Consultations sur la modernisation de la santé publique et des services de santé d'urgence

Transcription

Webémission sur les services de santé d’urgence et la modernisation de la santé publique à l’intention des intervenants

Le 18 novembre 2019

Colleen Kiel :

Bonjour. Je m’appelle Colleen Kiel et je suis directrice des Stratégies et de la Planification au Bureau du médecin hygiéniste en chef du ministère de la Santé. Merci de vous joindre à nous aujourd’hui alors que nous lançons nos consultations sur la modernisation de la santé publique et des services de santé d’urgence dans la province.

Au cours de la prochaine heure, notre groupe d’experts fera quelques remarques liminaires et en discutera. Une période de questions suivra. Il y a une case à gauche de votre écran où vous pouvez inscrire vos questions et nous les faire parvenir, et notre équipe s’efforcera d’en poser le plus grand nombre possible. Si vous souhaitez poser une question en français, vous pouvez le faire. Nous vous répondrons en anglais aujourd’hui.

Au cours du webinaire de ce matin, vous entendrez parler de deux documents de travail. Ces documents seront affichés sur le site Web du ministère plus tard aujourd’hui. Un lien sera affiché sur vos écrans pendant le webinaire et nous vous l’enverrons également par courriel plus tard aujourd’hui. Vous recevrez aussi de l’information sur la façon d’accéder à un enregistrement de cette webémission.

Pour commencer, notre vice-première ministre et ministre de la Santé, Christine Elliott, se joint à nous et prononcera le mot d’ouverture ce matin. Bonjour et bienvenue, Madame la ministre Elliott.

Vice-première ministre et ministre de la Santé, Christine Elliott :

Bonjour à tous et merci beaucoup de vous joindre à nous pour le lancement de nos consultations sur la modernisation de la santé publique et des services de santé d’urgence. C’est un plaisir de me joindre à vous ce matin. J’aimerais prendre quelques instants pour remercier tous ceux qui sont ici aujourd’hui et reconnaître vos efforts continus pour améliorer notre système de soins de santé et mettre fin aux soins de santé dans les couloirs.

En tant que ministre de la Santé de l’Ontario, je suis animée par un engagement ferme à renforcer le système de soins de santé de notre province. Les Ontariennes et les Ontariens ont droit à la tranquillité d’esprit que le système sera là pour eux quand ils en auront besoin, maintenant et à l’avenir. C’est pourquoi nous avons besoin de systèmes modernes et réceptifs, tant en santé publique que dans les services de santé d’urgence.

Au cours de la dernière année, nous avons fait des progrès considérables dans la transformation des soins de santé. Avec la création de Santé Ontario, le nouvel organisme central de santé de la province, et la mise sur pied de la première cohorte d’équipes Santé Ontario à l’échelle locale pour servir nos collectivités, nous avons parcouru des pas de géant pour réaliser notre mission : un système intégré et efficace qui vous est accessible au moment où vous en en avez besoin.

Dans le cadre du plan visant à réaliser cette vision, nous devons également examiner la meilleure façon de fournir des services de santé d’urgence et de santé publique. Ce sont à la fois des éléments essentiels et centraux pour garder nos collectivités en santé. Ces services doivent être résilients, efficaces, souples et modernes, et ils doivent répondre aux besoins et aux priorités des familles ontariennes en matière de santé.

En transformant le système, nous avons l’occasion de moderniser et de renforcer le rôle de la santé publique et des services de santé d’urgence d’une manière réfléchie. Nos partenaires municipaux nous ont dit qu’il fallait plus de temps pour discuter des changements et qu’il fallait procéder à de vastes consultations.

Les secteurs de la santé publique et des services de santé d’urgence regorgent de professionnels dévoués et chevronnés qui sont pleinement engagés à servir la population de l’Ontario, mais il existe toujours un besoin très clair de moderniser et d’actualiser ces services essentiels en santé.

Aujourd’hui, nous publions deux documents de travail pour encadrer nos consultations à l’échelle de la province : un pour la santé publique et un pour les services de santé d’urgence. Ces documents serviront de fondement aux consultations en personne avec nos intervenants partout en Ontario au cours des prochaines semaines.

Je suis heureuse de vous présenter Jim Pine. Fort de ses 40 ans de service public dans notre municipalité, Jim est très bien connu de plusieurs d’entre vous. Il dirigera ces consultations et apportera son expertise municipale à la table.

Jim se joint à nous aujourd’hui en compagnie du Dr David Williams, notre médecin hygiéniste en chef, et d’Alison Blair, qui est responsable de la modernisation de la santé publique au ministère de la Santé et sous-ministre adjointe, Services de santé d’urgence.

C’est une équipe formidable qui, je le sais, est à l’écoute de vos bonnes idées et de vos solutions communautaires. Nous nous engageons à continuer de travailler avec vous pour veiller à ce que la modernisation des programmes et des services tienne compte de vos conseils et des réalités quotidiennes de vos collectivités.

Notre gouvernement s’est engagé à bâtir un système de soins de santé pour la population de l’Ontario. Les Ontariennes et Ontariens peuvent être assurés qu’un système de soins de santé durable sera en place pour eux au moment et à l’endroit où ils en ont besoin. Je vous remercie donc encore une fois de vous être joints à nous aujourd’hui et je cède la parole à Jim. Merci.

Jim Pine :

Merci, Madame la ministre. Au cours des dernières semaines, j’ai travaillé avec le ministère à l’élaboration du plan de consultation et à sa mise en œuvre. Le ministère reprend les discussions avec les municipalités, les services de santé publique et les services de santé d’urgence pour se concentrer sur la meilleure façon d’améliorer ces questions et services importants pour les collectivités de l’Ontario.

Nous avons planifié ces consultations afin d’essayer de dégager les meilleures idées possible pour moderniser la santé publique, les services de santé d’urgence et ces secteurs, et tirer des leçons de l’expérience des intervenants et de leur expertise.

Nous faisons les consultations sur la santé publique et les services de santé d’urgence en même temps parce qu’il s’agit à la fois de secteurs prioritaires de transformation de la santé pour le ministère et de partenariats importants avec le secteur municipal et qu’ils ont un impact sur ce dernier.

Nous voulons nous assurer d’entendre le plus grand nombre possible d’intervenants. Nous rencontrerons des intervenants de toute la province et mettrons un document de travail à la disposition de tous afin de guider ces discussions. Nous prenons le temps de tenir des consultations qui nous permettent d’avoir des commentaires et un dialogue réfléchis.

Comme je le disais, nous planifions de vastes consultations avec différentes composantes. Peu après cette webémission, nous publierons deux documents de travail, l’un pour la santé publique et l’autre pour les services de santé d’urgence.

Les documents de travail décrivent les principaux défis en matière de santé publique et de services de santé d’urgence ainsi que les systèmes qui les soutiennent. C’est vraiment la raison d’être des consultations. Les documents posent également des questions sur ce que nous pouvons faire pour améliorer la situation et sur la façon de relever ces défis.

Il y aura des séances en personne partout dans la province avec des représentants de la santé publique, des services de santé d’urgence et des intervenants municipaux. Nous vous tiendrons au courant de l’horaire et du lieu de ces séances au fur et à mesure que nous les organiserons.

Nous mènerons également d’autres activités, notamment auprès de communautés et d’organisations autochtones. Dans la mesure du possible, nous essaierons de vous rencontrer là où vous vivez et où vous êtes, dans des réunions ou des forums où vous prévoyez déjà d’être.

Nous espérons également avoir des nouvelles de plusieurs d’entre vous par écrit. Vous pourrez nous faire parvenir vos idées par courriel à l’adresse courriel qui sera affichée sous peu. Nous disposerons également d’un outil de sondage pour recueillir vos réponses aux questions de discussion contenues dans les documents de travail. Veuillez envoyer vos réponses aux sondages et vos questions ou commentaires à l’adresse courriel que vous verrez bientôt.

