|
| |
![]() |
![]() |
|
|
|
|
|
| |
|
| ||||||
|
|
|
La grippe aviaire
Historique de la maladie
Le premier cas d'infection humaine par un virus aviaire A(H5N1) a été identifié en 1997 à Hong Kong. Dix-huit personnes ont été infectées et six en sont mortes. Jusqu'à cette date, le virus n'avait été rencontré que chez les oiseaux, dont le poulet et le canard. Les études génétiques pratiquées par la suite ont permis d'associer la flambée humaine à une éclosion chez le poulet causée par un virus aviaire hautement pathogène. On pense que l'abattage immédiat d'environ un million et demi de poulets à Hong Kong a permis d'éviter une épidémie de grande ampleur chez l'homme. En 1999, une seconde éclosion survenue à Hong Kong a nécessité l'hospitalisation de deux enfants. Et, en 2003, une troisième éclosion a infecté deux personnes, dont une est décédée. Par la suite, des cas d'infection chez l'humain ont été signalés au Vietnam et en Thaïlande. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les vaccins actuels contre la grippe n'offrent pas de protection contre la souche (H5N1) chez l'humain, et aucun vaccin H5N1 pour les humains n'est disponible à l'heure actuelle. Toutefois, à l'occasion de la présente éclosion, la majorité des décès surviennent chez les enfants. Il est possible que des adultes aient acquis une immunité par rapport à N1 en raison de leur exposition cumulative aux virus ou vaccins contre la grippe N1, ce qui pourrait ainsi entraîner une certaine innocuité de la maladie. La protéine neuraminidase (N1) est liée à la gravité de la grippe. Selon Santé Canada, certains médicaments antiviraux sont efficaces contre les virus de la grippe de type A. Toutefois, l'efficacité de ces médicaments antiviraux contre la souche H5N1 est inconnue. Transmission
Bien qu'à ce jour il n'y ait pas de preuve de transmission du virus par des aliments contaminés, par mesure de précaution et jusqu'à ce que d'autres renseignements soient disponibles, il est conseillé aux voyageurs se rendant en Chine, au Cambodge, en Thaïlande, au Vietnam, en Corée du Sud, au Japon et en Indonésie de ne pas consommer de volaille insuffisamment cuite, d'œufs crus ou de produits à base d'œufs n'ayant subi qu'une légère cuisson (comme des œufs dont le jaune est encore liquide). Depuis le 4 février 2004, on a suspendu l'importation d'oiseaux de compagnie provenant de pays qui sont touchés par l'éclosion de la grippe aviaire hautement pathogène, tel que confirmé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Vaccination
Le ministère suit avec attention les développements concernant la disponibilité d'un virus de semence qui pourrait permettre la production, à l'échelle internationale, d'un vaccin contre la grippe aviaire. Les laboratoires du Réseau mondial de surveillance de la grippe de l'OMS préparent des prototypes de virus aux fins de la production d'un vaccin. Selon l'Agence canadienne d'inspection des aliments, le Canada a interdit jusqu'à maintenant l'importation de volailles provenant de tous les pays touchés ou pouvant être touchés. Les autorités fédérales ont renforcé la surveillance aux principaux points d'entrée afin d'empêcher toute importation illégale de volailles. À l'heure actuelle, Santé Canada signale que le Canada est le pays le mieux préparé dans le monde à produire rapidement un nouveau vaccin puisqu'il dispose déjà des œufs nécessaires à la croissance du virus. Le fabricant (Shire Biologics) peut produire jusqu'à huit millions de doses du vaccin par mois. |
|
|
|
|
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario | Avis importants | | |