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Le 17 avril 2009 NOUVELLES
Quoique le système de santé publique de l’Ontario ait rapidement dépisté l’éclosion de listériose, il reste encore beaucoup à faire pour définir les rôles et responsabilités des membres aux échelons fédéral et provincial afin de mieux gérer les éclosions d’origine alimentaire à l’avenir, affirme le médecin hygiéniste en chef. Dans un rapport sur l’éclosion de listériose en 2008, le Dr David Williams dit que les éclosions dans un contexte intergouvernemental sont plus complexes à examiner que les flambées localisées. Elles requièrent des stratégies différentes en matière d’épidémiologie et d’identification de sources alimentaires. Ces dernières reposent davantage sur de nouvelles technologies d’analyse en laboratoire complexes. De plus, elles requièrent plus de partenaires et nécessitent une meilleure communication. Le médecin hygiéniste en chef affirme que quatre étapes fondamentales sont nécessaires pour renforcer la capacité de l’Ontario et du Canada à réagir aux éclosions d’origine alimentaire provinciales et intergouvernementales. 1. Meilleure définition des rôles et responsabilités lors de la prise en charge des éclosions La santé publique doit mener le bal lors de la prise en charge des éclosions. Dans l’éventualité d’une éclosion à l’échelle provinciale, le médecin hygiéniste en chef de la province doit former un comité de coordination sur l’éclosion dont le mandat vise à lui fournir les renseignements et conseils pour l’aider à gérer l’éclosion. Dans le cas d’une éclosion soupçonnée ou confirmée à l’échelle nationale ou internationale, le médecin hygiéniste en chef canadien doit former un comité national de coordination sur l’éclosion qui regrouperait tous les médecins hygiénistes en chef des provinces et territoires. 2. Accroissement de la capacité des laboratoires L’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé, récemment créée, devrait élaborer un plan pour accroître la capacité des laboratoires de santé publique en vue d’offrir un plus grand éventail d’analyses, de surveiller les lignées bactériennes et autres organismes qui présentent une menace pour la santé publique, et de renseigner les bureaux de santé publique en matière de techniques d’échantillonnage. Le gouvernement fédéral devrait examiner l’approche stratégique actuelle pour les analyses moléculaires poussées, pour résoudre des questions comme le délai d’exécution acceptable pour les résultats de laboratoire (y compris l’acheminement), la capacité de traiter des demandes d’analyses moléculaires plus nombreuses et l’importance d’avoir des solutions de rechange appropriées si le Laboratoire national de microbiologie devait ne pas être disponible. 3. Amélioration de la capacité de l’Ontario à dépister les éclosions d’origine alimentaire L’Ontario est maintenant mieux outillé pour dépister les éclosions d’origine alimentaire non localisées grâce à la mise en oeuvre de systèmes électroniques de prise en charge. Pour que le système de surveillance soit exploité à pleine capacité, les bureaux de santé publique doivent fournir des données complètes dans les délais prescrits et le système de santé publique doit posséder du personnel compétent et d’autres ressources pour étudier toute indication de la possibilité d’une éclosion. 4. Amélioration de la communication Une communication efficace, claire et opportune est essentielle pour gérer une éclosion d’origine alimentaire et pour maintenir la confiance de la population. Lors d’éclosions intergouvernementales, les partenaires doivent travailler en étroite collaboration pour coordonner la communication. Le médecin hygiéniste en chef ou la personne désignée doit être le porte-parole officiel durant une éclosion provinciale. De même, le médecin hygiéniste en chef à l’échelon fédéral ou la personne désignée devrait être le porte-parole officiel du gouvernement fédéral durant une éclosion nationale. CITATIONS
« Des éclosions intergouvernementales, comme l’épisode de la listériose l’an dernier, seront probablement de plus en plus fréquentes en raison de la tendance à la fabrication et au traitement alimentaires à grande échelle », a dit le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l’Ontario. « Bien que le système de santé publique de l’Ontario ait rapidement dépisté l’éclosion, il est nécessaire de mieux définir les rôles et la coordination afin de mieux gérer toute éclosion future ». FAITS EN BREF
POUR EN SAVOIR PLUS
Lisez le rapport
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Communiquez avec la Ligne INFO du ministère au 1 866 532-3161 (Appels sans frais en Ontario seulement) ATS : 1 800 387-5559 |
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