Veuillez également vous abonner aux mises à jour sur les soins interconnectés, car nous vous tiendrons au courant tout au long de la période de consultations. Et maintenant, c’est avec plaisir que je cède la parole au Dr Williams.

Dr David Williams :

Merci, Jim. Nous savons que dans notre secteur, il y a des difficultés qui perdurent, et nous en sommes conscients depuis un bon bout de temps. Nous savons également que notre secteur de la santé publique possède de grandes forces. En gardant cela à l’esprit, nous voulons entamer une discussion et entendre l’opinion de tous sur la façon dont nous allons moderniser notre secteur de la santé publique et la façon dont nous allons faire face au changement.

Nous savons que le changement est inévitable, qu’il viendra, et nous voulons examiner avec vous le secteur de la santé publique tel qu’il est maintenant, et où nous aimerions en arriver dans dix ans. Alors, comment bâtir ensemble un secteur fort?

Nous savons que le contexte a changé, alors pourquoi moderniser la santé publique en ce moment? Beaucoup de changements se produisent et ils se produisent à un rythme plus rapide. Nous savons qu’un grand nombre de questions émergentes se posent à l’échelle nationale et internationale et mettent la santé publique au défi tant par leur contenu que par leur capacité d’intervention. Cela soulève de nouvelles questions à notre table.

Nous savons aussi que le système de santé en général est en train de changer, et c’est une autre question importante à laquelle nous devons faire face. Comment pouvons-nous travailler avec notre système de santé publique qui subit des changements en ce moment, avec les membres de la population qui s’engagent dans le secteur de la santé et deviennent des patients et travaillent avec les médecins et les communautés médicales dans l’avenir? Comment pouvons-nous le faire d’une manière progressive et obtenir votre contribution sur le terrain? Comment devrions-nous nous y prendre?

Cette question n’est pas nouvelle en matière de santé publique. Je me souviens d’avoir été associé au Dr Sheela Basrur, qui est décédée en 2005, et nous savions alors que nous devions nous pencher sur cette question.

Au cours des 20 dernières années, il y a eu une série de rapports, de sorte que le besoin de changement, la compréhension et le désir de changement, ainsi que la contribution au changement ne constituent pas une question nouvelle pour nous en matière de santé publique. Il s’agit en fait de savoir comment procéder et comment le faire d’une manière constructive, interactive et avec la participation de l’ensemble du secteur, car je sais que vous êtes nombreux à avoir des préoccupations et des sentiments profonds et à souhaiter pouvoir vous exprimer à cet égard.

Comme Jim l’a mentionné, un document de travail sera publié et il constituera un aspect central de nos discussions au fur et à mesure que nous vous demanderons ce que vous aimeriez proposer. À cet égard, il y a des difficultés importantes nous ont été présentées et que nous devons prendre en considération.

Et nous savons depuis longtemps que les capacités sont insuffisantes. Nous savons que c’est variable d’une province à l’autre, dans nos différentes régions, où nous étions 42, 37, 36 et bientôt 35 bureaux de santé.

Mais, comment pouvons-nous nous assurer d’y faire face et d’avoir une capacité suffisante à tous les niveaux pour que nous n’ayons pas à travailler avec cela et à composer avec la variabilité à l’intérieur de la province? Parce que les défis sont plus nombreux, ils se multiplient, et vous devrez être en mesure d’intervenir à l’échelle locale, provinciale, par l’entremise de notre organisme Santé publique Ontario. Et comment allons-nous tous être mieux équipés pour faire face à cette situation dans un domaine qui évolue très rapidement?

En même temps, il semble y avoir un décalage entre notre secteur de la santé publique, les services sociaux et le système de santé au cours de sa transformation. Comment pouvons-nous régler ce problème? Comment pouvons-nous nous équiper non seulement pour être à la table, pour informer la table, mais aussi pour nous engager dans les nombreux secteurs différents avec lesquels nous travaillons à la fois aux échelles locale et régionale, ainsi qu’à l’échelle provinciale? Nous avons donc aussi ce défi à relever et nous avons besoin de vos commentaires sur la façon dont nous pourrions nous unir à nos services et mieux travailler avec eux dans cet alignement.

De plus, il y a chevauchement des efforts et nous savions par le passé que parfois nous travaillons à l’échelle provinciale, puis à l’échelle régionale et à l’échelle locale – nous faisons les mêmes actions encore et encore – ce qui entraîne certains niveaux d’inefficacité, mais en temps et ressources. Comment pouvons-nous nous y prendre pour régler les problèmes dans une perspective plus globale?

Alors, comment éviter le chevauchement des services tout en obtenant la meilleure prestation possible, à l’échelle tant provinciale que locale, pour informer le public et l’inciter à s’engager dès maintenant? Le chevauchement des efforts constitue donc également un point important.

L’établissement incohérent des priorités, c’est un autre domaine que nous abordons dans le document qui sera distribué plus tard, et c’est là que nous avons des divergences partout dans la province. Nous avons connu par le passé certains de nos meilleurs succès en ce qui concerne les priorités, c’est lorsque nous adoptons une approche à l’échelle locale, provinciale, et nous le faisons de la même façon, mais pas avec le chevauchement.

Prenons par exemple la façon dont nous avons travaillé sur la question du tabac dans le passé... nous nous sommes réunis et ce fut l’une de nos initiatives les plus réussies. Alors, comment pouvons-nous nous assurer d’avoir cet engagement, ce dialogue, dans une structure qui nous permettra d’établir les meilleures priorités en tant que secteur dans l’ensemble de la province?

Enfin, il y a les questions liées à la collaboration avec nos populations prioritaires et importantes; nos populations autochtones, ainsi que nos communautés francophones. Dans nos normes de santé publique, nous avons souligné que ces deux éléments sont considérés comme des domaines importants avec lesquels il faut travailler, ainsi qu’avec d’autres populations prioritaires.

Comment pouvons-nous mieux travailler avec nos populations autochtones, avec les diverses communautés, avec les différents secteurs dans lesquels nous pouvons offrir des programmes adaptés à leur culture et appropriés, et ce qu’ils aimeraient que nous fassions pour les aider à résoudre leurs problèmes locaux et à relever les défis auxquels ils sont confrontés dans leur poursuite du développement de leurs communautés?

Alors, comment pouvons-nous nous engager dans cette voie? Nous allons également demander aux communautés autochtones comment nous devons nous engager, comment nous devons travailler avec elles à cet égard? Comment voulez-vous que nos bureaux locaux travaillent avec vous à cet égard, parce que votre travail est important pour nous aussi?

Et nos communautés francophones? Nous savons aussi que nous avons de riches communautés francophones partout en Ontario, nous voulons nous assurer de les desservir conformément à nos exigences en vertu de la Loi sur les services en français, ainsi que nos Normes de santé publique de l’Ontario sur la meilleure façon de nous engager à cet égard.

Et, comme je l’ai déjà dit, il y a d’autres populations prioritaires que nous devrons également cerner et avec lesquelles nous devrons travailler, et nous voulons nous assurer de le faire d’une manière respectueuse, sensible aux différences culturelles et qui soit fonctionnelle, ciblée et efficace pour régler ces problèmes là-bas. Sur ce, je vais donc céder la parole à Alison Blair pour qu’elle nous parle de sa région. À vous, Alison.

Alison Blair :

Super. Merci beaucoup David et Jim pour vos remarques et j’espère que vous pouvez dire, même à partir de ce webinaire, que ce que nous faisons en équipe, c’est d’apporter notre expertise et notre expérience à la modernisation de la santé publique et des services de santé d’urgence.

J’ai eu le plaisir de travailler avec les services de santé d’urgence depuis un an et demi et je suis ravie que nous passions du temps à vous écouter sur la meilleure façon de moderniser ces importants services.

