreprendre immédiatement une campagne dynamique de formation et de sensibilisation du public en vue de préciser l'objectif et l'application de la Loi sur la santé mentale et des lois connexes.

  • Cette campagne doit s'adresser aux spécialistes, aux fournisseurs, aux usagères et usagers, aux familles et au public en général.
  • L'organisation de cette campagne ne doit cependant pas empêcher un réexamen de la loi, mais plutôt permettre que les modifications législatives appuient les principes fondamentaux mentionnés plus haut qui doivent sous-tendre la loi.

Dans toutes les régions de la province, on m'a indiqué que les communications et la coordination étaient des éléments essentiels au succès de la réforme de la santé mentale.

Les communications et la coordination au sein du gouvernement jouent un rôle analogue. Les décisions qui sont prises par un ministère sans avoir recours aux compétences et à l'expérience des autres ministères peuvent compromettre l'efficacité de la réforme du réseau de santé mentale.

Dans le cadre de mes consultations, on m'a déclaré que le gouvernement de la province doit assurer une meilleure coordination des services de santé mentale en s'assurant que des communications et un dialogue appropriés ont lieu entre les divers ministères du gouvernement et au sein du ministère de la Santé lui-même.

À cette fin, je suis convaincu du point suivant :

Notre gouvernement doit profiter de toutes les possibilités offertes pour améliorer la coordination et les mesures de prestation des services entre tous les ministères qui s'occupent des questions relatives à la santé mentale en Ontario.

Comme le gouvernement précédent n'a pas concrétisé les propositions de la population de l'Ontario touchant la réforme de la santé mentale, il importe que notre gouvernement les mette en œuvre. En adoptant ces principes pour la réforme du réseau de santé mentale, notre gouvernement peut en assurer le succès. En menant à bien ces prochaines étapes, notre gouvernement constituera une base stable pour les services de santé mentale en Ontario, ce qui lui permettra de résoudre les autres questions touchant les services de santé mentale à venir.


Conclusion

Je suis heureux d'avoir eu la possibilité de mener à bien ces consultations sur les services de santé mentale en Ontario.

Dans toute la province, les gens m'ont souligné l'importance des consultations et déclaré qu'ils se réjouissaient d'avoir la possibilité de donner à notre gouvernement leur avis sur la façon de consolider notre réseau de santé mentale.

Par contre, les gens m'ont également déclaré que notre gouvernement devait s'engager à mettre dès aujourd'hui la réforme en œuvre et faire preuve de sa détermination en adoptant une stratégie de mise en œuvre clairement définie.

Comme le souligne ce rapport, la réforme de la santé mentale soulève un certain nombre de questions et de thèmes communs.

Mes recommandations visent à faire en sorte que notre gouvernement mette sur pied un réseau coordonné de santé mentale qui offre une gamme complète de soins aux personnes qui ont besoin de services de santé mentale en Ontario.

Mes recommandations ne devraient pas être considérées comme l'objectif ultime du travail de notre gouvernement. Elles visent plutôt à présenter au gouvernement les prochaines étapes d'une démarche nécessaire afin d'offrir à la population de l'Ontario les meilleurs services bien au-delà des prochaines décennies.

Notre gouvernement doit poursuivre le réexamen du réseau pour faire en sorte qu'il réponde aux besoins des personnes qu'il est destiné à servir.

Mes consultations de cinq semaines m'ont convaincu que la volonté de notre gouvernement de procéder à une réforme approfondie de la santé mentale nous donne aujourd'hui la possibilité de créer en Ontario un réseau de santé mentale incomparable.

Notre réseau de santé mentale peut compter sur le dévouement constant et l'empressement de personnes dont les connaissances approfondies et les opinions constitueront un atout essentiel pour notre gouvernement, au cours des mois et des années qui viennent.

L'Ontario continue de disposer de l'un des meilleurs réseaux de santé mentale au monde, et la volonté de notre gouvernement de réaliser une réforme véritable et soutenue de la santé mentale fera en sorte qu'il restera l'un des meilleurs systèmes en l'an 2000 et au-delà.


Annexe I

Biographie de Dan Newman

Dan Newman est député de la circonscription de Scarborough Centre, située dans la ville de Toronto. M. Newman a été élu pour la première fois à l'Assemblée législative lors de l'élection provinciale générale de 1995.

M. Newman est né à Toronto le 16 janvier 1963. Diplômé du R.H. King Collegiate Institute (aujourd'hui la R.H. King Academy) de Scarborough Centre (promotion de 1982), il a reçu un Baccalauréat ès arts en sciences politiques du Collège universitaire de l'Université de Toronto (promotion de 1987).

Il a travaillé pendant dix ans à la Toronto Sun Publishing Corporation. De 1985 à 1987, il était directeur de district pour la livraison à domicile. De 1987 à 1990, il était superviseur principal de la distribution pour le Financial Post (publication sœur du Toronto Sun). De 1990 à 1995, il était superviseur de la livraison à domicile.

