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Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) Foire aux questions
Qu’est-ce que le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline?
Le staphylococcus aureus est un microbe qui vit sur la peau et les muqueuses des personnes saines. Il provoque parfois des infections. Lorsque le S. aureus résiste à certains antibiotiques, on l’appelle staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM). Qu’est-ce qu’une bactériémie?
Une bactériémie est la présence de bactéries dans le sang; on dit que c’est une infection transmise par voie sanguine. Qu’est-ce qu’un cas de bactériémie à SARM?
Il s’agit d’un patient qui a été identifié comme étant porteur du staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) dont le diagnostic est confirmé par un laboratoire. Une seule culture positive à SARM indique une infection par voie sanguine. Comment le SARM se propage-t-il?
Le SARM peut vivre sur les surfaces pendant des mois et se propage par contact. Une bonne hygiène des mains est le moyen le plus efficace d’éviter la propagation des maladies infectieuses. Les cas bénins ne nécessitent souvent pas de traitement, tandis que les cas plus graves doivent parfois être traités avec d’autres antibiotiques. Quels sont les facteurs de risque associés au SARM?
Les facteurs de risque associés au SARM comprennent les procédures effractives, un traitement antérieur aux antibiotiques, un séjour prolongé à l’hôpital ou dans une unité de soins intensifs ou aux brûlés, une infection de plaie opératoire et le contact avec une personne colonisée par le SARM. Celui-ci peut également se transmettre de la mère à l’enfant pendant l’allaitement. Quelles seront les données transmises au public?
Depuis le 30 décembre 2008, chaque trimestre, les hôpitaux afficheront sur leur site Web leurs taux et le nombre de cas de nouvelles bactériémies à SARM acquises dans leur établissement. Le premier trimestre couvert englobera les mois de septembre, d’octobre et de novembre. À la fin de chaque trimestre, le Ministère affichera les données du trimestre précédent sur son site Web :
Comment le taux est-il déterminé?
Le nombre total de nouveaux cas de bactériémies à SARM acquises à l’hôpital au cours d’un trimestre est divisé par le nombre total de jours-patients pour ce trimestre. Les jours-patients correspondent au nombre de jours passés dans un hôpital par tous les patients. Les résultats sont multipliés par 1 000. Cela représente le taux de bactériémies à SARM acquises dans l’hôpital associé à l’établissement qui présente les données par 1 000 jours/patients pour ce trimestre (p. ex., 2 cas pour ce trimestre ÷ 30 000 jours-patients pour ce trimestre = 0,00006 x 1 000 = 0,06 par 1 000 jours-patients). Les taux d’infection seront calculés chaque trimestre. Que fera le système de santé avec ces renseignements?
Les taux d’infection acquis dans les hôpitaux constituent une mesure de la sécurité des patients et de la qualité des soins. Le taux de bactériémies à SARM acquises à l’hôpital peut servir à analyser les tendances, les sources d’infection et une surveillance générale des bactériémies à SARM. Il permet également aux hôpitaux d’évaluer l’efficacité de leurs mesures de prévention et de contrôle des infections et de les améliorer en tenant compte de ces renseignements. Que se passera-t-il si les hôpitaux enregistrent des taux élevés de SARM (bactériémies)?
Les hôpitaux qui enregistrent des taux élevés de bactériémies à SARM/ERV devraient examiner leurs méthodes de prévention et de contrôle des infections et les aligner sur les pratiques exemplaires, dont celles recommandées dans les documents du PIDAC. Ils devraient étudier leurs méthodes de surveillance et de nettoyage et consulter leur bureau de santé publique et leur Réseau régional de lutte contre les infections afin de déterminer les autres mesures qui pourraient être prises. Pourquoi les bactériémies à SARM ne sont-elles pas signalées aux médecins hygiénistes de la même manière que C. difficile?
Les hôpitaux ne sont pas tenus de signaler les bactériémies à SARM et à ERV au médecin hygiéniste en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, car ce type d’éclosion est rare. Les taux de bactériémies à SARM et à ERV constituent un indicateur de la sécurité des patients et une méthode de surveillance importante, car ils représentent les cas les plus graves d’infection. Peut-on utiliser les taux d’infection à SARM comme guide de sélection des hôpitaux?