Je veux aussi me faire l’écho de ce qu’a dit Jim, à savoir que nous souhaitons une reprise de ces discussions, ce qui signifie que nous sommes ouverts à tous vos commentaires et à toutes vos idées, et qu’il n’y a pas de résultats prédéterminés de ces consultations.

Les services de santé d’urgence sont « habitués » au changement. Ils ont en effet subi une transformation importante à la fin des années 1990, lorsque les services municipaux et ambulanciers ont été transférés aux municipalités. Et depuis, d’autres changements sont survenus et ont été apportés pour améliorer les services.

Plus récemment, en 2017, il a fallu mettre à jour la Loi sur les ambulances, puis nous sommes très enthousiastes quant aux règlements qui sont entrés en vigueur le 1er novembre et qui appuient de nouveaux modèles de soins pour quelque 911 patients, soit en les traitant et les en dirigeant vers les services appropriés, soit en leur offrant les soins nécessaires, pas seulement aux urgences des hôpitaux.

Mais je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il reste des défis à relever. La vérificatrice générale, le groupe de travail sur la répartition, l’association des municipalités de l’Ontario, l’association des chefs paramédicaux de l’Ontario, entre autres, ont cerné les défis qui touchent la prestation des services de santé d’urgence essentiels.

Dans ce document de travail, nous décrivons les principaux défis du secteur des services de santé d’urgence, et nous posons des questions sur la façon de les relever. Je ne m’attends pas à ce que l’un ou l’autre de ces défis vous surprenne et, dans bien des cas, j’ai l’impression de me faire l’écho des préoccupations que vous avez soulevées avec moi au cours de la dernière année et demie.

Je vais passer en revue les préoccupations exprimées aujourd’hui pour expliquer pourquoi nous estimons que les services de santé d’urgence ont besoin d’être modernisés. Il s’agit tout d’abord, et c’est peut-être le plus important, d’une technologie de répartition désuète.

Il y a certainement eu des demandes de mise à niveau des centres de répartition d’ambulances de la province afin d’améliorer le temps de réponse, d’appuyer une meilleure affectation des ressources et d’améliorer les résultats pour les patients.

Bon nombre des améliorations technologiques sont déjà en cours, mais ce que nous voulons savoir, c’est quelle sera la prochaine phase des technologies qui aidera les Ontariens à obtenir les services de santé d’urgence dont ils ont besoin.

Vous avez également entendu parler des longs délais de déchargement des ambulances et des retards dans le transport de patients médicalement stables. C’est une question dont nous voulons discuter et nous souhaitons entendre vos solutions potentielles à ces problèmes.

Vous pourriez lire dans les médias locaux que des ambulances attendent à l’extérieur des services d’urgence pendant que les ambulanciers paramédicaux attendent pour transférer les patients aux soins de l’hôpital. Même si le temps de déchargement des ambulances s’est amélioré au cours des dernières années, il y a toujours une préoccupation à cet égard, ce qui contribue aux soins de santé dans les couloirs. De plus, les ambulanciers paramédicaux et les ambulanciers qui attendent pour décharger les patients ne sont pas disponibles dans la collectivité pour les appels d’urgence.

Ainsi, dans le cadre de nos consultations, nous chercherons des pratiques prometteuses qui aideront à régler le problème des délais de déchargement des ambulances afin de voir quels avantages peuvent être communiqués partout dans la province.

Un autre défi auquel nous sommes confrontés est le manque de coordination entre les partenaires du système de santé d’urgence. De plus, malgré l’amélioration continue, il arrive parfois que des problèmes de compétence ou de communication entre les centres de répartition d’ambulances, les exploitants de services ambulanciers terrestres et les ambulanciers aériens, ou entre eux, créent des difficultés pour offrir des services appropriés aux patients.

Par conséquent, au fur et à mesure que nous consulterons les provinces, nous serons à l’écoute des possibilités d’améliorer la façon dont les services d’ambulance terrestre peuvent mieux collaborer, comment l’ambulance aérienne et l’ambulance terrestre peuvent mieux communiquer entre elles, et comment les centres de répartition d’ambulances peuvent aider à cet égard.

Nous cherchons également à savoir comment, en comprenant la façon dont nous pouvons faire en sorte que les innovations qui améliorent les soins puissent être appliquées à l’échelle de la province. J’ai eu la chance de voir de nombreux services paramédicaux qui mettent en œuvre des pratiques novatrices et qui ont une incidence réelle dans leurs collectivités. Nous espérons donc que l’innovation à l’échelle locale pourra être reproduite dans d’autres régions et dans d’autres situations de soins à l’échelle de la province.

Ainsi, dans le cadre des consultations que nous entreprenons, nous cherchons activement à connaître votre point de vue sur les cas où nos collectivités et nos régions ont réussi à offrir des services de santé ou à trouver des moyens de réduire les obstacles aux soins.

Et le dernier défi dont je parlerai ce matin concerne l’équité en santé et l’accès aux services dans les régions et les collectivités. En particulier, dans les services de santé d’urgence, l’accès des communautés autochtones éloignées et nordiques est un enjeu et un souci constants.

Dans le Nord, les problèmes d’accès aux terres créent des pressions pour les services d’ambulance aérienne et terrestre, où ils sont les principaux intervenants dans les communautés difficiles d’accès par route.

Les changements apportés à la modernisation de ces services doivent tenir compte des besoins des communautés autochtones et établir des partenariats significatifs et respectueux, et nous avons hâte de collaborer avec vous pour comprendre la meilleure façon de régler ces questions.

De plus, dans les secteurs des services de santé d’urgence, les centres de répartition d’ambulances doivent respecter les exigences de la Loi sur les services en français, de même que les services d’ambulance aérienne fournis par Ornge. Et, par le truchement de nos consultations, nous cherchons à savoir quelles améliorations pourraient être apportées à la prestation des services en français aux communautés francophones.

Voilà donc un résumé des principaux défis dont nous allons parler et que vous verrez dans le document de travail plus tard aujourd’hui. Sur ce, je vais céder la parole à Jim.

Jim Pine :

Merci Alison. Permettez-moi de vous dire que je suis très enthousiaste à la perspective des discussions à venir, et j’ai hâte de rencontrer bon nombre d’entre vous en personne lorsque nous parcourrons la province et de recevoir vos réponses aux documents de travail également.

Je sais qu’il y a beaucoup de bonnes idées qui attendent d’être entendues, et nous avons hâte de les recevoir. Nous sommes toujours en train d’élaborer nos plans pour la consultation à l’échelle de la province, et nous communiquerons avec vous lorsque nous aurons peaufiné ces éléments.

Mais nous savons avec certitude que nous irons vers le Nord et le Nord-Ouest où je suis né et où j’ai grandi, et nous avons hâte d’y retourner aussi. Mais nous voyagerons dans toutes les régions de la province, que ce soit dans l’Est ou le Sud-Ouest, ou dans le centre de la région du Grand Toronto et de Hamilton, à Ottawa, et ce genre d’endroits. Et nous le ferons au cours des prochains mois, ce sera donc une période chargée, mais je pense que ce sera une période très productive.

Sachez que nous prévoyons également faire quelques remarques à la prochaine conférence de l’association des municipalités rurales de l’Ontario en janvier, et cela nous donnera l’occasion de nous familiariser avec ce que nous avons entendu jusqu’ici, à ce point.

Donc, nous sommes très enthousiastes à l’idée de vous rencontrer. Nous avons hâte de nous lancer dans les semaines à venir et je pense qu’à l’heure actuelle, nous avons l’occasion d’essayer de répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir à ce stade. Je vais donc céder la parole à Colleen. Avons-nous des questions à poser, Colleen?

Colleen Kiel :

Nous en avons, merci. Donc, je veux commencer par en poser une à Alison.

Alison Blair :

D’accord.

