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Groupe consultatif ministériel de la santé mentale et de la lutte contre les dépendances
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Document de travail - Chaque porte peut être la bonne porte

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Rapport d’étape sur l’élaboration d’une stratégie décennale pour la santé mentale et la lutte contre les dépendances

En Ontario, une personne sur cinq environ éprouvera au cours de sa vie un problème de santé mentale ou de dépendance. Tout le monde ou presque connaît quelqu’un qui est touché par ce type de problème. Les coûts qui s’ensuivent pour les particuliers et pour la société sont énormes.

C’est pourquoi l’honorable David Caplan, ministre de la Santé et des Soins de longue durée, a mis sur pied le Groupe consultatif ministériel de la santé mentale et de la lutte contre les dépendances. Ce groupe consultatif posera les jalons d’une stratégie visant à faire face sur 10 ans aux besoins et aux priorités en matière de services de santé mentale et de lutte contre les dépendances.

Le Groupe consultatif est composé d’Ontariennes et d’Ontariens issus de toutes les couches de la société, et plus précisément de consommateurs, de professionnels de la santé, de spécialistes de la recherche et de personnes touchées par des problèmes de santé mentale et de dépendance au sein de leur famille. Ses membres reflèteront des points de vue variés, notamment ceux des enfants et des jeunes, des Autochtones, des aînés, des femmes et des adultes en milieu de travail.

La nouvelle stratégie tiendra compte des divers facteurs qui nuisent à la santé mentale et qui causent des dépendances. Elle sera principalement axée sur les personnes ayant des troubles de santé mentale graves, de même que des problèmes complexes de toxicomanie et de jeu compulsif.

La stratégie englobera tout un éventail de troubles de santé mentale et de problèmes de dépendance faibles à modérés, tels que la dépression, mais elle visera en priorité les troubles de santé mentale et les problèmes de dépendance les plus graves.

Son but est de faire en sorte que chaque Ontarienne et Ontarien soit en aussi bonne santé et jouisse du meilleur bien‑être possible. Pour cela, le système devra veiller à ce que tout le monde, sans distinction, puisse bénéficier du même accès à des services efficaces et respectueux.

Nos champs d’action

Le Groupe consultatif examinera deux grandes questions :

  • 3. Comment réaménager les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances – y compris les soins familiaux, communautaires et hospitaliers – afin de répondre le mieux possible aux besoins des personnes qui nécessitent ces services.
  • 4. Comment établir les conditions requises au sein des collectivités en vue d’optimiser la santé mentale et le bien‑être des Ontariennes et des Ontariens.

Au cours des prochains mois, ses travaux porteront sur les cinq éléments suivants qui l’aideront à élaborer une stratégie sur 10 ans :

  1. Conception des systèmes
  2. Santé des collectivités
  3. Partenariats avec les consommateurs
  4. Dépistage et intervention précoces
  5. Renforcement des ressources humaines

Conception des systèmes

Le but est de faire en sorte qu’il soit plus facile pour une personne qui nécessite des services d’y avoir accès quand elle en a besoin – et cela, par l’entremise des médecins généralistes, des urgences hospitalières, des services d’assistance téléphonique aux élèves, des services sociaux, des services de police ou encore des tribunaux. Autrement dit, toutes ces « portes » devraient donner accès aux services requis. 

Il importe que le système de santé en général, et en particulier les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances, soient centrés sur les consommateurs, afin de pouvoir répondre aux besoins de ces derniers de façon plus rapide et plus efficace.

Nous souhaitons mettre en place un système qui vise l’excellence en prenant appui sur des normes de soins uniformes et rigoureuses et qui favorise l’innovation.

Santé des collectivités

Le bien-être général d’une personne repose sur quantité de facteurs. Nous devons poursuivre nos efforts pour éliminer les idées fausses au sujet des problèmes de santé mentale et de dépendance, et donc les effets défavorables ou discriminatoires qui en résultent vis‑à‑vis des personnes aux prises avec ces problèmes et de leurs familles. Ce faisant, nous devrons tenir compte des divers antécédents ethno‑culturels et linguistiques, de même que des attitudes variées, des Ontariennes et des Ontariens.

Le gouvernement et ses partenaires doivent collaborer en vue d’arriver à une meilleure intégration des soins du corps et de l’esprit, et ce, dans le cadre de l’éventail existant de services sociaux, y compris les services de justice, de logement avec services de soutien, d’éducation et de soutien professionnel.

Partenariats avec les consommateurs

Il importe que les personnes qui utilisent les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances participent à la création d’un système et de services adaptés à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Les consommateurs doivent par ailleurs disposer au sein du système d’une voix officielle qui respecte leurs capacités et leurs décisions de participation individuelles.

