Communiqué
La Commission recommande un réinvestissement à Brockville pour créer un système de santé à la mesure du XXIe siècle.
«Nous voulons vous aider à terminer le travail que vous avez entamé», dit le commissaire
Table des matières
Le 4 février 1998, Brockville (Ontario) - La Commission de restructuration des services de santé (CRSS) a publié aujourd'hui son rapport et ses directives finals sur l'amélioration des services de santé à Brockville.
«L'annonce d'aujourd'hui aura comme résultat l'amélioration des services pour tous les résidents de Brockville, car tout le monde travaillera en harmonie pour établir les services appropriés, dans les hôpitaux restructurés et au niveau de la collectivité», a déclaré Harri Jansson, commissaire de la CRSS et ancien membre du conseil d'administration de plusieurs hôpitaux du Canada.
«Nous avons reçu des commentaires sur notre projet initial, annoncé en novembre 1997, qui nous ont aidés à finaliser nos plans. Grâce à un processus accéléré que nous utilisons pour la première fois, nous avons pu nous appuyer sur le travail remarquable et la collaboration accomplis à Brockville au fil des ans», a renchéri M. Jansson.
Les principaux changements au rapport de la CRSS daté de novembre 1997 sont :
- Le comité de direction mixte demeurera partie intégrante de la structure administrative de l'hôpital et des services de santé.
- La CRSS recommande au ministère de la Santé de transférer les activités de l'hôpital psychiatrique de Brockville à l'hôpital Royal Ottawa, à compter du 31 mars 1998 et jusqu'à la fermeture de l'hôpital de Brockville, le 31 mars 1999. Un nouveau comité de gestion des services psychiatriques de Brockville, comprenant des représentants locaux et de l'hôpital Royal Ottawa devra être mis sur pied au plus tard le 31 mars 1998 afin de superviser la fermeture et le transfert des services à d'autres organismes.
- La Commission recommande un réinvestissement annuel dans les services de l'ordre de 6,6 millions de dollars, plutôt que la somme prévue de 4,7 millions de dollars. Le plus large volet est une somme annuelle de trois millions de dollars allouée à l'hôpital général de Brockville pour gérer une unité de santé mentale. Cette unité comptera 24 lits au lieu des 18 prévus initialement. Le coût projeté pour son exploitation était de 1,2 million de dollars. Le réinvestissement plus généreux tient compte des services qui doivent répondre aux besoins de Brockville en matière de lits de soins psychiatriques actifs et de services de traitement psychiatrique ambulatoire.
- Une augmentation jusqu'à 23,5 millions de dollars prévue pour les projets de rénovation, le montant initial étant de 21,7 millions de dollars. Cette augmentation traduit des coûts supplémentaires à l'hôpital général de Brockville.
- L'économie sur les coûts d'exploitation est estimée à 4,7 millions de dollars, ou 13,9 p. 100 annuellement, calculée selon les dépenses nettes de 34 millions de dollars durant l'exercice 1995-1996. Les projections
initiales étaient de 5,3 millions de dollars, ou 15,5 p. 100 des dépenses de l'exercice 1995-1996.
Les recommandations de la Commission comprennent entre autres :
- La prestation des services de soins actifs aux malades hospitalisés, des services d'urgence et des soins psychiatriques actifs relèvera de l'hôpital général de Brockville, à compter du 31 juillet 1998.
- Les soins prolongés complexes et les services de réadaptation seront offerts à l'hôpital St-Vincent de Paul. Cet hôpital arrêtera de fournir les soins actifs au plus tard le 31 juillet 1998.
- L'hôpital de Brockville comprendra 200 lits; il aura une capacité suffisante pour répondre aux besoins jusqu'à l'an 2003 :
- 92 lits de soins actifs plus 11 lits de soins pour affections subaiguës (hôpital général de Brockville);
- 24 lits de soins psychiatriques actifs (hôpital général de Brockville);
- 16 lits de réadaptation (hôpital St-Vincent de Paul);
- 57 lits de soins prolongés complexes (hôpital St-Vincent de Paul).
- L'ajout de 298 places de soins de longue durée pour les logements avec services de soutien, les soins à domicile à long terme, les programmes de jour pour adultes et les services d'accompagnateurs.
- Les hôpitaux de Brockville formeront un comité de direction mixte qui mettra en oeuvre les directives de la CRSS et coordonnera la prestation de services hospitaliers et de santé durant la restructuration et par la suite.