Colleen Kiel :

Et nous l’avons déjà entendue à plusieurs reprises, alors je pense que c’est un bon point de départ. Planifiez-vous fusionner les services de santé publique et les services de santé d’urgence?

Alison Blair :

C’est la question la plus fréquemment posée que nous ayons entendue jusqu’ici. La réponse à cette question est non. Comme vous l’avez vu aujourd’hui, nous avons deux documents de travail distincts, l’un sur la santé publique et l’autre sur les services de santé d’urgence.

Et comme Jim l’a dit, lorsque nous ferons nos consultations en personne, nous tiendrons des séances distinctes pour parler des services de santé d’urgence et de santé publique.

Ainsi, comme Jim l’a dit plus tôt, la vraie raison pour laquelle nous menons ces consultations en même temps, c’est que les municipalités doivent assumer ces deux éléments, et nous voulons donc faire en sorte que cela se fasse d’une manière qui nous permette de travailler avec les municipalités, de sorte que ces deux aspects soient donc réalisés séparément.

C’est la raison pour laquelle nous le faisons ensemble, cela n’a rien à voir avec la fusion de la santé publique et des services de santé d’urgence. Mais merci d’en faire maintenant la question la plus fréquemment posée.

Colleen Kiel :

D’accord, merci, Alison. Dr Williams, le rôle de Santé publique Ontario dans ce processus est-il pris en considération?

Dr David Williams :

C’est une question très importante parce que, après la période du SRAS, nous avions deux rapports à l’époque, celui du groupe de travail de Santé publique Ontario et l’examen des capacités, et nous avions alors créé cet organisme.

Cet organisme est un élément très important de ce que j’appelle le « tabouret à trois pattes » du secteur de la santé publique en Ontario, c’est-à-dire le terrain, l’organisme Santé publique et le ministère. Et nous examinons comment moderniser les trois pour travailler avec plus d’efficacité, simplifier certains services et activités, alors que tous les trois subissent les changements que nous observons en santé publique.

Nous devons tous nous préparer à nous équiper pour la prochaine décennie. Donc, Santé publique Ontario est un élément important. Nous avons des consultations et des discussions, je sais que nous en avons avec le PDG, le Dr Peter Donnelly, et nous y avons participé, et nous continuons de participer à ces discussions, et cela fera partie de notre processus itératif lorsque nous poursuivrons les discussions dont Jim a parlé dans la province.

 Et parce que nous avons besoin d’entendre vos commentaires à ce sujet également, parce que chaque patte du tabouret est importante, non seulement pour Santé publique Ontario, mais aussi pour le ministère, et la façon dont nous pouvons faire notre travail et mieux travailler avec le secteur. Donc, oui, c’est une partie importante.

Colleen Kiel :

Je vous remercie. Je m’adresse à Jim : je pense que vous en avez parlé un peu, mais je me contenterai peut-être de répéter où et quand les consultations auront lieu et ce que nous savons jusqu’ici.

Jim Pine :

C’est une question qui a également été posée assez fréquemment. Je pense que notre premier objectif est de nous déplacer dans le Nord-Ouest de l’Ontario vers la fin du mois. Nous organisons ces réunions et nous avons hâte d’aller là-bas.

Et puis, je sais que nous avons prévu une série de réunions et que nous aurons un calendrier plus défini à mesure que nous irons de l’avant. Mais il ne fait aucun doute que les prochaines semaines seront remplies à craquer et nous donnerons aux gens un préavis aussi long que possible de notre venue dans votre région, afin que vous puissiez vous préparer à participer.

Et, si je peux dire encore une chose, et une chose que j’ai peut-être déjà dite, ou que j’aurais dû dire au début, c’est qu’il n’y a pas de résultats prédéterminés dans ces consultations. Cela m’a été dit très clairement et cela m’a réchauffé le cœur aussi parce que nous sommes vraiment à la recherche de bonnes idées de la part de nos groupes d’intervenants et des parties intéressées.

Alison Blair :

Oui, et juste pour intervenir si vous me permettez : ce que nous avons l’intention de faire aussi lorsque nous serons dans ces régions, c’est de profiter des occasions où vous vous réunissez de toute façon en groupes, que ce soit lors de séances régionales, où les municipalités se réunissent déjà, par exemple.

Je pense donc que plus tard ce mois-ci, dans le Nord-Ouest de l’Ontario, c’est l’occasion de le faire. C’est pourquoi nous veillerons à vous rencontrer là où vous êtes et où vous travaillez, afin d’obtenir le meilleur apport possible de votre part.

Colleen Kiel :

Parfait. D’accord. Je m’adresse maintenant à vous, Alison. L’équipe de modernisation rencontrera-t-elle les sections locales?

Alison Blair :

Avec les syndicats locaux.

Colleen Kiel :

Syndicats.

Alison Blair :

C’est une bonne question. Nous sommes fermement résolus à rencontrer les syndicats, et je pense donc que la question qui se pose est la suivante : s’agira-t-il d’un syndicat local? Nous savons qu’il y a plusieurs syndicats dans le domaine des services de santé d’urgence que nous connaissons bien et que nous avons rencontrés au moment où nous avons entrepris la modernisation des services de santé d’urgence.

Pourquoi ne pas revenir en arrière et nous trouverons un moyen de le faire – mobiliser les opérations syndicales locales. Nous travaillerons avec les syndicats avec lesquels nous nous sommes engagés et d’autres avec lesquels nous ne nous sommes peut-être pas encore engagés. Mais nous essaierons de déterminer comment nous organisons cela, qu’il s’agisse d’une perspective régionale ou d’une perspective locale. Nous l’intégrerons dans notre plan. Bonne question.

Colleen Kiel :

D’accord. Il y avait une deuxième question, je pourrais répondre à celle-ci parce que c’est une question technique. Des observations écrites peuvent-elles être présentées? Donc oui, en plus du sondage dont il a été question et qui accompagnera le document de travail, s’il y a des documents écrits à présenter, nous les accepterons à l’adresse électronique qui sera fournie à la toute fin du webinaire.

Alison Blair :

Oui, s’il vous plaît.

Colleen Kiel :

Oui, s’il vous plaît. La prochaine question est pour vous, Alison, je crois. Pouvez-vous commenter l’événement annoncé pour le 21 novembre par Medavie?

Alison Blair :

Donc, d’après ce que je comprends, l’événement commandité par Medavie est un événement de la Chambre de commerce de l’Ontario et la sous-ministre a été invitée à y prendre la parole. Et je pense que c’est tout ce que j’ai à dire à ce sujet.

Je pourrais peut-être passer à ce que je crois être probablement la question sous-jacente, à savoir si la sous-ministre qui prend la parole lors d’un événement commandité par Medavie a quelque chose à voir avec la modernisation des soins d’urgence en santé?

Et je profite de l’occasion pour me faire l’écho de ce que la ministre de la Santé a dit à la conférence de l’association des municipalités de l’Ontario en août, à savoir qu’il n’y a aucune intention de privatiser les services ambulanciers terrestres.

Le gouvernement veut renforcer la prestation des services de santé publique, et rien n’a changé depuis que la ministre a répondu à cette question en août.

Un autre élément que j’ajouterais à cela, c’est que les municipalités sont responsables de la prestation de ces services en vertu de la loi à l’heure actuelle, et c’est donc à l’échelon municipal qu’il revient de choisir la façon dont la prestation se fait. Donc, ça fait deux réponses supplémentaires à votre question, c’est un trois pour un.

Colleen Kiel :

Il pourrait y avoir un suivi à ce sujet.

Alison Blair :

D’accord.

Colleen Kiel :

Le ministère prévoit-il transférer les services paramédicaux à des organismes sans but lucratif?

Alison Blair :

La réponse est non, et c’est aussi parce que nous commençons les consultations. Je suis sûre que beaucoup de gens pensent que nous devrions être à la fin d’un processus, mais nous sommes en train de lancer le début d’une séance où Jim, David et moi allons parcourir la province et lire beaucoup de soumissions que vous allez présenter pour comprendre ce qu’il faut planifier.