M. Newman, qui habite depuis longtemps Scarborough Centre, a collaboré activement à la préservation et à la promotion de l'image publique de Scarborough. Parmi ses diverses initiatives, il a organisé une cueillette alimentaire très fructueuse, en collaboration avec une église locale et diverses institutions financières. Il a également collaboré avec ses voisins et les services de police afin d'éliminer le trafic de drogues.

Il a été élu candidat le 29 juin 1994, puis élu à l'Assemblée législative de l'Ontario le 8 juin 1995. Le 12 juillet, après son élection, M. Newman a été nommé par le Premier ministre Mike Harris adjoint parlementaire au ministre délégué aux Affaires autochtones.

Au cours des deux premières années de son mandat, M. Newman a joué un rôle actif au sein de nombreux comités de l'Assemblée législative. Il a été membre du Comité permanent des affaires sociales, du Comité permanent des organismes gouvernementaux et du Comité permanent des affaires gouvernementales chargé des audiences publiques relatives au projet de loi 103.

En plus de ces activités, M. Newman a assumé un certain nombre de responsabilités additionnelles au sein du gouvernement. Il a été nommé au sein du Groupe d'étude du gouvernement sur les organismes, conseils et commissions, qui a été constitué afin de mettre en lumière et de corriger le manque d'efficacité au sein du gouvernement.

Le 15 avril 1997, M. Newman s'est consacré à de nouvelles responsabilités et a été nommé par le Premier ministre Harris adjoint parlementaire à la ministre de la Santé.


Annexe II

Établissements visités

Foyers de soins spéciaux
Newmarket et Queensville (Ontario)
17 février 1998

Habitat Services
Toronto (Ontario)
19 février 1998

Raging Spoon Café
Toronto (Ontario)
19 février 1998

Hôpital psychiatrique provincial de Whitby
Whitby (Ontario)
20 février 1998

East Metro Connections
Scarborough (Ontario)
20 février 1998

Association canadienne pour la santé mentale
Thunder Bay (Ontario)
21 février 1998

Mental Health Rights Coalition
Hamilton (Ontario)
23 février 1998

Hôpital psychiatrique provincial de Hamilton
Hamilton (Ontario)
23 février 1998

Hamilton Program for Schizophrenia
Hamilton (Ontario)
23 février 1998

Hôpital Royal d'Ottawa
Ottawa (Ontario)
24 février 1998

Hôpital psychiatrique provincial de Brockville
Brockville (Ontario)
24 février 1998

Hôpital général de Belleville
Belleville (Ontario)
24 février 1998


Annexe III

Liste des personnes, groupes et organismes consultés

Voici la liste des personnes, groupes et organismes que j'ai eu l'occasion de consulter au cours de mon étude de cinq semaines. Cette liste ne comprend pas la centaine de mémoires que j'ai reçus.