- La recommandation d'un réinvestissement de 23,5 millions de dollars dans des projets de rénovation et de construction.
- La recommandation d'un réinvestissement annuel allant jusqu'à 6,6 millions de dollars dans les services à Brockville, répartis de la façon suivante :
- 822 000 dollars dans les soins actifs à domicile;
- 3 millions de dollars dans la nouvelle unité de santé mentale à l'hôpital général de Brockville;
- 1,8 million de dollars dans les services de réadaptation;
- 233 000 dollars dans les soins prolongés complexes;
- jusqu'à 791 000 dollars dans les soins pour affections subaiguës (personnes qui nécessitent des soins actifs comme des soins infirmiers et des traitements, mais qui n'ont pas besoin de voir un médecin tous les jours);
- La fermeture de l'hôpital psychiatrique de Brockville d'ici le 31 mars 1999.
La CRSS a revu ses directives relatives à la nouvelle unité de soins psychiatriques de l'hôpital général de Brockville, avec la contribution de fournisseurs locaux de soins psychiatriques. Cette unité comptera 24 lits plutôt que 18 comme prévu initialement, ainsi qu'un programme de services de traitement ambulatoire pour desservir la population de Brockville et des environs.
Du 31 mars 1998 jusqu'à sa fermeture, l'hôpital psychiatrique de Brockville sera sous la direction de l'hôpital Royal Ottawa. Un nouveau comité de gestion des services psychiatriques de Brockville, comprenant des représentants locaux, conseillera l'hôpital Royal Ottawa sur la gestion de l'hôpital psychiatrique de Brockville et le transfert de ses activités à d'autres organismes. Ce comité sera mis sur pied avant le 31 mars 1998 et ne sera dissout qu'à la fermeture de l'hôpital psychiatrique de Brockville. Le comité s'assurera que les services de santé mentale communautaires de l'hôpital psychiatrique de Brockville soient transférés à d'autres organismes locaux.
«Les progrès de restructuration accomplis par cette communauté en vue d'améliorer les services de santé sont impressionnants. Nous voulons que nos directives aient leur source dans ces solides fondements», a dit M. Jansson.
Partant, la CRSS a demandé aux hôpitaux de Brockville de créer un comité de direction mixte où siégeront, à part égale, des représentants des deux conseils d'administration. Ce comité permettra aux hôpitaux de fonctionner comme une seule entité dans les domaines qui nécessitent une coordination. Le comité contribuera aussi à la mise en pratique des directives de la CRSS afin d'obtenir les bénéfices prévus. Une fois la restructuration terminée, le comité demeurera une composante régulière de la structure administrative des services hospitaliers et de santé.
La Commission s'attend à ce que ses directives relatives à la région de Brockville soient en vigueur d'ici le mois d'avril de l'an 2000.
«Je veux féliciter les hôpitaux qui ont commencé à mettre en pratique les directives de la CRSS avant même qu'elles ne soient finales. Je crois que cela démontre leurs bonnes relations de travail et leur engagement envers la prestation des meilleurs soins possibles à la population de Brockville», a ajouté M. Jansson.
La CRSS est constituée de membres nommés par le gouvernement de l'Ontario, ayant pour mandat de redéfinir le système de santé de la province. Elle est un organisme indépendant composé de médecins, d'enseignants dans le domaine des sciences de la santé, d'administrateurs d'hôpitaux, d'anciens membres de conseils d'hôpitaux et d'autres experts.
Les faits saillants du travail de la CRSS en Ontario comprennent les demandes suivantes :
- plus d'un milliard de dollars pour l'amélioration des hôpitaux
- plus de 500 millions de dollars annuellement en nouveaux services, dans les domaines de :
- la réadaptation
- la santé mentale
- les soins pour affections subaiguës
- les soins de longue durée
- les soins à domicile
- l'ajout d'environ 13 000 lits de soins de longue durée
- l'augmentation de la capacité des hôpitaux pour hausser de 16 p. 100, d'ici l'an 2000, le nombre de patients recevant des traitements ambulatoires et des soins d'urgence.
- 30 -
Personne-ressource : Paul Kilbertus (416) 327-5504
English Version
Retour au haut de la page
Retour au menu français des communiqués
Retour au menu principal français
Aller au menu principal anglais