Je pense donc qu’il serait prématuré de faire des commentaires sur l’avenir parce que nous n’avons pas entendu parler de vous tous, et c’est ce à quoi nous voulons consacrer notre temps au cours des prochains mois.

Colleen Kiel :

Je vous remercie. La prochaine question s’adresse au Dr Williams. Quels sont les principaux enjeux que vous souhaitez régler en santé publique?

Dr David Williams :

C’est une bonne question et c’est certainement ce que j’aimerais examiner. Cela fait un certain temps que nous nous penchons sur cette question. C’est que, comme l’ont dit les différents médecins hygiénistes, les médecins hygiénistes associés et les membres du conseil de santé, les questions qui continuent d’être posées sont : Comment pouvons-nous mieux nous coordonner avec la communication? Comment mieux utiliser la technologie pour améliorer l’efficacité de la santé publique?

Nous avons toujours valorisé notre technologie et nous l’avons utilisée, mais elle devient désuète et nous devons examiner comment la « revitaliser » à l’avenir.

Par ailleurs, nous savons que cette coordination est si cruciale, en raison de ce qui se passait dans divers domaines, dont nous étions au courant et dont le public est généralement conscient. La réponse était négative dans le passé. Maintenant, tout le monde est au courant.

Il faut donc qu’il y ait uniformité et que chacun d’entre nous soit informé, non seulement du point de vue du ministère ou de l’organisme, mais aussi de celui de chaque bureau de santé qui doit être au courant de ce que font les autres bureaux de santé, et le comprendre, afin que nous soyons toujours plus informés en tout temps et que vous soyez en contact direct avec un public qui est de mieux en mieux informé.

Ainsi, la technologie, la coordination et la communication sont toutes des questions vitales. De plus, la technologie qui fait progresser nos systèmes de laboratoire est essentielle parce qu’elle accélère le rythme auquel nous comprenons, nous devons déchiffrer et analyser les données de plus en plus rapidement, non seulement en coordination avec nos partenaires dans la province, mais aussi en temps réel avec nos autres partenaires au Canada et à l’étranger.

Il faut donc accélérer la rapidité, la cohérence et la qualité de ces données. Comment allons-nous gérer cela? Et enfin, l’état de santé de nos citoyens devient de plus en plus impératif. Et nous devons comprendre comment nous équipons nos bureaux locaux ou autres bureaux, à l’échelle provinciale et avec notre organisme, de données de plus en plus à jour.

Comme l’a souligné la vérificatrice générale, nous manquons d’information sur certains aspects clés des modes de vie, des maladies chroniques et de la détermination des populations prioritaires et vulnérables qui vivent parmi nous.

Ce sont donc des défis que nous avons compris par le passé, mais nous devrons être beaucoup plus quantitatifs, beaucoup plus décisifs et beaucoup plus efficaces dans la façon dont nous les traitons, et être en mesure de mobiliser et de cibler nos ressources et notre personnel pour faire face à ces problèmes aigus que sont l’équité, les populations prioritaires, les crises, et pas seulement les épidémies, mais le regroupement des groupes à risque au sein même de nos collectivités.

Alors, comment pouvons-nous travailler avec nos partenaires municipaux, avec nos autres partenaires à l’échelle locale, avec le système d’éducation, avec les services sociaux, la santé mentale et les services en toxicomanie, et la liste continue? Comment devons-nous nous équiper?

Ce sont donc des priorités pour moi; c’est donc la communication et la coordination, la cohérence, ces mots qui commencent par un C; j’essaie de penser à ce que je dirais en matière de santé, sauf pour la qualité des données – nous devons le faire mieux, plus rapidement et avec détermination.

Voilà donc mes priorités. Je pourrais continuer longtemps et je ne le ferai pas, mais il est évident que c’est très important pour moi. Et je pense que j’ai entendu dire par le secteur, par bon nombre d’entre vous, que nous devons faire mieux, relever la barre et faire encore mieux à l’avenir.

Colleen Kiel :

Merci, Dr Williams. Jim, proposez-vous plus d’un emplacement pour les grandes régions géographiques? Et, en plus de cela, il y a une question au sujet de la confirmation des échéanciers de début et de fin des consultations.

Jim Pine :

Je pense que ce que nous essayons de faire, c’est de voir autant de gens que possible, autant de groupes d’intervenants que possible, et parfois, si nous pouvons le faire lorsque nous réunissons des gens dans une même salle, c’est peut-être la façon la plus efficace de le faire.

Je sais une chose, c’est que cette province est très étendue, j’y ai voyagé au cours de ma vie. Mais je pense que nous chercherons toutes les occasions qui nous permettront de le faire de façon vraiment efficace, et parfois il s’agira de rencontres individuelles, mais ce sera aussi, je pense, une occasion de faire en sorte, comme je le disais, que nous puissions réunir plus de gens au bon moment et les bons groupes d’intervenants pour être aussi efficaces que nous le pouvons.

Nous avons un certain nombre de mois pour le faire, jusqu’au début de l’hiver, je suppose. Comme je l’ai déjà dit, nous allons retourner à la conférence de l’association des municipalités de l’Ontario vers la fin de janvier pour parler un peu de ce que nous avons entendu jusqu’ici.

Il s’agira donc d’un mélange de rencontres individuelles, j’imagine, mais aussi de rencontres de groupes pour s’assurer d’en entendre autant que nous le pouvons.

Alison Blair :

Oui. Ce que j’entends dans cette question, et je me trompe peut-être totalement, c’est si nous allons tenir une seule séance dans le Nord à laquelle tout le monde devra se rendre, et la réponse est non.

Nous allons nous assurer que nous… bien sûr, le Nord-Est et le Nord-Ouest sont très éloignés l’un de l’autre, mais il y a au moins quelques endroits dans chacune de ces régions que nous allons chercher à visiter.

Jim Pine :

Oui, et je pense qu’il est juste de dire que nous avons eu beaucoup d’intérêt de la part d’autres parties de la province, dans le Sud-Ouest et dans l’Est, et bien sûr, nous devons y aller aussi. Nous ferons donc de notre mieux pour nous y rendre autant que possible à l’avenir.

Dr David Williams :

Et j’ajouterais qu’il y avait d’autres organismes et groupes qui voulaient avoir leur mot à dire.

Dr David Williams :

Et nous voulons recevoir cela par l’entremise de l’adresse à laquelle Colleen a déjà fait allusion, et nous voulons aussi entendre ces commentaires; tous les secteurs, tous les commentaires sont valables, et nous avons besoin de vos suggestions.

Colleen Kiel :

Vous trouverez dans le document de travail la date limite de présentation des questions du sondage, soit le 10 février 2020. Je prends note que nous verrons cela plus tard aujourd’hui.
C’est encore à vous, Alison. Quelles innovations envisagez-vous pour les ambulances terrestres? L’objectif est-il la rentabilité ou la fin des soins de santé dans les couloirs?

Alison Blair :

J’espère que ces éléments ne sont pas mutuellement exclusifs. Je pense que nous sommes ouverts à l’idée d’entendre parler de toutes les innovations qui se produisent dans les services de santé d’urgence; cela pourrait aller d’une chose très physique, comme l’utilisation d’un drone à Renfrew, aux nouvelles technologies dans les centres de répartition d’ambulances qui sont par exemple mises à l’essai à Niagara, en passant par toutes les approches intermédiaires.

Si l’on songe au travail qui se fait à Hamilton pour trouver des façons de permettre aux patients d’attendre à l’urgence, au programme Fit to Sit, que j’attribue peut-être au mauvais endroit. C’est soit Hamilton, soit Ottawa, soit London. Mais je pense que tous ces secteurs ont des programmes novateurs dont nous pouvons tirer des leçons et que nous pouvons diffuser ailleurs.