Dépistage et intervention précoces

Intervenir rapidement en cas de crise et prévenir les rechutes peut avoir de profondes retombées sur la santé et le bien‑être des personnes concernées. Ne pas agir de la sorte peut nuire à la cohésion économique et sociale.

Les médecins généralistes doivent être spécialement formés à venir en aide aux personnes ayant des troubles de santé mentale ou des problèmes de dépendance dès que ceux‑ci se manifestent. Les établissements d’enseignement, les lieux de travail et les lieux de rassemblement communautaires offrent d’innombrables possibilités de repérer les besoins des personnes ainsi touchées, et d’apporter à ces personnes comme aux membres de leur famille le soutien le mieux adapté à leurs besoins.

Renforcement des ressources humaines

Les fournisseurs de services de première ligne jouent un rôle crucial dans l’amélioration du système de santé mentale et de lutte contre les dépendances. Il s’agit donc, d’une part, de fournir aux personnes actives dans ce domaine l’aide qu’il leur faut pour continuer à faire leur travail et, d’autre part, d’inciter plus de gens à choisir cette voie professionnelle.

Nos travailleuses et travailleurs de la santé doivent être formés à toujours adopter les meilleures pratiques et à utiliser les nouvelles technologies, telles que la télémédecine et les solutions cybersanté

Quiconque – policiers, directrices ou directeurs d’école, personnel des urgences hospitalières, membres de la famille ou amis – est amené à être en présence d’une personne en crise aura besoin d’assistance pour reconnaître les problèmes de cette personne et l’aider à obtenir les services qu’il lui faut.

Votre participation

D’ici juillet 2009, le Groupe consultatif produira des documents de consultation qui seront mis à la disposition du public.

Les personnes intéressées seront invitées à transmettre leurs observations, par écrit, au Groupe consultatif, de même qu’à participer à des consultations que les réseaux locaux d’intégration des services de santé organiseront à l’intention des fournisseurs de soins de santé, des spécialistes de la recherche, des personnes qui utilisent les services de santé mentale ou de lutte contre les dépendances et leurs familles, et le public en général. Le Groupe consultatif pourra aussi consulter directement les organismes provinciaux qui œuvrent dans le domaine de la santé mentale et des dépendances et les consommateurs, tant clients de ces organismes que membres de leur famille.

Cet été, le ministre convoquera des centaines d’Ontariennes et d’Ontariens touchés par les problèmes liés à la santé mentale et aux dépendances à un sommet. Ce sommet réunira des consommateurs, des dirigeants communautaires, de même que des personnes qui travaillent dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la police, des services correctionnels, de la justice pénale et du logement.

D’autres possibilités seront offertes aux personnes intéressées de faire connaître leur vécu et d’exprimer leurs idées, notamment à l’occasion d’une présentation de programmes et de services novateurs et efficaces lors du sommet en juillet 

Pour toute question, ou pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez appeler le 1 866 532‑3161 ou le 1 800 387‑5559 (ATS), entre 8 h 30 et 17 h 00. Les personnes qui ont un vécu ou des connaissances personnelles liés aux problèmes de santé mentale et de dépendance peuvent faire une contribution inestimable aux travaux du Groupe consultatif.

N’hésitez par ailleurs pas à nous faire part de vos réflexions, par écrit (sur 2 pages maximum, s’il‑vous‑plaît), au sujet de l’un ou de l’autre des points suivants, voire les deux :

  1. Que faudrait-il faire faciliter l’accès aux services et mécanismes de soutien dont une personne peut avoir besoin?
  2. Donnez un exemple d’une situation que vous avez vécue ou dont vous avez été témoin qui souligne selon vous un élément important à prendre en considération concernant la conception du système, la santé des collectivités, les partenariats avec les consommateurs, l’intervention précoce ou encore la capacité des organismes existants à fournir les services requis et la compétence des personnes qui assurent la prestation des services.

Veuillez nous transmettre vos réflexions soit par courriel, à infoline.moh@ontario.ca, soit par la poste ou par télécopieur, à :

LigneINFO ServiceOntario
M-1B114, Édifice Macdonald
900, rue Bay
Toronto ON  M7A 1N3
Télécopieur : 416 314-8721

Pour plus de renseignements
Mental Health Program
80 Grosvenor Street
5th Floor, Hepburn Block
Toronto, Ontario
M7A 1R3
Canada

Tel : 416-327-8650
Fax : 416-327-7481

Communiquer avec la Ligne INFO du ministère
de la Santé au 1 800 268-1154
(Appels sans frais en Ontario seulement)
À Toronto, faites le 416-314-5518
ATS : 1 800 387-5559. À Toronto, ATS 416-327-4282
Les heures d'ouverture : 8 h 30 - 17 h

  
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