Non. On ne devrait pas utiliser les taux d’infection à SARM comme guide de sélection d’un hôpital pour se faire soigner, car ces taux sont des indicateurs et ne traduisent qu’une petite facette de la performance des hôpitaux. Comme pour d’autres indicateurs, il est important de voir ces taux dans un contexte plus vaste. Les soins hospitaliers sont complexes et reposent sur de nombreux facteurs. C’est la raison pour laquelle on doit examiner un grand nombre d’indicateurs pour se faire une idée de la façon dont les hôpitaux s’acquittent de leurs responsabilités – les domaines où ils excellent et ceux dans lesquels ils peuvent s’améliorer. Il est important d’examiner tous ces indicateurs ensemble et pas séparément, car cela pourrait être trompeur. Que fait le ministère de la Santé et des Soins de longue durée pour s’assurer que les hôpitaux disposent des outils nécessaires pour lutter contre les infections acquises à l’hôpital, dont le SARM?
Depuis 2004, le ministère améliore la capacité du système de santé de réagir aux maladies infectieuses qui surviennent dans les établissements médicaux. Les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre les maladies infectieuses dans nos hôpitaux sont les suivantes :
Premièrement, le gouvernement applique les connaissances des spécialistes pour comprendre la science des maladies infectieuses et lutter contre leur propagation. En 2004, le gouvernement a établi le Provincial Infectious Diseases Advisory Committee – également appelé PIDAC – qui réunit des experts de la santé publique et des maladies infectieuses chargés de conseiller et d’informer le gouvernement sur les maladies infectieuses. Le gouvernement a établi l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé en 2007 pour faire de l’Ontario un chef de file mondial dans le domaine de la santé publique. Deuxièmement, le gouvernement appuie les travailleurs de la santé de première ligne dans leurs fonctions diverses pour les aider à prévenir la propagation des maladies infectieuses en :
Troisièmement, le gouvernement établit des responsabilités bien définies et un leadership fort dans notre système de santé pour lutter contre la propagation des maladies infectieuses en :
Que fait le ministère pour améliorer l’hygiène des mains dans les hôpitaux?
Améliorer l’hygiène des mains en les lavant avec du savon et de l’eau ou avec une solution à base d’alcool constitue le meilleur moyen de réduire la propagation des infections. Un programme d’hygiène des mains à volets multiples a été lancé en mars 2008 pour tous les hôpitaux de l’Ontario – intitulé Lavez-vous les mains. Le gouvernement a offert aux hôpitaux des séances de formation des formateurs, des outils et du matériel (dont des CD-ROM éducatifs, des affiches et d’autres annonces de rappel), un processus de vérification pour évaluer l’incidence du programme, ainsi qu’un site Web pour accéder facilement aux renseignements et permettre aux hôpitaux de partager les leçons apprises. Le programme a pour but de rappeler à tous les employés des hôpitaux à quel point il est important de bien se laver les mains. La présentation de rapports destinés au public concernant l’observation des bonnes méthodes d’hygiène des mains parmi les employés des hôpitaux commencera le 30 avril 2009. Que fait le ministère pour veiller à la bonne utilisation des antibiotiques dans les hôpitaux?
L’Institut pour l'utilisation sécuritaire des médicaments du Canada (ISMP) procède à un examen de l’utilisation des antibiotiques dans les hôpitaux ontariens pour le ministère. Un rapport complet devrait être soumis dans un proche avenir. Ce rapport servira de base au système de santé pour établir des pratiques exemplaires relatives à l’utilisation judicieuse des antibiotiques. Il existe un certain nombre de documents et de lignes directrices sur les pratiques exemplaires établies par divers organismes professionnels du Canada et portant sur l’utilisation judicieuse des antibiotiques. Le ministère fera en sorte que ces pratiques exemplaires sont mises à la disposition des soignants, notamment en collaborant avec les organismes de réglementation des diverses professions de la santé. |
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