Je pense que l’objectif ici est d’améliorer les services. La rentabilité est une chose à laquelle tout le monde doit penser dans le contexte financier actuel, mais ce n’est pas le moteur de la modernisation. Le moteur de la modernisation est la nécessité d’améliorer les services.

Et la fin des soins de santé dans les couloirs est un aspect que nous tous, au sein du ministère de la Santé et dans ce secteur, surveillons de près en raison de l’impact qu’il a sur les patients. J’espère donc que ces deux éléments ne s’excluent pas mutuellement.

Colleen Kiel :

Je vous remercie. Je pense que cette question s’adresse à vous tous. Quel est le rôle des données et des éléments probants dans la modernisation?

Dr David Williams :

D’accord, parce que, comme je l’ai déjà dit, c’est très important dans ce cas-ci. Et il y a de bonnes et de mauvaises données, et il nous incombe d’essayer de nous assurer que nous commençons avec des données de qualité, des données opportunes, suffisamment détaillées pour ces discussions.

Parce qu’en Ontario, surtout dans le secteur de la santé publique, nous voulons nous assurer de permettre aux entités locales de participer à ces discussions avec les collectivités. Et quelles sont ces collectivités, et les collectivités au sein des collectivités où nous espérons obtenir des données pertinentes, des données opportunes et suffisamment détaillées pour qu’elles puissent s’engager et avoir une discussion solide sur les questions de santé publique qui se posent dans nos collectivités? Quelles sont nos populations vulnérables dont, en tant que collectivité, nous voudrions que vous, en tant que secteur de la santé publique, vous vous occupiez? Travailler avec nous et participer à l’évolution du secteur de la santé de l’Ontario, c’est-à-dire Santé Ontario et les équipes Santé Ontario.

Et comment pouvons-nous avoir ce dialogue avec elles parce que nous envisageons un partenariat plus large, et la meilleure façon dont nous pouvons leur fournir des données, le mieux elles pourront y arriver. Ainsi, les données ont été et continuent d’être un bien précieux en constante augmentation, mais il faut faire preuve de prudence pour qu’elles soient bien faites, qu’elles doivent l’être de manière efficace, efficiente et significative pour les collectivités que vous souhaitez mobiliser. Je pense donc que les données sont très importantes. Alison ou Jim n’ont-ils pas quelque chose à dire à ce sujet?

Jim Pine :

La seule chose que je voudrais ajouter, c’est que Dr Williams a dit que la prise de décisions fondées sur des données probantes est ce qui donne toujours les meilleurs résultats. Ainsi, de bonnes données, je pense, nous aident à prendre de bonnes décisions. Alors, j’ai hâte de le faire, d’en recevoir.

Alison Blair :

Tout à fait d’accord. J’ajouterais seulement deux éléments du point de vue des services de santé d’urgence. Tout d’abord, nous aimerions connaître vos témoignages sur ce qui fonctionne. Je sais que certains d’entre vous sont en train de mettre à l’essai de nouvelles façons de faire et nous aimerions savoir comment ça se passe et comment nous pouvons quantifier les améliorations.

Nous avons vraiment hâte d’y être et nous comprenons également que nous devons être attentifs aux types de preuves qui peuvent être apportées à l’appui de ces solutions. Ainsi, tout en étant tout à fait ouverts et à l’écoute de vos idées, nous vous tiendrons au courant des articles qui peuvent être pertinents dans le contexte de l’Ontario.

L’autre aspect que je m’en voudrais de ne pas mentionner, c’est l’importance de l’échange de données entre les centres de répartition d’ambulances et les services paramédicaux, et dans l’ensemble du secteur des services de santé d’urgence, pour permettre ce travail. Les données sont donc pour moi une priorité absolue tous les jours.

Dr David Williams :

Et j’ajouterais simplement : d’après vous, quelles données sont nécessaires et quelles données devrions-nous recueillir? Nous ne sommes pas les seuls à penser qu’il y a un besoin de données. J’ai entendu dire que vous en avez une idée, et vous pensez peut-être qu’il y a des lacunes dans les données et d’autres qui doivent être comblées. N’hésitez pas à nous le faire savoir, car cela ne fait que nous éclairer sur la façon de fixer les priorités.

Colleen Kiel :

D’accord. Jim, je crois que cette question s’adresse à vous. Au-delà de ce que nous avons dit au sujet de la santé publique, des services de santé d’urgence et des intervenants municipaux, allez-vous faire participer des intervenants externes comme les hôpitaux pour connaître leur point de vue?

Jim Pine :

C’est une question très intéressante. Je suppose que la réponse courte est que je n’en suis pas encore sûr. Je pense que, de façon générale, le travail qui se fait au sein des équipes Santé Ontario dépasse la portée de ce que j’ai compris à ce stade-ci. Mais je pourrais céder la parole à Alison si elle a quelque chose à ajouter à cela.

Alison Blair :

Oui, je pense que c’est ce que nous essayons de comprendre de la part des gens qui pourraient nous accueillir, s’il s’agit d’une municipalité en collaboration avec les services de santé d’urgence et de santé publique de cette région, qui d’autre devrait être invité.

Et dans certains cas, vous aurez une relation solide avec les services sociaux, ou avec l’éducation, ou avec l’hôpital, et je pense que les équipes Santé Ontario ont vraiment captivé l’imagination et ont créé beaucoup de « liens » intéressants.

C’est donc un aspect sur lequel nous pouvons nous pencher à l’échelle locale, où nous allons, pour voir qui il est important de visiter. Nous promettons d’obtenir votre apport au fur et à mesure que nous déterminerons où nous allons nous rendre.

Dr David Williams :

Et, Alison, comme vous et moi le savons tous les deux, il y a beaucoup de consultations à nos tables avec le secteur hospitalier, avec les équipes Santé Ontario.

Et donc, des commentaires que ces intervenants pourraient avoir, pourraient dire… cela a été soulevé dans nos discussions, un point au sujet des services de santé d’urgence, ou de la santé publique, en même temps nous pourrions avoir des commentaires et dire; nous allons les transmettre aux équipes, et beaucoup d’entre elles sont en train de travailler pour moderniser le système de santé même.

Et comme la ministre l’a mentionné dans son discours, ce rôle important de l’interaction entre les deux est essentiel. Quels sont donc ces points de contact qui vont être cruciaux et impératifs à mesure que le secteur se modernise des deux côtés? Les suggestions et les idées peuvent provenir de diverses façons et nous sommes ouverts à cela.

Jim Pine :

Et je suppose qu’en ce qui concerne les services de santé d’urgence, le lien avec les hôpitaux est absolument essentiel.

Colleen Kiel :

Je ne suis pas sûre, je pense que ça concerne peut-être Alison, et nous l’avons entendu à quelques reprises jusqu’ici. Les dates de 2020 telles que publiées dans le budget sont-elles toujours les dates cibles de mise en œuvre?

Alison Blair :

Je pense que c’est surtout du côté de la santé publique. Je vais reprendre une partie de ma réponse précédente. Nous ne pouvons pas vous parler des dates de mise en œuvre parce que nous ne savons pas encore ce que nous mettons en œuvre.

Et c’est de cela qu’il s’agit dans le cadre des consultations. Nous avons vraiment hâte d’entendre ce que vous avez à dire sur ces idées afin que nous puissions formuler ces recommandations au gouvernement et que nous puissions ensuite parler de la mise en œuvre et reconnaître que, comme nous venons de le dire, les prochains mois seront consacrés aux consultations. Je pense qu’il est juste de dire que cette date d’avril n’est plus applicable.

Colleen Kiel :

Je vous remercie. Cette question s’adresse à vous tous. Que planifiez-vous en vue d’une mobilisation significative des communautés des Premières Nations?