  • Schizophrenia Society of Ontario, Scarborough Chapter
  • Dr Stephen Connell, Coalition des psychiatres de l'Ontario
  • Gloria Mazza, R.N., Rhode Island Department of Health
  • Centre communautaire de Colborne
  • Dr James Young, Coroner en chef de l'Ontario
  • Juge Douglas Carruthers, président, Commission de révision de l'aide sociale
  • Association médicale de l'Ontario
  • Association de psychologie de l'Ontario
  • Dr Perry Kendall, Fondation de la recherche sur la toxicomanie
  • Fred Upshaw, coprésident du MERC, SEFPO
  • Nancy Higgins
  • Sheila Weinstock, Association ontarienne des centres de santé mentale pour enfants
  • Marguerite Olsen, Community Care Access Centres - York Region
  • Marnie Shepherd, coordonnatrice, CSDI
  • Peggy Birnberg, Ontario Non-Profit Housing Association
  • Susan Morris, présidente, Habilitative Mental Health Ressource Network
  • Jeff Willbee, directeur général, Alcohol and Drug Recovery Association
  • Paula Goering, Institut de psychiatrie Clarke
  • Alemka Mahalec, directeur, Clinique de l'enfance et de l'adolescence, Hôpital Memorial de Peel
  • Margaret Gehr, représentante de l'ACTT, Mental Health Outreach Service
  • Dr Emmanuel Persad, président, Département de psychiatrie, Université Western Ontario, Centre des sciences de la santé de London
  • Mike Dowdell, président, Association des foyers de soins spéciaux de l'Ontario
  • Christine Nuernberger, Association des maisons de soins infirmiers de l'Ontario
  • Graham Constantine, président, Regroupement provincial des directeurs généraux, CRS
  • Janice Wiggins, Schizophrenia Society of Ontario
  • Margaret Ringland, OANHSS
  • Craig Martin, directeur adjoint, Affaires gouvernementales et provinciales, Eli Lilly Canada
  • DreKate Pautler, CRS, West Muskoka/Parry Sound
  • Alan Nickell, Conseil de coordination et de consultation sur les services de santé mentale et de toxicomanie
  • Dr John Bradford, Directeur des services de pathologie, Hôpital Royal d'Ottawa, Program and Sexual Behavioural Clinic
  • John B. Hill, président, The Alliance of Mental Health Services
  • Dr Alan Eppel, O.P.A. et Coalition des psychiatres de l'Ontario
  • Sheila Munk, ministère des Services sociaux et communautaires, Direction des services aux personnes ayant un handicap de développement
  • Mounir Marhaba, directeur général, JPPC
  • Patty Bregman, Advocacy Ressource Centre for the Handicapped
  • Dr Norm Rosenblood, Université McMaster, Département d'anglais
  • Dr Edgardo Perez, directeur général, Homewood Health Centre Inc.
  • Dr Steven Connell, Coalition des psychiatres de l'Ontario
  • Claire Price, Council of Elizabeth Fry Society, Ontario
  • Anita Szigetti, Mental Health Legal Committee
  • Susan James, Société ontarienne des ergothérapeutes
  • Freida Chavez, directrice, St. Elizabeth Health Care
  • Bob Youtz, directeur général, CRS de Peel
  • Ron Shaw, directeur général, CRS de Kent
  • Michael Bay, président, Commission du consentement et de la capacité
  • Bill Dufton, ministère des Services sociaux et communautaires
  • Trudy Spinks, directrice adjointe, Bureau du Tuteur et curateur public
  • Jane Goddaard, directrice, Bureau du Tuteur et curateur public
  • Diane Doherty, surintendante, Hamilton Wentworth Detention Centre
  • George Langill, PCD, Royal Ottawa Health Care Group
  • Nicolette Kaszor, planificatrice régionale en santé mentale, CRS de Thunder Bay
  • Anne Hubbert, Psychiatric Survivors of Ottawa
  • Dr David Goldbloom, Corporation des services de toxicomanie et de santé mentale
  • Gail Dobney, Bureau des procureurs de la Couronne, ministère du Procureur général
  • Diana Schell, Direction des services juridiques, ministère de la Santé
  • Judith MacKay, coprésidente, Comité consultatif provincial sur la santé mentale
  • Glenn R. Thompson, directeur général, Association canadienne pour la santé mentale, Ontario
  • Shaheen Ali, Ethno-racial Mental Health Coalition
  • Debbie Bazylewski, Ontario Psychiatric Survivors Association, Sunset Country Regional Chapter
  • Ken Bielby, coordonnateur adjoint, Cambridge Active Self Help
  • John Bowcott, People for Equal Partnership in Mental Health
  • Dr Howard Cappell, directeur général, Fondation ontarienne de la santé mentale
  • Diana Capponi, coordonnatrice, Ontario Council of Alternative Business
  • Paul Cappuccio, Association des professionnels unis de la santé, Ontario
  • Debra Eklove, Association of Ontario Physicians and Dentists in Public Service
  • Jim Gillespie, secrétaire-trésorier, P.A.C.E.
  • Chris Higgins, directeur général, Ontario Federation of Community Mental Health and Addictions Programs, et président, Ontario Health Providers Alliance
  • Lynne Moore, Réadaptation et soins chroniques, Association des hôpitaux de l'Ontario
  • Susanna Klassen, Association des infirmières de l'Ontario
  • Barb Leblanc, directrice, Politiques sur la santé, Association des médecins de l'Ontario
  • Steve Lurie, directeur général, Association canadienne pour la santé mentale, Toronto
  • Marlene Loubser, Psychiatric Survivors of Kingston, Inc.
  • Bruce Mallon, Community Mental Health Services
  • Andre Marcil, Kapuskasing Counselling Services
  • Mary Dymerski
  • Anne Oakley, coordonnatrice, Brief Psychotherapy Centre for Women
  • Mark Parsons
  • Dr Khatim Ali
  • Ernesto Tobia, président, Family Association for Mental Health Everywhere (F.A.M.E.)
  • Selina Volpatti, présidente, Schizophrenia Society of Ontario
  • Judy Wallace, coordonnatrice, Family Association for Mental Health Everywhere (F.A.M.E.)
  • Dr Don Wasylenki, psychiatre en chef, Wellesley/St Michael's Mental Health Services
  • John Woods, O.F.O.S., Région Sud-Ouest de l'Ontario
  • Lynne Woolcott, Niagara Neighbourhood Health Centre
  • Colin C. Young
  • Hugh Adams, MERC, SEFPO
  • Reg Lavoie, Association canadienne pour la santé mentale, Thunder Bay
  • Dre Beth Mitchell, directrice, Division de la santé mentale, Centre des sciences de la santé de London
  • Kate Pautler, CRS de West Muskoka/Parry Sound
  • Sasha Pederson
  • Dr Peter Prendergast, psychiatre en chef, Centre de santé mentale de Whitby
  • Dr David Thow, superviseur de la santé, York Community Services
  • Fiona Wilson, Mental Health Rights Coalition of Hamilton-Wentworth
  • Derek Baker, Business Development Director, Goodwill Toronto
  • Bill McPhee, éditeur, Schizophrenia Digest
  • Mark Crowe
  • Dr Russell Joffe, professeur et président, Département de psychologie, Université McMaster, et psychiatre en chef, Hôpital psychiatrique de Hamilton

Pour en savoir plus

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(Appels sans frais en Ontario seulement)
À Toronto, faites le 416-314-5518
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Les médias peuvent s'adresser à la Direction des communications et de l'information, au 416 314 6197, ou consulter la section Salle de presse.