Dr David Williams :

Comme je l’ai dit au début de mon intervention, cette mobilisation est importante. Elle fait partie de nos normes de santé publique. Et nous nous sommes efforcés de collaborer activement avec le plus grand nombre possible de communautés autochtones et des Premières Nations, ainsi qu’avec différentes organisations qui les représentent.

Nous leur demandons quelles sont les possibilités qu’ils aimeraient saisir avec nous, sachant qu’il y en a une variété et que chacun d’entre eux a une perspective qu’ils aimeraient nous demander d’examiner.

Et une partie de cela, c’est de savoir comment notre secteur de la santé publique – et je vais laisser Alison parler des services de santé d’urgence dans un instant – serait mieux équipé pour travailler avec chaque communauté autochtone et avec les autorités sanitaires et les différentes structures, parfois avec nos homologues fédéraux, pour offrir des programmes et services plus complets, adaptés à sa culture, appropriés et opportuns qui répondent aux besoins des différentes communautés autochtones qui sont à différentes étapes dans leur processus de revitalisation communautaire et leur restructuration, après leur expérience et le traumatisme liés aux pensionnats.

C’est pourquoi nous essayons de comprendre comment nous pouvons avancer au mieux quand on nous le demande, si on nous le demande, et comment nous pouvons être mieux équipés pour vous aider tout au long de ces processus. Nous avons donc besoin de vos commentaires sur la façon dont vous aimeriez que nous soyons prêts à entreprendre ce processus, quand vous le voulez, d’une manière que vous voulez, d’une manière qui soit délicate et en sachant que vous êtes déjà en train de réaliser différents projets à ce moment-ci.

Nous voulons être là, nous voulons vous écouter et nous voulons savoir ce que vous voulez que nous entendions de vous à ce moment-là. Alors, dites-nous comment vous engager dans ces discussions. Alison ou Jim aimeraient-ils également faire des commentaires à ce sujet?

Alison Blair :

Je vais ajouter quelque chose rapidement. Dans le domaine des services de santé d’urgence, je pense qu’il y a deux méthodes principales pour mobiliser les communautés autochtones et des Premières Nations.

En ce qui concerne les services de santé d’urgence, il se trouve que nous avons six services médicaux d’urgence qui sont gérés par des communautés des Premières Nations, et nous allons donc collaborer avec elles. Nous espérons que certains des chefs paramédicaux de ces services surveillent la situation en ce moment même. C’est une partie du problème.

Il y a aussi des organismes qui offrent des services liés aux régions locales des Premières Nations et d’autres qui, partout dans la province, fournissent des services médicaux d’urgence aux communautés autochtones.

Nous ferons donc appel aux organisations qui existent déjà, mais nous planifions aussi de collaber avec les communautés autochtones qui cherchent à améliorer l’accès de leurs communautés.

Je pense donc que nous devrons le faire sur une double base et nous ferons écho au fait que nous prévoyons le faire dans les régions que nous visitons, et que nous sommes également ouverts à d’autres façons de participer, comme David l’a dit.

Colleen Kiel :

Voici maintenant une question pour Alison liée aux services de santé d’urgence. Avec la régionalisation des services de santé en centres régionaux, que fera la province pour aider les municipalités à assurer le transport des patients médicalement stables entre les établissements de soins de santé?

Alison Blair :

Wow, c’est vraiment une bonne question! J’imagine que si vous travaillez actuellement avec une équipe Santé Ontario, si vous faites quoi que ce soit dans le domaine des services de santé d’urgence, l’idée du transport surgit et nous devons penser au genre de transport qui doit être offert à un patient du 911 qui vient d’avoir un accident de voiture, et nous devons aussi penser au transport des patients stables sur le plan médical.

C’est donc un aspect que vous verrez dans le document de travail que nous publierons plus tard aujourd’hui et dont nous parlerons ultérieurement, à savoir que nous cherchons la meilleure façon d’y parvenir. Et ce sera en fonction de votre contexte. Par exemple, si vous vivez dans une communauté nordique, la situation sera très différente de celle d’une communauté urbaine dans le sud.

C’est pourquoi nous voulons nous assurer d’examiner quelles sont les meilleures façons d’aborder cette question. Les membres de mon équipe se sont penchés sur le transport des patients stables sur le plan médical. Nous avons quelques projets pilotes en cours, un dans le Nord-Est de l’Ontario et un dans le Nord-Ouest.

Nous voulons nous assurer d’en tirer des leçons, mais je pense qu’il est juste de dire qu’il est vraiment important pour ces patients de continuer à bénéficier d’un transport. Et parce que les soins sont centrés sur le patient, nous voulons nous assurer que les patients se rendent à leurs rendez-vous de dialyse, ou à leur radiographie à temps, ou qu’ils soient ramenés dans la communauté plus près de leur lieu de résidence.

Et nous voulons que tout cela fonctionne tout en nous assurant d’avoir la capacité de répondre aux appels d’urgence 911 en même temps. Nous souhaitons que ce soit les solutions, et nous sommes tout à fait à l’écoute à ce sujet.

Soit dit en passant, nous allons évidemment faire participer les services paramédicaux à cette discussion, mais il est également prévu de faire participer à cette discussion les organisations qui fournissent des services de transport en civière. C’était ma réponse à cette question, Colleen.

Colleen Kiel :

D’accord, merci. Pour revenir à la question précédente au sujet des hôpitaux, je crois qu’il y a eu de nombreuses questions ce matin au sujet de l’harmonisation ou de la collaboration avec les équipes Santé Ontario au fur et à mesure qu’elles sont mises sur pied et fonctionnent.

Dr David Williams :

Je pense que c’est une très bonne question. Comme j’ai dit, nous ne sommes pas les seuls à subir des changements et nous avons apporté ces changements. Il s’agit du potentiel des équipes Santé Ontario et de la façon dont nous voulons travailler avec cela – et surtout dans le secteur de la santé publique.

Nous savions déjà que certaines de nos entités de santé publique et certains de nos organismes et bureaux de santé, ont inscrit leur nom comme étant membres des équipes Santé Ontario. Je pense donc que c’est très possible, soit en étant membres officiellement des équipes Santé Ontario, soit par des relations et un dialogue solides avec ces équipes au fur et à mesure qu’elles se présenteront – parce que chacune représentera un segment différent de la population.

Et je pense qu’un partenariat solide avec un service de santé publique bien équipé et efficace ne fera que renforcer les deux parties, parce que les équipes Santé Ontario et le secteur de la santé publique traitent avec les membres de la population avant qu’ils ne deviennent des patients au sein du système hospitalier.

Et comment pouvons-nous les équiper, comme l’a fait la vérificatrice générale, dans les domaines des maladies chroniques. Nous avons besoin de ce partenariat solide pour dire qu’étant donné l’ampleur croissante de la maladie et le vieillissement de notre population, nous devons unir nos efforts et bien travailler dans ce domaine.

Alors, nous accueillons toutes les idées que vous pourriez avoir sur la meilleure façon d’équiper notre secteur pour qu’il puisse travailler en partenariat avec les équipes Santé Ontario. Nous obtiendrons cette rétroaction de nos discussions lorsque je rencontrerai nos autres SMA et le secteur qui travaille à cette modernisation. Des idées sur la façon dont nous pourrions examiner les équipes Santé Ontario et ce qu’elles nous demandent de faire pour établir un partenariat renforcé et une plateforme pour avancer.

Parce qu’il s’agira, je dirais, d’un processus interactif et itératif avec eux pour les années à venir, à mesure que nous nous améliorerons de plus en plus dans ce domaine à l’avenir. Mais il est important que nous commencions avec une bonne plateforme pour construire sur cette base. Je ne sais pas si Alison a des commentaires à faire à ce sujet.

Alison Blair :

Oui, juste quelques-uns. J’ai été très emballée par l’enthousiasme suscité par les équipes Santé Ontario et par le nombre d’organismes qui se sont regroupés. Et j’ai assisté à une réunion avec Jim l’autre jour où l’une des municipalités m’a parlé de son enthousiasme à l’idée de venir parler à son conseil local de la façon dont leurs bureaux de santé publique et leurs services paramédicaux participaient à l’équipe Santé Ontario.

Je crois que cet élan est vraiment causé par l’accent mis sur le patient, et je pense que ce que nous voulons nous assurer de faire en ce qui concerne la modernisation, c’est de ne rien gâcher de tout cela. Nous pensons que ces partenariats sont vraiment importants et nous voulons les rendre possibles. Et c’est donc un point sur lequel nous allons certainement garder un œil.

Je pense que c’est le rôle de la santé publique : parce qu’il y a tellement de connaissances sur les collectivités locales d’un point de vue épidémiologique et sur l’état de santé, je pense que ce sera formidable pour les équipes Santé Ontario de profiter des connaissances des bureaux locaux de santé publique à ce chapitre.

Et nous savons que les services paramédicaux participent de plusieurs façons; évidemment, leur rôle dans le transport des patients à l’urgence, mais aussi dans l’examen des nouveaux modèles de soins que nous avons en place.

Et nous avons mentionné dans le document de travail que nous aimerions que vous nous parliez davantage du rôle des services paramédicaux communautaires, du fait qu’il s’agit d’un domaine qui peut être bénéfique pour les équipes Santé Ontario qui s’occupent des patients dans la collectivité et des services paramédicaux communautaires qui peuvent contribuer à cela.

Nous pensons donc qu’il s’agit certainement d’un aspect auquel nous voulons contribuer et pour lequel nous ne voulons pas entraver la voie de la modernisation.

Colleen Kiel :

D’accord, super. Donc, je pense qu’on a le temps pour deux ou trois questions de plus. Il y a une question qui concerne à la fois la santé publique et les services de santé d’urgence : allez-vous vous concentrer sur la crise des opioïdes et sur la façon dont les services de santé publique et d’urgence réagissent?

Dr David Williams :

De toute évidence, la crise des opioïdes a été d’une importance capitale pour la santé publique et le système de santé au cours des trois dernières années, et nous nous y sommes attaqués. Je reviens tout juste de réunions avec nos comités fédéraux et provinciaux territoriaux et je sais qu’il y a des différences entre les provinces et ce qu’elles ont fait, ce qui s’est passé dans chacune d’elles.

Je pense que ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Ontario, nous avons commencé par les données que nous avons jugées importantes dès le départ, et nous nous sommes assurés de mettre de l’avant un outil de repérage, et nous avons travaillé avec Santé publique Ontario pour nous assurer que chaque bureau de santé local dispose des données qui les concernaient. Parce qu’il était évident dès le départ que ce qui se passait dans une partie de l’Ontario était différent que dans une autre partie de l’Ontario.

Et comme les trois dernières années se sont écoulées, ce qui se passait initialement il y a deux ou trois ans dans l’une d’entre elles, ne se passe plus maintenant dans l’autre. Et chacune évolue parce que lorsque nous nous occupons de nos collectivités, les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, et que nous essayons de régler ces problèmes, et quand les divers groupes qui participent à la crise des opioïdes, et pas seulement ceux qui s’occupent de santé mentale et de toxicomanie, mais aussi les gens qui s’occupent de la gestion de la douleur chronique, les populations autochtones qui s’occupent de leur propre désintoxication communautaire, etc., sans compter les détenus en liberté et les différents groupes qui composent notre population, sont confrontés à différents problèmes et composantes.

Donc, même si cela peut sembler n’être qu’un problème homogène, nous avons un historique de problèmes en Ontario et nous essayons d’y faire face grâce à notre nouvelle approche en matière de santé mentale et de toxicomanie que le ministère de la Santé est en train d’élaborer. Et c’est une autre étape de plus avec les investissements prévus à cet égard.

C’est donc important, c’était important et ce sera important à l’avenir. Mais la réponse est qu’il est important pour nous d’équiper nos entités locales, les équipes Santé Ontario, nos secteurs hospitaliers locaux, nos bureaux de santé publique locaux et les services de santé d’urgence pour régler les problèmes auxquels ils sont confrontés dans leurs territoires respectifs.

Et comme l’Ontario est si vaste et si étendu, il n’y a pas d’approche à l’emporte-pièce qui va fonctionner pour tout le monde, en tout temps et de toutes les façons. Nous nous efforcerons donc de continuer dans cette voie, mais nous avons besoin de vos commentaires.

Qu’est-ce qui fonctionne pour vous, qu’est-ce qui ne fonctionne pas pour vous, qu’est-ce qui, selon vous, serait une meilleure façon de régler ce problème à l’avenir? J’ai hâte d’entendre ces discussions au fur et à mesure que nous progresserons. Je ne sais pas si Alison ou Jim a des commentaires?

Alison Blair :

C’est génial.

Colleen Kiel :

Donc, je pense que c’est une bonne question sur laquelle conclure et je pense que vous trois pouvez probablement dire quelques mots à ce sujet. Que prévoit-on faire après cette consultation initiale et les prochaines étapes?

Jim Pine :

Je pense qu’après ce que nous avons entendu, comme nous l’avons dit plus tôt, nous reviendrons vous dire ce que nous avons entendu jusqu’à maintenant lorsque nous serons à la conférence de l’association des municipalités de l’Ontario.

Ensuite, je pense que ce sera l’occasion d’y réfléchir et d’en reparler aux gens après par la suite, pour entendre ce que nous avons pensé un peu après avoir entendu ce que nous avons entendu. Et donc, nous reviendrons en parler – je suppose que c’est la réponse courte.

Alison Blair :

Oui, je pense que dans cette première phase – j’adore l’expression « tout ouïe » – nous sommes tout ouïe ci et nous allons nous concentrer sur l’écoute. Nous voulons nous assurer de vous faire part de ce que nous entendons au fur et à mesure que nous l’entendons.

Alors que nous commençons à réfléchir à certaines stratégies pour relever les défis dont nous faisons mention dans le document de travail, nous allons trouver une façon de vous parler à nouveau de l’essai de ces approches, vous dire ce que nous avons entendu, comment nous pensons pouvoir vous aider et obtenir votre perspective à ce sujet.

Nous ne savons pas encore comment nous allons procéder. Ça pourrait être un autre webinaire comme celui qu’on est en train de faire en ce moment. Il pourrait s’agir d’une autre occasion de rétroaction. Je n’imagine pas que nous allons parcourir à nouveau toute la province, mais nous vous expliquerons comment nous prévoyons le faire.

Pour ce qui est du calendrier, nous nous attendons à ce que ce soit vers la fin de l’hiver qui pourrait s’avérer long, et jusqu’au début du printemps, lorsque nous chercherons à faire des recommandations que nous obtiendrons de Jim à ce sujet.

Colleen Kiel :

D’accord, parfait. Je remercie donc les experts de ce matin et, au nom de notre équipe, je tiens à remercier tous ceux qui se sont joints à nous aujourd’hui par le truchement du webinaire. Si vos collègues n’ont pas pu se joindre à nous, je sais que nous avons eu beaucoup de demandes de renseignements sur la possibilité de le regarder plus tard, alors nous allons créer un lien vers notre enregistrement qui sera disponible.

Sur vos écrans, figure l’adresse de courriel, qui est notre compte de courriel générique, où vous pouvez nous envoyer vos soumissions, commentaires, questions. Nous attendons de vos nouvelles avec impatience. Nous savons qu’il y a des questions auxquelles nous n’avons pas répondu aujourd’hui, mais sachez que nous les lirons toutes et qu’elles sont prises en considération à mesure que nous avançons dans les consultations que nous nous apprêtons à lancer.

Colleen Kiel :

Nous attendons avec impatience d’avoir de vos nouvelles et encore une fois, merci beaucoup.

(Fin)

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